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    Le boléro de Ravel

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

    (2ème partie)

     

    (1ère partie cliquez)

     

    Peu de temps après, une brancardière arrive, me débranche... "on a besoin du box"... et me roule vers une destination inconnue... Je me réfugie dans une bulle de silence, n'osant la déranger par mes questions...

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    Nous dépassons une salle d'attente bondée. Un enfant hurle.... puis nous arrivons au fond du couloir dans une salle où sont parqués des brancards séparés les uns des autres par des rideaux verts... tout au long de 2 murs, ....  pendant que des familles patientent sur des chaises le long du mur face aux brancards.... ou debout....ou dans le couloir....

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    "Pardon, pardon" s'énerve la brancardière qui a le plus grand mal à faufiler mon brancard entre les gens, puis le dirige dans le seul espace libre étroit encadré par 2 rideaux ...

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

    c'est tout à fait cela, mais rideaux verts !

     

    Crainte : vais-je y passer la nuit ?

    Une lumière crue ruisselle sur nous des plafonniers ...

    Un Homme ronfle bruyamment dans un box ... Une infirmière vient le secouer... pour lui crier plusieurs fois "A demain, tâchez de dormir. Vous verrez le médecin demain matin"... tout en fermant son box d'un rideau supplémentaire....

    Hilarité générale quand les ronflements reprirent de plus belle !

    Dans l'encadrement de l'ouverture des rideaux, j'ai toute une famille musulmane devant moi... Une femme emmitouflée dans des voiles, châles et jupe longue semble faire corps avec la chaise plastique sur laquelle elle est assise, pendant que 4 hommes forts et moustachus, le corps penché, mains jointes sur les genoux, gardent obstinément leurs yeux rivés sur le sol !

    Recroquevillée sur le brancard, emmitouflée sous le drap pour éviter regards et lumière brutale , je me glisse doucement, pleine de frissons, dans les profondeurs vagues de l'âme, à la recherche d'une rêverie-refuge au coeur d'une vie devenue vide au beau milieu  d'un brouhaha indescriptible....

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    Les hurlements stridents de l'enfant soudain nous éclaboussent.... Une infirmière tente avec une infinie patience de le calmer, lui expliquant doucement pendant plus d'une demi-heure .... qu'on allait l'endormir, qu'il n'aura pas bobo, qu'on endormira aussi Doudou.... Que Doudou sera tout content de faire un gros dodo et de se réveiller guéri...

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    Je n'ai plus de repères, n'ayant plus d'Horloge !

    Justement, le Jeune Interne vient m'avertir qu'il fallait attendre les résultats de l'analyse de sang au moins pendant une heure... qu'en attendant, pas de médicaments, même pas l'hypotenseur du soir normalement impératif... Avec l'injonction : "tâchez de vous reposer !" ....

    Pas facile dans ce bruit et les déambulations permanentes des gens ... familles, malades ou infirmières....

    L'attente fait manifestement partie de la Dame dans ses voiles en face de moi, absolument impassible, les yeux perdus au loin....

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

    Soudain mon Ange gardien se précipite du couloir vers moi avec une bienheureuse couverture jaune dont elle m'enveloppe avec tendresse .... Je suis submergée de reconnaissance envers cette Infirmière qui m'a déjà tant réconfortée ... qui trouve encore le moyen de s'excuser d'avoir tant tardé, car trop prise... tout en me tapotant l'épaule... J'ai à peine le temps de la remercier qu'elle repart brusquement.... J'ai lu la fatigue sur son visage et dans ses yeux las !

    Sa bienveillance et sa générosité sont restées gravées dans mon coeur !

    Par l'ouverture entre les rideaux, je regarde passer les files d'attente pleines d'incertitude, noyées sous la lumière impitoyable dans l'air saturé de bruits....

    Attente anxieuse qui rebondit partout, sur les murs de la salle, dans le couloir bondé, dans les coeurs épuisés.... sur les corps lourds des accompagnants exténués qui ne cessent de se lever, de faire quelques pas dans le couloir, de revenir s'assoir ...

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    L'Attente est une marée qui engloutit tout pendant que les blouses blanches ou vertes marchent, marchent inlassablement... corps si pressés qu'ils semblent avoir laissé une grande partie d'eux-mêmes quelque part, dans une autre vie, une autre dimension....

    Dissonance entre les grincements des carcasses immobiles dans les brancards, blessées, détraquées ou usées... et le martèlement des pas pressés qui semblent donner l'illusion de tout dominer.... antidote à l'inéluctable qui parfois se profile à l'Horizon ?

    Attente stérile pour moi... cette fois, je l'ai bien compris ! J'ai hâte de me retrouver chez moi, d'avaler le précieux hypotenseur qui, peut être, calmera la douleur de ma tête et le bruit de mes oreilles... d'avaler un somnifère et de me glisser avec tant de bonheur dans mon lit douillet !

