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    Tempête de Ludwig van  Beethoven

    DEFI n° 56 DE L'HERBIER DE POESIE

    CHEZ ADAMANTE (CLIQUEZ)

     

    TEMPÊTE DANS L'OCEAN

    Peinture de François Isabel (sa toute 1ère oeuvre ! chapeau-bas, l'artiste)

     

     

    TEMPÊTE DANS L'OCEAN

     

    Tourbillons d'écume et de sel !

    Le Navire se dresse, l'Océan se déchaîne...

    Mon coeur suspendu se soulève, plane au gré d'une crête.

    Prodigieux face à face de la Mer et du Vent....

    Douloureux cri du Navire battu en ses flancs par les déferlantes mugissantes, échevelées, scintillantes.

    Quel spectacle grandiose, fascinant ! Nature souveraine, implacable ...

    Mon âme boit à grands frissons le plaisir sauvage de la houle qui se tord, se creuse, se referme, se soulève, énorme, et éclate en fleurs d'écume.

    Inconnu excitant, grisant, perdu entre deux mondes. Brusques embrassades du chaos céleste sur les bouches vomissant l'écume de l'Océan en furie ...

    Tintamarre éclatant, déconcertant, qui exerçait comme une emprise sur mon âme troublée...

    Il y a comme une présence vivante, quelque chose de démentielle qui halète au coeur des bourrasques de cette tempête. C'est comme une gueule ouverte qui fond sur le Navire.

    Le plus difficile était de ne plus voir le Soleil, d'être privé de sa chaleur, de sa lumière... Les jours ressemblaient aux nuits... et nous livraient à notre commune animalité, à nos états d'âme ... Epiderme à vif !

    Je me sens brimborion de poussière dans cette semi-obscurité... Mes châteaux en Espagne viraient au cauchemar !

    Dans ce territoire des vagues, je contemple, hébété, l'immensité sans horizon...

    Des criailleries réveillèrent ma conscience engourdie... Un ballet fantastique d'oiseaux surgit de nulle part... Les oiseaux virevoltaient dans des battements d'ailes frénétiques au plus proche des vagues pour bénéficier des contre-courants.
    Le vent leur donnait des énergies impressionnantes. Le vent, c'était leur vie ! Sans lui, ils s'épuiseraient en battements d'ailes...
    Ils picoraient ça et là dans les tourbillons de vagues... L'eau mitraillée pétillait...

    C'est un enchantement !

    Rires en crécelle des oiseaux au milieu du fracas !

    Soudain, des rochers sur lesquels s'éventrent les puissantes vagues ! Ils sont recouverts de plancton végétal, régal de colonies d'oiseaux qui se les disputaient âprement.

    Sur l'Océan, c'est du chacun pour soi ! Dure loi de la Nature !

    Les élans de l'amour ne durent que le temps de la reproduction au creux d'une falaise afin d'élever les rejetons... puis, affranchis de l'éducation des petits aguerris, chacun repart de son côté au gré des vents.

    Les vagues ravageaient les rochers ocres et roux !

    Je jubile ! C'est sublime !

    Le Navire se détourna des récifs et continua sa route dans les brusqueries sauvages de l'Océan.

    Les oiseaux ont chassé mon angoisse...

    Le Bateau tenait bon au milieu des tourbillons !

     

    Luciole 83

     

    Pour les amateurs du  grand frisson

     

     Love boat - Tempête en mer déchaînée - Bretagne -
    L'Abeille Flandre : l'un des bateaux plus puissants au monde pour affronter les pires tempêtes,
    appelé buldozer des mers

     


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    DEFI N° 55 DE L'HERBIER DE POESIE DU11/11/2016

    chez ADAMANTE 

    (Cliquer)

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Récréanote de Adamante : CHAT TOURNE !

     

     

    LE SOLEIL a RV avec la Lune

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

    Réveil brutal au beau milieu de la nuit ! Une lumière inquiétante flambe dans ma chambre ? Par la fenêtre ouverte, je vis Artémis, d'une humeur câline, folâtrer avec son frère Soleil, le Bel Apollon !

    Mariage déraison ! La Lune fut ronde, Ô surprise, et d'un chat accoucha dans l'ombre claire.

    Deux pupilles dans la Nuit, deux crocs se révélèrent ! Chat en majesté ! Le Soleil jaloux, odieux, explosa, furieux .... Et bien vite le rejeta !

    Pattes de velours sur la Lune livide ! Je vis le Chat s'enfuir, trébucher, tomber... parcourir le Temps immortel....et dégringoler sur le monde endormi. Une plainte déchirante hurla ses malheurs en passant devant  ma fenêtre.

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Mais la Lune, grosse encore, mit bas un Rat bien gras ... qui, tournoyant sur lui-même, comme égaré dans la Folie du Temps, se retrouva brutalement aux pieds du Chat ahuri lié pour la vie à ce muridé au sang bien chaud...

