• LETTRE DU PERE NOËL à Clémentine

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    CONCOURS DE LETTRE DU PERE NOËL

    Oh, Ooh, Oooh les petits Croqueurs de Môts !!!

    Je viens vous annoncer le résultats des votes pour vos lettres écrites par le Père-Noël

     

    Première place :    Lettre N°9 (Les Cabardouches)

                                                                           Deuxième place :    Lettre n°1 (dimdamdom59)

                                          Lettre n°7 (La cachette à Josette)

                                        Lettre N°11 (Le blog de Lénaïg)

                                                                          Troisième place :       Lettre n°3 (Marie Chevalier)

                                                      Lettre n°10 (Le petit monde de Luciole)

     

     

     

    LETTRE DU PERE NOEL A CLEMENTINE

     

    en utilisant la récolte de mots suivante :

    joliment –  crêpe – tintinnabuler – soleil – joie – smartphone –

     

    (s’) embarbotter – cascade – santé  et j’ajoute le mot « rognons » 

     

     

    LETTRE DU PERE NOËL à Clémentine

     

     

     

    Ma tite Clémentine,

    Me  voici d’un coup tout embarbouillé de larmes devant mes rognons refroidis ! Ta lettre me fend le cœur. Ma tiote, tu me fends le cœur !

    Suis-je un scélérat pour que tu me haïsses ainsi ? Tu n’as plus confiance en moi ?

    Tout de même ! Me comparer à  une « grosse arnaque ventripotente, rouge du sang des tout-petits qu’on assassine de bobards tous les ans » ? A une « duplicité de tes parents qui, pourtant, sévissaient bien durement au moindre de tes petits mensonges, de tes écarts ? »

    Ma brave Mère Noël en est si retournée qu’elle en brûle mes crêpes, mon dessert préféré ! Ma tendre femme au grand coeur m’envoie de toute urgence vers toi pour te sauver du désespoir.

    Té, le mérites-tu, ma petitoune ? N’écoute plus tes souvenirs tristounets, pourtant, à y réfléchir, si vibrants d’espoir ! Demain, ouvre grands tes yeux et ton cœur, lève la tête, écoute chanter Noël !  Dans l’air pur du firmament tout illuminé d’étoiles, n’entendras-tu pas  joliment tintinabuler les clochettes et les grelots de mon traîneau ?

    Té, vé,  comme je me décarcasse pour vous rendre tous heureux. Et toi, tu m’escagasses ! Comme ton caractère est bien tracassier !!!

    Pourquoi te confiner ainsi dans l’engourdissement des habitudes ? Au crépuscule de ta vie, tu brûles et tu barbottes dans des jours et des nuits si chagrinés de solitude et de froidure. Ma Tine toute ridée comme une vieille pomme, je ne prétends pas d’emparadiser : je ne suis pas le Bon Dieu, vois-tu ! Tu veux renaître, mais tu te cramponnes aux barreaux de ta prison, étranglée par la peur… Comment puis-je t’aider, moi, à ouvrir tes yeux clos ?

    Tu t’épargnes, Clémentine, ainsi coupée du monde. Tu t’enlises et t’embarbottes comme un gâte-papier. A s’y perdre dans ta bafouille, dans tes cascades de mots et de maux ! Tes pensées, tes renoncements, tes ruminations altèrent ta santé déjà bien fragile. Tant de griefs, de matins amers, de nuits mauvaises qui cherchent l’air, leur part de rêves ! Comment te hisser vers le Soleil ?

    Avec toi, j’y perds mon latin ! J’avance à pas prudents sur terrain miné ! J’ai beau chercher mais ne trouve que cette idée : un Smartphone ! Le pitchoun du voisin viendra te donner leçons, c’est un gentil garçon. Té, ta parole muselée trouvera bien quelque chose à dire à quelqu’un ! Il y a toujours quelqu’un pour chacun ! Mais attention, Tine, ce Quelqu’un, tu l’écouteras avec soin, il sera ta joie, il sera ton lien d’avec le Monde. Ne va pas lui bricoler un bouquet de misères ! Sinon, tu le perdras !