    Et voici que me vient une drôle d'idée peu réjouissante :

    Et si le problème de l'Homme, finalement, ce n'était pas la mort elle-même... mais l' ATTENTE de la mort ???

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    Pensée triste pour toutes ces personnes âgées invalides qu'on parque dans des lits... qu'on maintient en vie et qu'on oublie....

    Au bout d'un temps infini et indéfini... l'infirmière qui m'a aidée à me déshabiller me sort de ma torpeur ... "Vite, habillez vous, nous avons besoin du brancard !" ... en sortant mon baluchon de dessous le charriot.

    Interdite, incrédule... je la regarde, regarde la famille musulmane assise en face de moi ! "Comment ça me déshabiller ? là, devant les gens ?"

    L'infirmière m'attrape par les bras, me relève, me houspille : "Allons donc, personne ne vous regarde !"

    je suis suffoquée ! et refuse tout net !

    Mécontente, elle m'enjoint à descendre du brancard afin d'aller dans les .... WC ! Sauf que je suis à moitié nue, la nuisette ne cachant même pas les fesses et le dos à l'air...

    Mon mari, qui attendait dans le couloir, arrive à grands pas !

    D'un geste brusque, je refoule la couverture jaune, ramasse le drap autour de moi ! Enfin, elle comprend et m'aide à descendre de mon perchoir pendant que je tiens ferme le drap collé contre moi !

    Je suis furieuse, le coeur tambourine, ma tête pulse ....

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

     

    Puis elle me pousse, pieds nus, vers les WC... qui sentent horriblement mauvais... Pieds nus qui, soudain, pataugent dans une mare de... pipi ! Mon mari, qui me suit avec le sac, râle bruyamment. L'infirmière est déjà partie !

    Je suis si ahurie que, tétanisée, je  n'ose plus avancer... Puis l'idée me vient de jeter le drap à terre et de m'essuyer les pieds dessus ... Mon mari me donne un à un mes vêtements en prenant soin de ne pas les traîner au sol...

    M'habiller ainsi tient de l'exploit ! je me sens sale, humiliée....

    Il y a des jours où, franchement, tout va de travers !!!

    Des jours qui nous rappellent à quel point nous sommes insignifiants !

    Mon mari a réussi à repérer des fauteuils roulants, m'emmitoufle dans l'un deux et repart chercher les papiers....

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

    Hélas, pauvre Homme qui devra poireauter encore plus d'une heure dans le couloir avant de recevoir papiers et résultats d'analyse....  Cette fois, j'étouffe dans pull et manteau ! Il a fallu qu'il fasse preuve d'une autorité tonnante pour qu'enfin, nous puissions partir...

    Pendant que je l'attends, la famille musulmane au grand complet, entourant une toute jeune fille très pâle, passa devant moi avec de grands sourires et des petits signes de la main...

    Flux d'émotions, sourires droit au coeur ! Flambée d'amour pour eux !

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie

    De retour dans la voiture, je me précipite sur la bouteille d'eau, complètement déshydratée et en profite pour avaler mon hypotenseur... ENFIN !

    Nous arrivons au petit matin... douche... alcool sur les pieds.... désinfectant dans les chaussures... somnifère.... dodo !

     

    QUEL BONHEUR !

    MAIS QUEL BONHEUR D'ÊTRE CHEZ SOI,

    DANS SON LIT DOUILLET !!!!

     

          cool

     

     

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL 2ème partie


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    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Aujourd'hui, Jeudi 1 Décembre 2016... rentrée chez moi (ouf !)

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Bonheur de retrouver mon ordinateur avec un disque dur flambant neuf ... contenant toutes mes données accumulées depuis des années.

    Tohu-bohu de pensées dans mon cerveau fatigué qui rêve à ce projet mirifique Transhumanisme du "machinouti surhumain" dont parlait déjà si drôlement Prévert en 1961....

    Ah, si l'on pouvait relooker complètement mon corps, réparer tous les organes fatigués, équiper mon cerveau défaillant d'un logiciel dernier cri.... !

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Il fait si beau dehors... Un soleil presque printanier dans ce paysage automnal. Beaucoup d'arbres ont troqué leur livrée d'or pour une autre plus rutilante, plus cramoisie... Sauf pour les Chênes toujours aussi verts qui s'obstinent à nier l'arrivée de l'Hiver...

    Tout semble en harmonie, mais le demi-sourire du ciel est un rien mélancolique... Il y a comme un assombrissement laiteux dans l'azur limpide ... Les oiseaux se sont tus !

    "Grand froid et gelées dans le Haut Var pour demain", annonce la météo...

    Guirlandes et chalets des Marchés de Noëls sont déjà installés un peu partout ...

     

    C'EST TOMBE SUR MOI COMME LA FOUDRE !

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     Corps que je voulais assujettir à ma pensée, à mes activités, à mes désirs....

    Corps dont je voulais nier la souveraineté, corps violenté par des agitations qui donnaient un sens à ma vie...

