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     Ecrit dans la nuit de Lundi à Mardi, nuit blanche due à une toux incessante ....

     

     

    IMAGES ET REVES ADAMANTE

    (cliquez sur la phrase pour avoir le blog de Adamante)

     

    L'HERBIER DE POESIES n° 46

     

    LE LIVRE

    Martiros Hakopian

    acrylique sur toile 24x30 

     

     

    LE LIVRE

     

    Devant moi le Grand Livre était ouvert. Il m'attirait, une Puissante Force latente résidait en Lui !

    Grand conflit intérieur - choix douloureux à faire !

    "La vie a t elle un sens ?

    "Pourquoi tant de souffrances ?"

    C'était une nuit éclairée d'une lune rouge. Des éclats sanglants lunaires tourbillonnaient autour de moi. Tout s'allumait....

    Et voici que des Lettres comme de l'or en fusion s'arrachèrent du Livre en dansant, et pénétrèrent dans les profondeurs de mon âme.

    Je sentis soudain ma conscience fusionner avec le mot "LOVE" qui irradiait de compassion et d'un amour profond ?! Que se passait il ?

    Immédiatement, ma colère se volatilisa sous le choc, pendant que je vis dans une vision terrible des nuages noirs continuer de rouler sur la terre au milieu d'une violente tempête zébrée d'éclairs... Un grondement me fracassa de cette vérité absolue et  brutale :

    "C'est aux humains d'éliminer la souffrance du monde !"

    Le Livre se dressa devant moi comme un mur en irradiant une lumière aveuglante et j'étais submergée comme dans un océan en fusion... Tout mon être était secoué par des pulsations indescriptibles...

    J'étais terrorisée ! Puis une Voix douce surgit du Livre :

    "Choisis maintenant !"

    Tandis que "LOVE", ruisselant comme soleil en lettres de feu et d'or, folâtrait dans le ciel, chevauchant les nuages noirs.... et le monde fut peu à peu revêtu d'une Beauté sans pareille !

    J'étais émerveillée !

    Un flot d'énergie se déversa dans mon corps, ma conscience s'élargissait de plus en plus et j'eu soudain l'impression d'être en AMOUR avec le Livre, avec le Monde, avec moi-même.....

    Le Livre veillait sur moi et me protégeait !

    C'était comme une Intelligence Universelle qui m'enlaçait de ses bras....

    Expérience de l'UNITE de TOUTES CHOSES.... dans laquelle je m'abandonnais avec une Joie immense !

    "LOVE" m'emmaillotait de voiles de tendresse, de douceur, de paix et c'était comme si toutes mes digues se rompaient au plus profond de moi dans un grand flot d'énergie puissante qui déferlait en mosaïques de lumière en mon être...

    Alors je promis au Livre d'être ma Source continuelle de méditation et d'inspiration !

     

    Luciole

    LE LIVRE

     

     

    LE LIVRE

     

    Félix Leclerc 

    Pour Maryline : un grand merci ! je ne connaissais pas...

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    DEFI 45 ADAMANTE pour le Mardi 7 Juin 2016

    (Cliquez sur la phrase pour avoir le blog)

     

     

    NEIGE SUR LE RHIN

    Gouache de Alvaro de Taddeo
    Vue d'une berge du Rhin en hiver avec la cathédrale en arrière-plan

     

    NEIGE SUR LE RHIN

     

    La neige s'appropriait tout, et la vie refluait, glacée, rongée d'Ennui, sous un ciel de brume.

    Le froid et la bise avaient vidé les rues !

    Le Temps aux doigts blancs, pâle comme un soupir, confit sous l'hermine, sombrait dans des rêveries mornes...

    Tous les espoirs des Hommes gisaient, gelés, et se terraient autour de la flamme d'un foyer dont les lueurs rougeoyantes dansaient sur les vitres givrées...

    Et l'Ennui cognait aux fenêtres

    pendant que la télé braillait ses funèbres nouvelles,
    pendant que l'on meublait le Temps de romans, de câlins, de sommeil

    Fenêtres de maisons cossues échouées comme navires-forteresses

    Maisons au cœur d'une végétation touffue d'arbres noirs dressant leurs branches entrelacées,

    Branches sur lesquelles les flocons de neige s'étaient amassés, agglutinés, avant de glisser sur le sol dans un long chuintement, soufflés par le vent qui rôdait et cinglait,

    Ennui comme pour rappeler à l'Arbre ainsi qu'à l'Humain que toute étape de croissance est douloureuse, qu'importe les saisons...

    Une Force s'était déversée sur ces arbres qui les poussait à s'élever en étages vers le Haut de la montagne.

    Ils avaient pris de l'expansion et occupaient tout l'espace.

    Mer béatifique aux bras levés en adoration, que couronnait comme un pur calice une Cathédrale

    Cathédrale surmontée de la flèche dentelée de son clocher...