    Ma Tine, que tes mots soient fenêtres ouvertes pour les autres ! Il y a tant de tendresse lovée en ton cœur. Laisse-la s’épancher en toute liberté : n’étouffe plus la vie qui coule en toi ! Aime la Vie comme un poème et, surtout, accorde grand prix au Temps qui passe, il court si vite à ton âge !

    Sois heureuse, ma chère Clémentine, avec ce mobile intelligent. Il sera grand vent de nouveauté dans ta vie étriquée ! Et n’oublie pas de me bricoler un album de toutes tes photos : tu me feras bien plaisir !

    La Mère Noël et moi t’embrassons bien affectueusement. A l’Année prochaine !

     

    PS : Et surtout, ne langarde pas dans ton téléphone, nous serions bien déçus, la Mère et moi ! Je trouve la Provence bien cancanière :  c’est bien assez, n’en rajoute pas !

    Pour ton information …S’embarbotter : ne pas pouvoir continuer des phrases qu’on a commencées – gâte-papier : mauvais écrivain – langard(e) : qui parle beaucoup et dit du mal – escagasser : démolir, fatiguer, ennuyer, agacer.

     

     

     HO HO HO - Bye-Bye - A l'année prochaine -

     

    (Désolée pour le retard pour la publication de la Lettre. Hier piqûre dans les yeux à la Clinique Je viens de découvrir les votes)

     

    10/01/2020 : 204 visiteurs et   411 pages lues

    13/01/2020 : 136        "           1100       "

    15/01/2020 : 101        "            2043      "

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    Le Petit Berger - Claude Debussy
     

    L'HERBIER DE POESIES n° 87

    ADAMANTE

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    LA CHOSE !

    Toujours la couleur, le rêve. Merci MarHacK

     

    LA CHOSE

     

    Au beau milieu du ventre chaud des lendemains, une panique soudaine du troupeau l'avait laissé seul, loin de sa mère... Il errait dans la nuit noire, l'âme en peine.

    Ses cris creusaient le silence effrayant, traçant une quête sonore dans l'Infini.

    Tout demeurait en attente... La nuit l'écouta, puis l'oublia... La vie se terra au fond de lui jusqu'au petit matin.

    Dans la transparence cristalline de l'air, la lumière irradia peu à peu les êtres et les choses.

    Les loups enragés l'avaient épargné et la peur desserra son étau.

    C'était un petit mouton noir à peine sorti du ventre de sa mère.

    Qu'ils étaient beaux, les rêves d'hier ! Cheminant auprès de sa mère, tout baigné de lumière, enivré et joyeux, il possédait la terre sans y songer ....

    Dans ce monde sans boussole, où s'égouttaient encore des voiles de brumes au-dessus des flaques d'eau, vacillait l'espoir.

    Soudain surgit d'une flaque une Forme immense enveloppée de bleu où rutilaient l'or et le rouge...

    Une Chose, à la crinière illuminée de lumière d'où émergeait une tête à cornes, se dressait devant lui, semblant prendre d'assaut l'Horizon.

    Des frissons d'épouvante figèrent le petit mouton sur place. Il lutta pied à pied contre les forces mauvaises qui habitaient sa tête.

    Une main levée semblait prête à s'abattre sur lui. Déjà son âme pulsait, tourbillonnait, voulant s'enfuir de la prison de son corps.

    Il sentait la vie le quitter...

    "N'aie pas peur, petit", tonna une voix mâle, "je suis ton père et je viens te chercher !"....

    Luciole

     

    LA CHOSE

     

     

     

    Pour protéger leurs troupeaux contre les prédateurs, les éleveurs et bergers utilisent à nouveau des chiens de protection. Ce ne sont pas des chiens de compagnie, ni des chiens de conduite : ils défendent le troupeau contre toute intrusion en raison de leur fort attachement aux brebis. De l'hiver autour de la bergerie à l'été en alpage, découvrez leur travail et celui des bergers.Les chiens de protection sont de retour, apprenez à mieux les connaître et adoptez les bons gestes.

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    DEFI N° 55 DE L'HERBIER DE POESIE DU11/11/2016

    chez ADAMANTE 

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    Le Soleil a RV avec la Lune

    Récréanote de Adamante : CHAT TOURNE !