    Vie surbookée, tapissée de "il faut que" stressants

    Corps qui regimbe, refuse, rappelle à l'ordre !

    Il aurait été plus sage de s'éclipser doucement....

    Difficile d'abandonner ce que l'on a mis en route ! Le renoncement, le lâcher-prise font partie de la Vie... Le Temps ne ménage personne !

     

    Samedi dernier, 26 Novembre 2016

    Pendant que je ressasse phrase par phrase les 4 nouveaux chants pour Dimanche, à l'aide des vidéos YouTube depuis plus de 3 heures,

    mon œil gauche s'affole et tressaute désagréablement ! J'ignore ce signe ... pas le temps !

    Puis, d'un coup, mon cœur se met à battre la chamade... Une angoisse intolérable jaillit en force dans ma poitrine...

    Crissements, fourmillements, violente douleur dans le cerveau qui fuse dans toute la partie gauche de mon visage... et plus particulièrement au niveau de la mâchoire....

    Anesthésie progressive de cette moitié gauche, comme après une anesthésie dentaire...

    Pulsations violentes dans la tête... Vertiges !

    Douleur dans le muscle du bras, main qui se tétanise avec rétractions des doigts....

    Souffle coupé, j'essaie de toutes mes forces de ne pas paniquer....

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

    Mon mari s'affole, appelle le 15... qui le renvoie à un médecin de garde... qui lui conseille d'appeler le 15....

    A toute vitesse, on prépare carte d'identité, carte vitale et je chope ma sacoche de médicaments... Il est environ 17 H (?)

    Après 20 mn d'attente, l'ambulance des pompiers arrive, gyrophares rouges allumés !

    Tension très élevée !

    Merveilleuse Jeune Fille à mon "chevet" pendant que l'ambulance file à toute allure vers l'Hôpital !

    Respirer doucement, ne pas paniquer, répondre calmement à ma jeune "Nounou" si bienveillante dont les yeux rouges et les paupières gonflées racontent l'épuisement d'une longue nuit et journée de garde depuis 20 H la veille.... qui pourtant, ne cesse de me parler ...

    L'ambulance roule si vite dans les tournants que je suis ballotée et je glisse... Profonde envie de dormir !

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

    Les Urgences de l'Hôpital .... débordées ! On me glisse d'un brancard à un autre, puis on me roule dans un coin sombre du Hall d'entrée vitré, en bout de file de brancards déjà en place...

    ".....pas bouger  !" m'ordonne t-on.

    L'infirmière de l'Accueil vient chercher les malades un par un... Je la vois dans son aquarium de verre taper sur son ordinateur...

    Les minutes s'égrènent ... J'ai le temps de filer une bonne demi-douzaine de fois aux toilettes sans qu'on s'en aperçoive... Je suis K.O. !

    Une jeune femme s'agite et pleure sur le brancard à ma droite.... Voilà plusieurs heures qu'elle attend ! elle ne s'est "comment trouver la bonne position" pour calmer la douleur qui la vrille sur ce brancard si dur et glissant... elle est tombée dans l'escalier ...

    Chacun se noie dans le Temps !

    Le réel s'enfuit, s'échappe dans un souffle de fièvre... baigne dans l'Indifférence, dans un monde d'Oubli...

    Soupires, murmures, pleurs sous le voile des draps qui servent de couverture...

    Poussières d'Humains aux aguets dans l'Immobile !

    Je grelotte ! La porte coulissante du Hall ne cesse de s'ouvrir sur de nouveaux arrivants, et je retrouve mes pompiers chargés d'un nouveau patient... puis d'autres pompiers...

    Rechercher la fin de la douleur est un piège ... Respirer calmement.... Oublier le dos qui se cabre sur la planche du brancard... puis clopiner jusqu'aux toilettes en espérant arriver à temps !

    Le Temps qui passe trop vite au quotidien s'étire ici interminablement... Temps de stupeur !

      

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Les portes coulissantes s'ouvrent et se referment sans cesse sur des passants pressés qui passent et repassent... sans un regard vers les brancardés, sans un sourire qui console.... Les passants ont la tête ailleurs....

    Ballet des infirmières aux blouses blanches qui martèlent le Temps aux pas cadencés, regard perdu au loin

    Ballet des brancardiers (res) en blouses vertes qui courent à la recherche d'un brancard ou qui transbahute les malades comme ils peuvent en slalomant entre les passants pressés et les brancards alignés partout...

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Ballet des brancards qui s'agglutinent dans le Hall, dans le couloir au bout du Hall... ou qui se perdent on ne sait où ....

    J'observe, à la fois agacée par tout ce bruit et ce remue-ménage... et captivée...

    Un par un, les brancards sont tirés, aspirés lourdement dans l'Aquarium où officie la jeune infirmière qui, inlassablement, tape, tape sur son ordinateur... Puis les brancards filent vers un Ailleurs au pas de charge....