    Petits cris dans la nuit qui tremblait ! Chat bondissait ça et là, fasciné... Coups de pattes, coups de griffes... mais le rat têtu, éperdu de vie, choisit de fuir au plus vite... Et de flaque de lune en flaque de lune, se faufila dans un trou de la Terre Nourricière complice...

    Chat bien marri qui, tapi, attendit, pupilles agrandies où se mirait la Lune, sous le firmament cloué d'étoiles malicieuses bien curieuses qui regardaient la Vie s'agiter sans cesse entre Bien et Mal, ces deux frères ennemis ... inséparables !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Monde d'En Bas bien cruel où la magie du Crime, poussé par des appétits féroces hurlait sa rage comme une marée sauvage.... sous le regard acéré des reporters du malheur... Machinerie sanglante bien huilée, au parfum pétrolifère, programmée par de Grands Milliardaires, à l'abri de leurs riches forteresses sous vidéo-surveillance, qui règlent et dérèglent le Grand Tintamarre des Mondes soumis, des Mondes pourris, des Mondes à l'envers....

    On marche sur la Tête ! Et les étoiles riaient de la cécité du monde qui s'entretuait à grands coups de bombes, à grands coups de lances incendiaires ou voire de flêches, de sagaies, de coupe-coupes ou simplement de pierres... tout ce qu'on pouvait... pour de bonnes excuses présentées sur un plateau à grands bruits par des médias serviles... Le Mal y veillait !

    Et les enfants terrés dans les caves pleuraient !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Aux aguets, le Chat rêvait et souriait... Devant le trou dans la Terre dont le coeur battait,  tranquillement il attendait !

    Le Soleil a RV avec la Lune

    *Sur les mirages dorés du Clair de Lune chante follement triste un vieil aujourd'hui convalescent au coeur d'une vie tirant à hue et à dia un temps passé-présent qui appelle à lâcher-prise, à suivre le courant... à célébrer la Vie sur le Charnier Invisible....

    Les nuits sombres intérieures explosent de rire ou de pleurs dans un décor, toujours le même, sur les cendres du précédent grouillant de peurs, de souffrances qu'on n'a pas finies de digérer...

    Exorcisée la Vérité Humble et Tremblante de la "chaise vide" ? Pari impossible ?

    Energies pulsantes, tourbillonnantes qui chavirent en reprenant à tue-tête le Refrain !

    *Sous l'oeil impavide des Grands Milliardaires qui complotent de créer, dans leurs forteresses inviolables, "les Homo-sapiens de Demain, les inquiétants Machinoutis, les sur-développés-surhumains" dont parlait déjà Prévert en 1990 dans "Soleil de nuit".....

    Le Soleil a RV avec la Lune

    Un gros nuage gris poursuivit *l'"Extra Super Lune" qui brûlait le Monde, et lentement, lentement en prenant son temps, la dévora...

    Le museau ensanglanté, le Chat repu rôdait dans mon Jardin....

    Calme désespoir de ma nuit massacrée !

    Luciole 83

     

     * Concert de Sting au Bataclan le Samedi 12 Novembre 2016 avec notamment sa chanson "The empty chair" ("la chaise vie")

    * "L'Extra-Super-Lune" du Lundi 15 Novembre 2016 que nous avons eu le plaisir d'admirer vers 20 h et une bonne partie de la nuit

    * Entre autre ceux de la Silicon Valley  ("Université de la Singularité")

      

    Le Soleil a RV avec la Lune 

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

     

     

    Le Soleil a RV avec la Lune

     

     

     

     

     


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    Paul DUKAS - l'Apprenti sorcier (chef  Christian Orosanu)

     

     

    IMAGES ET REVES

    L'HERBIER DE POESIE D'ADAMANTE n° 47

    (cliquez sur la phrase)

    Pour Mardi 29/6/2016

     

    LA RONDE DES "SI"...

    Peinture de Selva Veeriah

     

    LA RONDE DES "SI"...

     

    A l'heure où tout sommeillait se réunirent furtivement quelques âmes derrière une barrière...

    Âmes confinées dans le devoir, lourdes de toute une famille, lourdes d'un monde n'appartenant qu'au plus fort...

    Elles attendaient le Poète qui les conduisait chaque nuit sur le chemin éphémère des "Si" qui transcendait leur vie ...

    Des profondeurs du néant surgit enfin le Poète à l'imagination fertile qui savait conjuguer pour elles le "Si" à l'infini en peignant de couleurs vives la toile de leur nuit...

    Alchimie prodigieuse de l'Amour transposé dans une multitude de points lumineux dans laquelle s'évadaient les âmes timides.