     

     

    LE SOLEIL a RV avec la Lune

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

    Réveil brutal au beau milieu de la nuit ! Une lumière inquiétante flambe dans ma chambre ? Par la fenêtre ouverte, je vis Artémis, d'une humeur câline, folâtrer avec son frère Soleil, le Bel Apollon !

    Mariage déraison ! La Lune fut ronde, Ô surprise, et d'un chat accoucha dans l'ombre claire.

    Deux pupilles dans la Nuit, deux crocs se révélèrent ! Chat en majesté ! Le Soleil jaloux, odieux, explosa, furieux .... Et bien vite le rejeta !

    Pattes de velours sur la Lune livide ! Je vis le Chat s'enfuir, trébucher, tomber... parcourir le Temps immortel....et dégringoler sur le monde endormi. Une plainte déchirante hurla ses malheurs en passant devant  ma fenêtre.

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Mais la Lune, grosse encore, mit bas un Rat bien gras ... qui, tournoyant sur lui-même, comme égaré dans la Folie du Temps, se retrouva brutalement aux pieds du Chat ahuri lié pour la vie à ce muridé au sang bien chaud...

    Petits cris dans la nuit qui tremblait ! Chat bondissait ça et là, fasciné... Coups de pattes, coups de griffes... mais le rat têtu, éperdu de vie, choisit de fuir au plus vite... Et de flaque de lune en flaque de lune, se faufila dans un trou de la Terre Nourricière complice...

    Chat bien marri qui, tapi, attendit, pupilles agrandies où se mirait la Lune, sous le firmament cloué d'étoiles malicieuses bien curieuses qui regardaient la Vie s'agiter sans cesse entre Bien et Mal, ces deux frères ennemis ... inséparables !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Monde d'En Bas bien cruel où la magie du Crime, poussé par des appétits féroces hurlait sa rage comme une marée sauvage.... sous le regard acéré des reporters du malheur... Machinerie sanglante bien huilée, au parfum pétrolifère, programmée par de Grands Milliardaires, à l'abri de leurs riches forteresses sous vidéo-surveillance, qui règlent et dérèglent le Grand Tintamarre des Mondes soumis, des Mondes pourris, des Mondes à l'envers....

    On marche sur la Tête ! Et les étoiles riaient de la cécité du monde qui s'entretuait à grands coups de bombes, à grands coups de lances incendiaires ou voire de flêches, de sagaies, de coupe-coupes ou simplement de pierres... tout ce qu'on pouvait... pour de bonnes excuses présentées sur un plateau à grands bruits par des médias serviles... Le Mal y veillait !

    Et les enfants terrés dans les caves pleuraient !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Aux aguets, le Chat rêvait et souriait... Devant le trou dans la Terre dont le coeur battait,  tranquillement il attendait !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    *Sur les mirages dorés du Clair de Lune chante follement triste un vieil aujourd'hui convalescent au coeur d'une vie tirant à hue et à dia un temps passé-présent qui appelle à lâcher-prise, à suivre le courant... à célébrer la Vie sur le Charnier Invisible....

    Les nuits sombres intérieures explosent de rire ou de pleurs dans un décor, toujours le même, sur les cendres du précédent grouillant de peurs, de souffrances qu'on n'a pas finies de digérer...

    Exorcisée la Vérité Humble et Tremblante de la "chaise vide" ? Pari impossible ?

    Energies pulsantes, tourbillonnantes qui chavirent en reprenant à tue-tête le Refrain !

    *Sous l'oeil impavide des Grands Milliardaires qui complotent de créer, dans leurs forteresses inviolables, "les Homo-sapiens de Demain, les inquiétants Machinoutis, les sur-développés-surhumains" dont parlait déjà Prévert en 1990 dans "Soleil de nuit".....

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Un gros nuage gris poursuivit *l'"Extra Super Lune" qui brûlait le Monde, et lentement, lentement en prenant son temps, la dévora...

    Le museau ensanglanté, le Chat repu rôdait dans mon Jardin....

    Calme désespoir de ma nuit massacrée !