    Agitation qui exorcise l'angoisse !

    Enfin, une Jeune Femme en vert se dirige vers moi et, sans un mot, tire mon chariot, le propulse dans l'Aquarium... Je suis bombardée de questions... L'Infirmière tape à toute vitesse les réponses... Me coulisse un brassard au bras droit relié à une machine qui prend aussitôt automatiquement la tension artérielle, m'emprisonne l'index dans une pince reliée à une machine....

    "Tension bien trop élevée" lâche t-elle succinctement en réponse à ma question "combien ?"

    Puis me pose un bracelet de plastique blanc étiqueté... Une brancardière blouse verte arrive au galop chercher mon chariot et nous filons à toute allure dans le couloir vers un box... dans lequel nous nous engouffrons....

    Une infirmière me demande de me déshabiller et fourre pêle-mêle tous mes habits au fur et à mesure dans un grand sac ainsi que mes médicaments... glisse le sac sous le brancard.. pendant que j'enfile une nuisette coton blanche dos ouvert qui m'arrive aux ras des fesses... Je claque des dents ! elle m'aide à me hisser sur le brancard et me recouvre du drap blanc ... qui ne me réchauffe pas du tout !

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Me retrouve branchée aux machines dans l'incapacité de bouger...

    Un tout jeune et svelte Interne arrive en courant. Il consulte les machines, les questions fusent... Il écoute mes réponses, très courtoisement, ordonne une prise de sang ... et repart aussitôt !

    Grande activité dans le couloir en face de ma porte ouverte... Des groupes d'infirmières, brancardières et autres personnes entrent et sortent d'un local dont la porte verte indique en énorme "PRIVE"... Discussions animées, rires... à l'intérieur !

    Un monde fou circule sans cesse dans le couloir... Spirale de pas... attente.... brancards.... attente.... des pas pressés, des pas cadencés... attente.

    Nuit noire dans le cadre de la fenêtre. A intervalles réguliers, le brassard se gonfle et se dégonfle sur mon bras tétanisé...

    Il pleut du temps ! Il pleut du bruit ! ......

    Fichue vessie ! Que lui arrive t-il donc ??? J'appelle "s'il vous plaît !"..."oui, oui" me crie t-on !

    Une pendule cliquette... Je me tords le cou et lis presque 22 Heures ! Dire que mon hypotenseur est dans le sac sous moi... Ma tête pulse et tambourine et j'ai une usine en pleine activité dans les oreilles....

    Une marée s'enfle et gronde dans ma vessie qui menace de déborder ...

    Je réitère mon appel : "on arrive, on arrive" me lance t-on, sur un ton très agacé .....

    J'attends ! longtemps !

    Cette fois je crie "c'est urgent !"

    Une femme en blanc passe la tête dans l'encadrement de la porte, me fusille du regard et hurle "Je passe le relais à ma collègue"... ça alors !

    J'attends ! Collègue aux abonnés-absents !

    20 minutes passent à la grosse pendule... je fulmine !

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Les groupes d'infirmières passent, repassent, rient, discutent, rient, s'agitent... et ignorent superbement mes appels angoissés...

    "Vais-je lâcher prise ?" Stress ! la machine s'empresse de me garroter le bras... et lance une alerte... personne ne vient !

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    L'Hôpital se désoccupe de ses malades ! appel aux secours qu'on entend même plus... Grand monstre froid, l'Hôpital !

    Suis au bord de l'explosion ... pense sérieusement à arracher brassard et pince... et à chercher seule les toilettes ....

    ENFINNNN ! une infirmière souriante arrive pour.... la prise de sang et mon univers s'éclaire ! Elle comprend, et bonne âme, court chercher un bassin.... appelle une aide-soignante ... qui s'éclipse  après m'avoir installée sur le dit bassin...

    J'y reste 30 lonnnngues minutes d'après l'Horloge. Mon dos n'en peut plus !

    La bienveillante infirmière revient une fois de plus avec tout son matériel et me regarde, ahurie...

    Ses yeux sont remplis de nuages noirs ! Elle ne dit rien, enfile des gants, et essaie de décoller le bassin de ma peau... C'est un véritable arrachement ! Nous rions ! Mal fou à redescendre le dos qui hurle sa colère...

    Elle revient, se désinfecte les mains et me pique avec beaucoup de dextérité... Un ange de douceur ! Excuse ses collègues : "ce sont des gamines... Vous savez, elles ne tiennent pas plus de 7 ans... C'est la moyenne ! Un va et vient de gamines... J'ai 37 ans et je suis déjà la vieille !"

    Elle s'aperçoit combien je suis gelée, je grelotte... et me promet de m'apporter une couverture... On vient la chercher... Elle repart en courant !

    Le Temps déploie sa corolle ...

    "L'Hôpital est devenu une entreprise comme les autres, soumise à la rentabilité... et aux restrictions budgétaires draconiennes ... démentes... Qui trinque ? les patients !" (Prof André Grimaldi- diabétologue à la Pitié Salpétrière - Paris)... d'où un manque cruel d'empathie !"