    Une petite voix s'éleva sans tarder dans le noir total :
    "Cher et précieux Poète, si de ce désert solitaire, tu élevais des arbres au vert feuillage qui rendraient l'espérance aux jeunes plantes assoiffées d'ombrage ?"

    Le magicien sourit, et de son pinceau, réinventa une forêt de bois clairs au feuillage ondoyant couleur chocolat ou pain d'épices.... ainsi que des feuilles tourbillonnantes tels des feux follets verts...

    Puis rajouta soudain une Fleur-soleil qui déchira les ténèbres de sa lumière et recouvrit d'un halo doré les âmes émerveillées.

    "Cher Poète, et si tu étoilais le ciel noir de quelques lueurs douces comme fleurissaient chaque nuit de nos enfances toutes sortes de veilleuses, sourires tendres de nos mères, pour déjouer le noir et chasser les cauchemars",
    soupira une âme fanée par une vie terne et grise passée à courber l'échine...

    "Ah, Cher Ami Magicien, si tu pouvais nous aider à combattre l'imperfection du monde et à l'embellir en confiant nos Chants d'Amour, de Paix et d'Espérance à des ballons de couleurs vives qui porteraient partout la Vie..."
    enchaîna de suite une toute jeune âme impatiente....

    "Et si, Doux et tendre Ami, traversant nos déserts d'un vol radieux, l'oiseau venait de ses chants charmer nos oreilles ?"
    rêva une âme entravée dans ses violents désirs de liberté...

     

    "Silence !"
    ordonna le Poète qui se concentra.

    Une irrésistible espérance embrasait les âmes ...

    "Comment harmoniser tous leurs désirs ? Voyons, voyons ...."
    Le Poète méditait, se recueillait ...

    Puis, soudain, le pinceau virevolta...

    Il para d'une guirlande de verdure aux loupiotes rouges la Fleur-soleil cramoisie de bonheur.

    Puis un facétieux lutin au chapeau pointu illuminé de deux ampoules blanches apparut peu à peu, débitant une chanson guillerette en agitant mécaniquement les bras de joie.

    Petit pantin articulé plein de tendresse qui rappelait que le fou-rire est roi....
    "Entrez dans la danse, voyez comme on danse. Sautez, dansez... embrassez qui vous voudrez...."

    Le compatissant Poète n'oublia pas les ballons dans lesquels furent plantées toutes sortes de graines d'Amour, de Créativité, d'Espérance et de Paix .... qui s'envolèrent serrés les uns contre les autres comme pour ne pas se perdre.

    N'oublia pas non plus les oiseaux, à grands coups de pinceau, volant en toute liberté dans la belle nuit, les frais ombrages... en jetant des trilles sublimes, de subtils gazouillis, d'harmonieuses mélodies.

     

    Mais que faisait donc le Poète ?

    Il s'amusait, sifflait des comptines, et même riait de bon cœur en contemplant son Oeuvre exquise qui illuminait les âmes extasiées...

     

    Puis il reposa sans bruit sa palette et son pinceau... et murmura : "C'est fini !".
    Et pour ne pas briser le Charme dans lequel baignaient les âmes ravies, doucement.... s'enfuit !

     

    C'était son Coeur qu'il offrait ainsi à ses amies.

    Mais il savait, le Poète, que la Ronde des "Si", qui secouait la torpeur et transformait la boue en or, n'était qu'illusion .... qui s'évanouirait comme un songe dès le Lever du Soleil....

     

    Luciole

     

     

     

    LA RONDE DES "SI"...

     

     

     

    BISOUS et MERCI de votre visite

     

     

     

     


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     Ecrit dans la nuit de Lundi à Mardi, nuit blanche due à une toux incessante ....

     

     

    IMAGES ET REVES ADAMANTE

    (cliquez sur la phrase pour avoir le blog de Adamante)

     

    L'HERBIER DE POESIES n° 46

     

    LE LIVRE

    Martiros Hakopian

    acrylique sur toile 24x30 

     

     

    LE LIVRE

     

    Devant moi le Grand Livre était ouvert. Il m'attirait, une Puissante Force latente résidait en Lui !

    Grand conflit intérieur - choix douloureux à faire !

    "La vie a t elle un sens ?

    "Pourquoi tant de souffrances ?"

    C'était une nuit éclairée d'une lune rouge. Des éclats sanglants lunaires tourbillonnaient autour de moi. Tout s'allumait....

    Et voici que des Lettres comme de l'or en fusion s'arrachèrent du Livre en dansant, et pénétrèrent dans les profondeurs de mon âme.

    Je sentis soudain ma conscience fusionner avec le mot "LOVE" qui irradiait de compassion et d'un amour profond ?! Que se passait il ?

    Immédiatement, ma colère se volatilisa sous le choc, pendant que je vis dans une vision terrible des nuages noirs continuer de rouler sur la terre au milieu d'une violente tempête zébrée d'éclairs... Un grondement me fracassa de cette vérité absolue et  brutale :

    "C'est aux humains d'éliminer la souffrance du monde !"