    Luciole 83

     

     * Concert de Sting au Bataclan le Samedi 12 Novembre 2016 avec notamment sa chanson "The empty chair" ("la chaise vie")

    * "L'Extra-Super-Lune" du Lundi 15 Novembre 2016 que nous avons eu le plaisir d'admirer vers 20 h et une bonne partie de la nuit

    * Entre autre ceux de la Silicon Valley  ("Université de la Singularité")

      

    Le Soleil a RV avec la Lune 

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

     

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

     

     

     

     

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    Paul DUKAS - l'Apprenti sorcier (chef  Christian Orosanu)

     

     

    IMAGES ET REVES

    L'HERBIER DE POESIE D'ADAMANTE n° 47

    (cliquez sur la phrase)

    Pour Mardi 29/6/2016

     

    LA RONDE DES "SI"...

    Peinture de Selva Veeriah

     

    LA RONDE DES "SI"...

     

    A l'heure où tout sommeillait se réunirent furtivement quelques âmes derrière une barrière...

    Âmes confinées dans le devoir, lourdes de toute une famille, lourdes d'un monde n'appartenant qu'au plus fort...

    Elles attendaient le Poète qui les conduisait chaque nuit sur le chemin éphémère des "Si" qui transcendait leur vie ...

    Des profondeurs du néant surgit enfin le Poète à l'imagination fertile qui savait conjuguer pour elles le "Si" à l'infini en peignant de couleurs vives la toile de leur nuit...

    Alchimie prodigieuse de l'Amour transposé dans une multitude de points lumineux dans laquelle s'évadaient les âmes timides.

    Une petite voix s'éleva sans tarder dans le noir total :
    "Cher et précieux Poète, si de ce désert solitaire, tu élevais des arbres au vert feuillage qui rendraient l'espérance aux jeunes plantes assoiffées d'ombrage ?"

    Le magicien sourit, et de son pinceau, réinventa une forêt de bois clairs au feuillage ondoyant couleur chocolat ou pain d'épices.... ainsi que des feuilles tourbillonnantes tels des feux follets verts...

    Puis rajouta soudain une Fleur-soleil qui déchira les ténèbres de sa lumière et recouvrit d'un halo doré les âmes émerveillées.

    "Cher Poète, et si tu étoilais le ciel noir de quelques lueurs douces comme fleurissaient chaque nuit de nos enfances toutes sortes de veilleuses, sourires tendres de nos mères, pour déjouer le noir et chasser les cauchemars",
    soupira une âme fanée par une vie terne et grise passée à courber l'échine...

    "Ah, Cher Ami Magicien, si tu pouvais nous aider à combattre l'imperfection du monde et à l'embellir en confiant nos Chants d'Amour, de Paix et d'Espérance à des ballons de couleurs vives qui porteraient partout la Vie..."
    enchaîna de suite une toute jeune âme impatiente....

    "Et si, Doux et tendre Ami, traversant nos déserts d'un vol radieux, l'oiseau venait de ses chants charmer nos oreilles ?"
    rêva une âme entravée dans ses violents désirs de liberté...

     

    "Silence !"
    ordonna le Poète qui se concentra.

    Une irrésistible espérance embrasait les âmes ...

    "Comment harmoniser tous leurs désirs ? Voyons, voyons ...."
    Le Poète méditait, se recueillait ...

    Puis, soudain, le pinceau virevolta...

    Il para d'une guirlande de verdure aux loupiotes rouges la Fleur-soleil cramoisie de bonheur.

    Puis un facétieux lutin au chapeau pointu illuminé de deux ampoules blanches apparut peu à peu, débitant une chanson guillerette en agitant mécaniquement les bras de joie.

    Petit pantin articulé plein de tendresse qui rappelait que le fou-rire est roi....
    "Entrez dans la danse, voyez comme on danse. Sautez, dansez... embrassez qui vous voudrez...."

    Le compatissant Poète n'oublia pas les ballons dans lesquels furent plantées toutes sortes de graines d'Amour, de Créativité, d'Espérance et de Paix .... qui s'envolèrent serrés les uns contre les autres comme pour ne pas se perdre.