     

    A suivre....

     

    Luciole

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    Merci de votre visite

     

    UNE NUIT AUX URGENCES DE L'HOPITAL

     

    ET A BIENTÖT POUR LA SUITE

     

    SOS ! J'ai vos articles, mais je n'arrive plus à accéder aux commentaires de vos blogs : page blanche !!!

    Ne peux plus commenter... et la page "Aide" : blanche !

    SNIF !

    OUF ! STEPHANIE A TROUVE LA PARADE : CHANGER DE NAVIGATEUR !

    C'était si simple !

    Je suis passée à FIREFOX ! 

     

    MERCI DE TOUT COEUR STEPHANIE

     

     


    34 commentaires
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    DEFI n° 174 DES CROQUEURS DE MOTS

    MENES PAR LILOUSEIL

     

    Racontez une belle histoire qui va mettre en scène :

    trois personnages :

    Jules, Jeanne et son éternelle cane

    Un personnage de petite taille qui semble assez agité

    Un lieu : une mare près de l’église

    Un objet : une pendule

    À 8h lundi 21 novembre 2016,   

     

     

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    C'était un petit brigand de son village, sans foi ni loi... enfermé dans sa chambre comme un lion en cage. Il répétait devant son miroir les mots qui frappent, les mots qui éclatent...

    Il dégainait des arguments particulièrement affutés censés la mettre K.O., la vertueuse Jeanne qui ne sortait jamais sans sa Cane...

    L'amour de Jeanne pour son volatile palmé était sans limite.... Amour impitoyable qui pouvait anéantir tout ceux qui voulaient se mettre en travers de leur chemin... Beaucoup de ses copains en avaient fait l'amère expérience... Qu'il s'en souvienne, donc !!!

    Surtout que dans le village, Jules avait mauvaise réputation. On glosait sur son cœur d'artichaut ...

    Et la Fine Mouche aux yeux pervers le savait !

    Ding, ding, dong s'acharna méthodiquement la Pendule du Salon qui disait "oui, mais ???"... puis "NON, NON, NON..."

    Pendule qui l'avertissait de se mettre à l'abri, de se trouver vite une position de repli...

    Elle avait vu tant de générations se succéder dans ce Salon ! Fragilité de l'Homme malmené par ses émotions ... et tellement impuissant face à la Nature puissante et immuable...

    Elle savait que Jules n'était qu'un maillon dans la Chaîne sans fin des générations et que de lourdes dettes à payer du passé de ses ancêtres le rendaient beaucoup moins libre qu'il ne le pensait.

    Son mécanisme en grinçait des dents ! Elle était si désappointée que personne ne l'écoutait... Son huile en rancissait d'amertume !

    "Boum, boum, boum" s'affola douloureusement le cœur qui se voulait polisson du jeune garçon de 15 ans.

    Il en avait marre de la Toquée du Tic-Tac qui passait sa vie à égrener le Temps ! ah, celle-là, le silence n'était pas son ami ! Un jour, il lui fera la peau, promis !

    Il voulait tout, ce jeune minot ! Progressivement, il retrouva ses ailes de jouissance... Oui, il se voulait puissant... surtout devant les copains ... et la petite Jeanne !

    "J'ai RV avec Jeanne" ! Il chantonnait sur le chemin qui menait à la mare derrière l'Eglise.

    Jeanne y était déjà, et pendant que sa Cane barbotait à grands bruits d'eau et d'ailes, Jeanne trempait ses petits pieds de reine dans l'eau trouble en égrenant une comptine de sa voix claire ;

    "Entrez dans la danse, voyez comme on danse... chantez, dansez, embrassez qui vous voudrez...."

    Tout en épiant sous ses paupières mi-closes le gamin soudain intimidé...

    "Coin-coin-coin" claironna la Cane ironique et jalouse, en symbiose avec sa grande amie.... qui , malicieusement, releva plus haut jupons et cotillons...

    Il coulait dans le cœur de Jules une chaude liqueur, une mâle vigueur....

    Et s'approchant de la Belle, plaqua sur sa joue de chastes baisers.

    "Coin-coin-coin" s'indigna violemment l'odieux volatile, à réveiller les morts du cimetière de l'Eglise.

    Et Monsieur le Curé de sa sieste... et là, c'en était fini de ses rêves de douceurs....

    Il s'agenouilla et entonna :

    "Je suis votre Chevalier, gente Demoiselle, et veux vous couvrir d'or, de rubis... (puis d'un ton plus bas) "de baisers...!

    Le petit pied nu de la Belle frappa l'herbe douce de la rive et elle s'écria fièrement, relevant la tête :

    "J'en suis bien aise, mon Chevalier, allons gambader dans les fleurettes..."

    Ils se tinrent par la main... Jules jubilait - Les copains vont en baver de jalousie !