    Le Livre se dressa devant moi comme un mur en irradiant une lumière aveuglante et j'étais submergée comme dans un océan en fusion... Tout mon être était secoué par des pulsations indescriptibles...

    J'étais terrorisée ! Puis une Voix douce surgit du Livre :

    "Choisis maintenant !"

    Tandis que "LOVE", ruisselant comme soleil en lettres de feu et d'or, folâtrait dans le ciel, chevauchant les nuages noirs.... et le monde fut peu à peu revêtu d'une Beauté sans pareille !

    J'étais émerveillée !

    Un flot d'énergie se déversa dans mon corps, ma conscience s'élargissait de plus en plus et j'eu soudain l'impression d'être en AMOUR avec le Livre, avec le Monde, avec moi-même.....

    Le Livre veillait sur moi et me protégeait !

    C'était comme une Intelligence Universelle qui m'enlaçait de ses bras....

    Expérience de l'UNITE de TOUTES CHOSES.... dans laquelle je m'abandonnais avec une Joie immense !

    "LOVE" m'emmaillotait de voiles de tendresse, de douceur, de paix et c'était comme si toutes mes digues se rompaient au plus profond de moi dans un grand flot d'énergie puissante qui déferlait en mosaïques de lumière en mon être...

    Alors je promis au Livre d'être ma Source continuelle de méditation et d'inspiration !

     

    Luciole

    LE LIVRE

     

     

    LE LIVRE

     

    Félix Leclerc 

    Pour Maryline : un grand merci ! je ne connaissais pas...


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    DEFI 45 ADAMANTE pour le Mardi 7 Juin 2016

    (Cliquez sur la phrase pour avoir le blog)

     

     

    NEIGE SUR LE RHIN

    Gouache de Alvaro de Taddeo
    Vue d'une berge du Rhin en hiver avec la cathédrale en arrière-plan

     

    NEIGE SUR LE RHIN

     

    La neige s'appropriait tout, et la vie refluait, glacée, rongée d'Ennui, sous un ciel de brume.

    Le froid et la bise avaient vidé les rues !

    Le Temps aux doigts blancs, pâle comme un soupir, confit sous l'hermine, sombrait dans des rêveries mornes...

    Tous les espoirs des Hommes gisaient, gelés, et se terraient autour de la flamme d'un foyer dont les lueurs rougeoyantes dansaient sur les vitres givrées...

    Et l'Ennui cognait aux fenêtres

    pendant que la télé braillait ses funèbres nouvelles,
    pendant que l'on meublait le Temps de romans, de câlins, de sommeil

    Fenêtres de maisons cossues échouées comme navires-forteresses

    Maisons au cœur d'une végétation touffue d'arbres noirs dressant leurs branches entrelacées,

    Branches sur lesquelles les flocons de neige s'étaient amassés, agglutinés, avant de glisser sur le sol dans un long chuintement, soufflés par le vent qui rôdait et cinglait,

    Ennui comme pour rappeler à l'Arbre ainsi qu'à l'Humain que toute étape de croissance est douloureuse, qu'importe les saisons...

    Une Force s'était déversée sur ces arbres qui les poussait à s'élever en étages vers le Haut de la montagne.

    Ils avaient pris de l'expansion et occupaient tout l'espace.

    Mer béatifique aux bras levés en adoration, que couronnait comme un pur calice une Cathédrale

    Cathédrale surmontée de la flèche dentelée de son clocher...

    Flèche dentelée, merveilleuse broderie spirituelle qui escamotait la nudité livide du ciel, comme happée par l'Infinie Beauté de l'Autre Rive, diffusant sur Humains et Arbres une luminosité sereine...

    Les nuages s'étaient refermés sur un pâle soleil qui tentait vainement de rivaliser avec cette clarté céleste, puis capitula et sombra dans le Rhin,

    Rhin roulant ses eaux noires le long de la Berge murée de pierres,

    Berge sur laquelle croulaient en folles loques échevelées des buissons épais écrasés sous des édredons ouatinés....

    Il y eut soudain dans l'air de mystérieux claquements secs .... comme ceux d'une mitraillette ?

    Suivis d'un long chuintement d'ailes ?

    Comme l'âme qui quitte le corps vers le Repos éternel, une cigogne traversait le ciel austère ....

    Vers quel horizon ?

    Spasme de vie dans ce monde lunaire !

     

    Luciole

     

     

     

     

     

    Tchaïkovski - casse noisette - VALSE DES FLOCONS DE NEIGE -

    (mettre grand écran, son à fond ! Magnifique !)

    (Pour revenir écran normal, tapez sur échap)

     

    NEIGE SUR LE RHIN

     


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