    N'oublia pas non plus les oiseaux, à grands coups de pinceau, volant en toute liberté dans la belle nuit, les frais ombrages... en jetant des trilles sublimes, de subtils gazouillis, d'harmonieuses mélodies.

     

    Mais que faisait donc le Poète ?

    Il s'amusait, sifflait des comptines, et même riait de bon cœur en contemplant son Oeuvre exquise qui illuminait les âmes extasiées...

     

    Puis il reposa sans bruit sa palette et son pinceau... et murmura : "C'est fini !".
    Et pour ne pas briser le Charme dans lequel baignaient les âmes ravies, doucement.... s'enfuit !

     

    C'était son Coeur qu'il offrait ainsi à ses amies.

    Mais il savait, le Poète, que la Ronde des "Si", qui secouait la torpeur et transformait la boue en or, n'était qu'illusion .... qui s'évanouirait comme un songe dès le Lever du Soleil....

     

    Luciole

     

     

     

    LA RONDE DES "SI"...

     

     

     

    BISOUS et MERCI de votre visite

     

     

     

     

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    38 commentaires
  • NAISSANCE DU "JE"Pour mardi prochain, je vous propose une œuvre de Selva Veeriah qui, encore une fois et j'en suis ravie, a accepté de nous prêter une image.

     Selva, un univers en profondeur qui raconte une histoire derrière l'histoire.
     
     
     
    (Cliquez)
     
     
    L'HERBIER DE POESIE n° 41
     
    NAISSANCE DU "JE"
     
     
     
     
     
     
    (mettre son à fond : superbe !)

     

    NAISSANCE DU "JE"

     

    Dans ce rêve céleste traversant des profondeurs obscures sourient des Espaces de liberté qui sentent bon le vent printanier.

    Partout explosent les couleurs de la vie au cœur d'une douce et chaude lumière frémissante d'amour.

    Etrange transe végétale !

    Efflorescences de rameaux aux formes variées, glissements fuyants de feuilles bleues au gré du vent, solitudes graciles de tulipes en rangs serrés en déroutantes balises sur un chemin tronqué...

    Et comme un prétentieux langage, de curieuses marguerites qu'une main impulsive invisible aurait jetées à la volée sur ce fond végétal au dernier moment...

    Sur l'une de ces marguerites est tombé comme le rire d'une grâce divine, heureuse et fraîche élue auréolée d'ivresse, née d'un souffle qui l'élève et l'emmerveille...

    Dans la lumière de son cœur... le "JE" se créé ! le "JE" qui fascine,  le "JE" comme une graine qui aurait pourrie en terre, qui aurait germée et s'épanouit enfin !

    Un "JE" qui a encore besoin de l'Humilité de la Terre, si frêle en apparence, mais qui crie déjà très fort son bonheur à l'Appel qu'il n'entend pas encore...

    L'élue, en sa brillante parure, entend les gémissements de ses pâles sœurs aux yeux clos encore sur leurs rêves obscurs.

    Son cœur bondit de tendresse pour sa familière fratrie, et le "JE" frémissant de sa pétulante jeunesse s'inquiète soudain....

    "Elles me ressemblent tant ! qui suis-je parmi elles, qui sont elles ? qui est l'autre ?"

    Dans le doux refuge de sa verticalité, l'élue voudrait avoir des ailes, tant elle a besoin de ce qui est éternel afin d'exister...

    La lumière lui vient alors des quatre points cardinaux en voletants petits oiseaux lumineux  qui lui murmurent tout bas :

    "Ne crains pas Je suis là !" dit l'un

    "Ne crains ni les épaisses nuées, ni les orages violents, ni les tempêtes sournoises... ni la vastitude de la solitude..." chuchote l'autre

    "Ne crains pas d'y perdre tous tes repères... Car Moi, Je suis là ! Va pas à pas !" affirme le 3ème

    "Et quand ton pas sera affermi, toi, tu affirmeras le pas de tes sœurs, car de tes sœurs tu es solidaire ! Ai-je répondu à ton attente ?" lui confie le 4ème....

     

    NAISSANCE DU "JE"

     

     

    NAISSANCE DU "JE"

     

     

     

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