    Un petit pont enjambait un ruisseau. Une idée le traversa :

    "Voulez-vous, ma Reine, que je vous porte pour ne pas gâter vos dentelles ?"

    "... Portasse, que je vous portasse... mon bel ami ! Mais faites donc, je vous en prie !"

    Pas facile ! Il s'embrouilla les bras dans le paquet de cotillons, puis raffermit sa prise et la souleva ! Elle se pendit à son cou.

    "Mazette, elle pèse, la Jeannette !" souffla lourdement Jules

    Et vite, loin de la Mare et de la Cane, l'entraîna vers l'abri des arbres sous la futaie. L'haleine de la Belle lui chatouillait voluptueusement le cou, provoquant maints frissons dans tout le corps !

    Il déposa le volumineux paquet, à bout de souffle, sur la mousse fraîche.

    "Savez-vous que l'on médit de vous et vous traite de voyou ?" susurra le petit diable au regard espiègle.

    Piqué, Jules lui baillonna la bouche à pleins bécots, pendant que sa mâle assurance flambait....

    Le Belle empourprée essaya de se reculer, mais se retrouva piégée contre le tronc d'un énorme chêne....

    "Monsieur.... monsieur..." pépiait elle effarouchée dans un joyeux remue-ménage de toutes ses dentelles.

    Mais ses petits bras battaient l'air sans le repousser. Il s'enhardit et lui mordilla les lèvres, la tendre chair du cou et .... descendit vers la lisière de son corsage.

    Et là, ahuri, Jules vit 2 mains sortir doucement du corsage les fruits défendus....

    "Ah, ça, elle n'y va pas par 4 chemins !" pensa t-il, soudain rempli de désarroi... pendant que la mutine le regardait, enjôleuse !

    Il prit feu, murmura des mots tendres impétueux et voulut toucher les rondeurs offertes....

    "Mais j'entends siffler le train, mais j'entends siffler le train...." hurlait à tue-tête une voix nasillarde qui fit chavirer les cœurs affolés des tourtereaux....

    Le petit prêtre, alerté par les criailleries de la Cane, fondait sur eux de ses courtes pattes en agitant un gourdin...

    Jeanne se réajusta vivement pendant que Jules se relevait et se postait bravement devant sa Belle afin de la protéger des regards furieux du prélat.

    Il entendit un violent bruit de jupons froissés et vit sa Jeanne s'enfuir à toutes jambes, les cotillons troussés à 2 mains, passer le petit pont et rejoindre la Cane courroucée qui l'attendait avec forces cancanages ....

    Jules avait le corps à feu et à sang ! Il rageait !

    "C'est bien mal fréquenté, ici" clama de sa voix haut-perchée le prêtre qui semblait s'amuser, les yeux plein de malice....

    "Va faire ta valise, vaurien... et ne reviens pas au village avant que d'avoir l'âge de raison... et une barbe drue !"

    "Tu prends le large par le prochain train. J'irai parler à tes parents !"

    Et c'était bien loin, là où le curé l'emmena, au grand soulagement des parents, inquiets des possibles représailles des parents de la gamine délurée...

    "Ding, ding, dong" soupira la Pendule du Salon, qui avait vu juste, une fois de plus !

     

    Luciole 83

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Georges BRASSENS

    Né à Sète (Languedoc) le 22/10/1921 

    Mort à St Gély-du Fesc le 29/10/1981

    Auteur-compositeur français

     

     

    Qui est la Jeanne de la Chanson "La Cane de Jeanne" ?

    http://www.telestar.fr/article/georges-brassens-france-3-qui-est-la-jeanne-de-la-chanson-la-canne-de-jeanne-photos-171466

    Un jeune délinquant de Sète décide de "monter à Paris" en Février 1940, envoyé  par ses parents  chez sa Tante Antoinette qui tient une pension de famille dans le 14è....

    Georges travaille (relieur, puis manœuvre chez Renault...)

    Antoinette a une amie chère qu'elle lui présente : Jeanne le Bonniec - 50 ans.

    Pendant la guerre, à 22 ans, il est envoyé de force aux alentours de Berlin comme travailleur dans la manufacture d'avion BMW.

    Pendant une permission, il s'enfuit chez Jeanne (pour protéger sa Tante de la Gestapo)... taudis sans eau chaude, ni gaz, ni électricité , ni tout-à-l'égout...) mais une vraie ménagerie dans la cour dont la fameuse Cane - dans lequel il restera 22 ans ...

    Jules, Jeanne et la Cane

    Chez Jeanne, 9 impasse Florimont

    L’impasse aujourd’hui fleurie, offre un aspect beaucoup plus pimpant
    que le coupe-gorge sordide, d’il y a 60 ans, aux façades lépreuses.

    Le ciment a  aujourd’hui remplacé la chaussée de pavés, sillonnée à l’époque par une rigole d’eaux usées.

    http://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/7-impasse-florimond-sur-les-traces-de-georges-brassens

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Georges Brassens et Jeanne

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    Jeanne est attirée par ce jeune gaillard de 22 ans, d'une grande gentillesse et doué d'une réelle sensibilité artistique, poétique et musicale..
    Jeanne est mariée à un doux alcoolique, Marcel, qui non seulement accepta ce ménage à 3, mais adopta Georges pas encore Brassens comme un fils. Georges lui dédiera sa chanson "l'Auvergnat".

    Jeanne lui achète une guitare avec ses maigres économies et aidera à la publication à compte d'auteur (avec la famille de Georges) son recueil de poésie " A la Venvole"...

    Mais voici que Georges Brassens tombe amoureux en 1947 de Joha Heinam, qu'il surnomme "Püppchen" puis "Pupchen" (petite poupée en allemand)... avec laquelle il ne vivra pas ni ne se mariera... mais restera fidèle ! Elle sera enterrée à ses côtés dans la tombe familiale de Sète.

    Pour elle, il compose "Je me suis fait tout petit devant une poupée".

    Cependant, malgré sa célébrité, il reste dans le taudis de Jeanne jusqu'au milieu des années 1960.

    Veuve de Marcel, Jeanne, âgée de 75 ans, se remarie avec un Homme de ... 37 ans ! Georges, refusant le ménage à 3, s'enfuit... Mais il gardera toujours une grande amitié pour sa Jeanne.

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Tombe de Georges Brassens aux côtés de ses parents et de "Pupchen"


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    Tempête de Ludwig van  Beethoven

    DEFI n° 56 DE L'HERBIER DE POESIE

    CHEZ ADAMANTE (CLIQUEZ)

     

    TEMPÊTE DANS L'OCEAN

    Peinture de François Isabel (sa toute 1ère oeuvre ! chapeau-bas, l'artiste)

     

     

    TEMPÊTE DANS L'OCEAN

     

    Tourbillons d'écume et de sel !

    Le Navire se dresse, l'Océan se déchaîne...

    Mon coeur suspendu se soulève, plane au gré d'une crête.

    Prodigieux face à face de la Mer et du Vent....

    Douloureux cri du Navire battu en ses flancs par les déferlantes mugissantes, échevelées, scintillantes.

    Quel spectacle grandiose, fascinant ! Nature souveraine, implacable ...

    Mon âme boit à grands frissons le plaisir sauvage de la houle qui se tord, se creuse, se referme, se soulève, énorme, et éclate en fleurs d'écume.

    Inconnu excitant, grisant, perdu entre deux mondes. Brusques embrassades du chaos céleste sur les bouches vomissant l'écume de l'Océan en furie ...

    Tintamarre éclatant, déconcertant, qui exerçait comme une emprise sur mon âme troublée...

    Il y a comme une présence vivante, quelque chose de démentielle qui halète au coeur des bourrasques de cette tempête. C'est comme une gueule ouverte qui fond sur le Navire.

    Le plus difficile était de ne plus voir le Soleil, d'être privé de sa chaleur, de sa lumière... Les jours ressemblaient aux nuits... et nous livraient à notre commune animalité, à nos états d'âme ... Epiderme à vif !

    Je me sens brimborion de poussière dans cette semi-obscurité... Mes châteaux en Espagne viraient au cauchemar !

    Dans ce territoire des vagues, je contemple, hébété, l'immensité sans horizon...

    Des criailleries réveillèrent ma conscience engourdie... Un ballet fantastique d'oiseaux surgit de nulle part... Les oiseaux virevoltaient dans des battements d'ailes frénétiques au plus proche des vagues pour bénéficier des contre-courants.
    Le vent leur donnait des énergies impressionnantes. Le vent, c'était leur vie ! Sans lui, ils s'épuiseraient en battements d'ailes...
    Ils picoraient ça et là dans les tourbillons de vagues... L'eau mitraillée pétillait...

    C'est un enchantement !

    Rires en crécelle des oiseaux au milieu du fracas !

    Soudain, des rochers sur lesquels s'éventrent les puissantes vagues ! Ils sont recouverts de plancton végétal, régal de colonies d'oiseaux qui se les disputaient âprement.

    Sur l'Océan, c'est du chacun pour soi ! Dure loi de la Nature !

    Les élans de l'amour ne durent que le temps de la reproduction au creux d'une falaise afin d'élever les rejetons... puis, affranchis de l'éducation des petits aguerris, chacun repart de son côté au gré des vents.

    Les vagues ravageaient les rochers ocres et roux !

    Je jubile ! C'est sublime !

    Le Navire se détourna des récifs et continua sa route dans les brusqueries sauvages de l'Océan.

    Les oiseaux ont chassé mon angoisse...

    Le Bateau tenait bon au milieu des tourbillons !

     

    Luciole 83

     

    Pour les amateurs du  grand frisson

     

     Love boat - Tempête en mer déchaînée - Bretagne -
    L'Abeille Flandre : l'un des bateaux plus puissants au monde pour affronter les pires tempêtes,
    appelé buldozer des mers

     


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    DEFI N° 55 DE L'HERBIER DE POESIE DU11/11/2016

    chez ADAMANTE 

    (Cliquer)

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Récréanote de Adamante : CHAT TOURNE !

     

     

    LE SOLEIL a RV avec la Lune

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

    Réveil brutal au beau milieu de la nuit ! Une lumière inquiétante flambe dans ma chambre ? Par la fenêtre ouverte, je vis Artémis, d'une humeur câline, folâtrer avec son frère Soleil, le Bel Apollon !

    Mariage déraison ! La Lune fut ronde, Ô surprise, et d'un chat accoucha dans l'ombre claire.

    Deux pupilles dans la Nuit, deux crocs se révélèrent ! Chat en majesté ! Le Soleil jaloux, odieux, explosa, furieux .... Et bien vite le rejeta !

    Pattes de velours sur la Lune livide ! Je vis le Chat s'enfuir, trébucher, tomber... parcourir le Temps immortel....et dégringoler sur le monde endormi. Une plainte déchirante hurla ses malheurs en passant devant  ma fenêtre.

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Mais la Lune, grosse encore, mit bas un Rat bien gras ... qui, tournoyant sur lui-même, comme égaré dans la Folie du Temps, se retrouva brutalement aux pieds du Chat ahuri lié pour la vie à ce muridé au sang bien chaud...

    Petits cris dans la nuit qui tremblait ! Chat bondissait ça et là, fasciné... Coups de pattes, coups de griffes... mais le rat têtu, éperdu de vie, choisit de fuir au plus vite... Et de flaque de lune en flaque de lune, se faufila dans un trou de la Terre Nourricière complice...

    Chat bien marri qui, tapi, attendit, pupilles agrandies où se mirait la Lune, sous le firmament cloué d'étoiles malicieuses bien curieuses qui regardaient la Vie s'agiter sans cesse entre Bien et Mal, ces deux frères ennemis ... inséparables !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Monde d'En Bas bien cruel où la magie du Crime, poussé par des appétits féroces hurlait sa rage comme une marée sauvage.... sous le regard acéré des reporters du malheur... Machinerie sanglante bien huilée, au parfum pétrolifère, programmée par de Grands Milliardaires, à l'abri de leurs riches forteresses sous vidéo-surveillance, qui règlent et dérèglent le Grand Tintamarre des Mondes soumis, des Mondes pourris, des Mondes à l'envers....

    On marche sur la Tête ! Et les étoiles riaient de la cécité du monde qui s'entretuait à grands coups de bombes, à grands coups de lances incendiaires ou voire de flêches, de sagaies, de coupe-coupes ou simplement de pierres... tout ce qu'on pouvait... pour de bonnes excuses présentées sur un plateau à grands bruits par des médias serviles... Le Mal y veillait !

    Et les enfants terrés dans les caves pleuraient !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Aux aguets, le Chat rêvait et souriait... Devant le trou dans la Terre dont le coeur battait,  tranquillement il attendait !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    *Sur les mirages dorés du Clair de Lune chante follement triste un vieil aujourd'hui convalescent au coeur d'une vie tirant à hue et à dia un temps passé-présent qui appelle à lâcher-prise, à suivre le courant... à célébrer la Vie sur le Charnier Invisible....

    Les nuits sombres intérieures explosent de rire ou de pleurs dans un décor, toujours le même, sur les cendres du précédent grouillant de peurs, de souffrances qu'on n'a pas finies de digérer...

    Exorcisée la Vérité Humble et Tremblante de la "chaise vide" ? Pari impossible ?

    Energies pulsantes, tourbillonnantes qui chavirent en reprenant à tue-tête le Refrain !

    *Sous l'oeil impavide des Grands Milliardaires qui complotent de créer, dans leurs forteresses inviolables, "les Homo-sapiens de Demain, les inquiétants Machinoutis, les sur-développés-surhumains" dont parlait déjà Prévert en 1990 dans "Soleil de nuit".....

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Un gros nuage gris poursuivit *l'"Extra Super Lune" qui brûlait le Monde, et lentement, lentement en prenant son temps, la dévora...

    Le museau ensanglanté, le Chat repu rôdait dans mon Jardin....

    Calme désespoir de ma nuit massacrée !

    Luciole 83

     

     * Concert de Sting au Bataclan le Samedi 12 Novembre 2016 avec notamment sa chanson "The empty chair" ("la chaise vie")

    * "L'Extra-Super-Lune" du Lundi 15 Novembre 2016 que nous avons eu le plaisir d'admirer vers 20 h et une bonne partie de la nuit

    * Entre autre ceux de la Silicon Valley  ("Université de la Singularité")

      

    Le Soleil a RV avec la Lune 

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

     

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

     

     

     

     


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