    Flèche dentelée, merveilleuse broderie spirituelle qui escamotait la nudité livide du ciel, comme happée par l'Infinie Beauté de l'Autre Rive, diffusant sur Humains et Arbres une luminosité sereine...

    Les nuages s'étaient refermés sur un pâle soleil qui tentait vainement de rivaliser avec cette clarté céleste, puis capitula et sombra dans le Rhin,

    Rhin roulant ses eaux noires le long de la Berge murée de pierres,

    Berge sur laquelle croulaient en folles loques échevelées des buissons épais écrasés sous des édredons ouatinés....

    Il y eut soudain dans l'air de mystérieux claquements secs .... comme ceux d'une mitraillette ?

    Suivis d'un long chuintement d'ailes ?

    Comme l'âme qui quitte le corps vers le Repos éternel, une cigogne traversait le ciel austère ....

    Vers quel horizon ?

    Spasme de vie dans ce monde lunaire !

     

    Luciole

     

     

     

     

     

    Tchaïkovski - casse noisette - VALSE DES FLOCONS DE NEIGE -

    (mettre grand écran, son à fond ! Magnifique !)

    (Pour revenir écran normal, tapez sur échap)

     

    NEIGE SUR LE RHIN

     

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    L'HERBIER DE LA POESIE N° 42

    IMAGES ET RÊVES ADAMANTE  

    (cliquez)

     

    Pour le Mardi 3 Mai 2016

     

     

      

    LES BULLES 

    Image Adamante (avec à droite, la femme en rouge représentant dans mon récit, la mère "matrice sanglante")

     

    LES BULLES

    (écrit le 26/04) 

    Il était comme un bateau sans capitaine, comme une tête ballottée de naufragé au cœur d'un monde obscur, un monde de tribulations.... au plus fort d'une pensée gélatineuse réduisant au silence le génie au profit de l'individu conditionné et passif...

    L'angoisse l'ébranlait sans relâche dans cette immensité sans bornes, désertique, monotone, de l'Océan mièvre de la dégradation de la pensée, du formatage des esprits précipitant les regards des hommes vers l'indifférence totalitaire, favorisant l'exclusion.

    Les yeux clos fermés sur toute cette idéologie envahissante qui ne permettait plus les trouvailles des chemins buissonniers, il laissait échapper son souffle bulle à bulle, comme un ballon qui se dégonflait lentement... Plus rien n'avait d'importance !

    Bonhomme têtard étrange obligé d'évoluer dans la mare boueuse des principes économiques industriels voraces qui entendaient imposer leur gestion comptable sur tous ses désirs, son esprit, son cœur et même sur son âme.

    Sombre monde qui pesait massivement sur son être ! Il pouvait à peine respirer !

    Au plus profond de lui, il entendait sourdement les cris discordants des myriades d'enfants de la Terre auxquels on voulait couper le son...

    Son cri à lui, c'était l'inertie ... qui ravageait son avenir !

    Comment pouvait-il vivre dans un monde qui est tellement le contraire de ce qu'il devrait être ?

    Quelques fois le rêve le recueillait en son île salvatrice... fronde intellectuelle rejetant au-dehors l'orage de ses vies inaccomplies... où son "Moi" narcissique triomphait, grandiose et exaltant, sous l'emprise de l'inconscient, roulant sur les gloussements sonores de ses bulles d'illusions qui sortaient de sa bouche.

    Puis peu à peu, têtard baignant dans le liquide primordial dans lequel s'articulait son incommensurable besoin d'amour, non plus rythmé par sa propre respiration, mais par celle de sa mère via un cordon ombilicale qui la tenait serrée debout à ses côtés, matrice sanglante omniprésente....

    Et les bulles de respiration devenaient langage en cœur à cœur, son oxygène....

     

    Luciole

     

    LES BULLES

     

     

    MAIS :

    PARLEZ MOI DE COURAGE ! 

     

    Aujourd'hui 28/04/2016 me tombe sous les yeux, comme un fait exprès cette citation que j'ai beaucoup aimée de suite et qui fait contrepoids à mon récit ci-dessus (avec le mot "ballotté", tout de même : impressionnant non ?) :

    La seule chose qui nous sépare de la nuit,

    C'est le courage des gens très ordinaires !

    Guerres, maladies, tremblements de terre, inondations, incendies.... etc

    Le monde est BALLOTTE d'une catastrophe à l'autre.

    Mais chacune d'entre elles fait naître des actes de courage et de sympathie

    qui bouleversent le cœur de l'homme.

    Rayons de lumière dans la nuit noire.

    Merci à Marie-Céline BOMIARD

     

    LES BULLES

     

    Serons absents du 3 au 15 Mai environ pour Mariage Petite Fille...
    Je viendrai vous lire avec bcp de plaisir en rentrant !

    Enormes bisous

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  • NAISSANCE DU "JE"Pour mardi prochain, je vous propose une œuvre de Selva Veeriah qui, encore une fois et j'en suis ravie, a accepté de nous prêter une image.

     Selva, un univers en profondeur qui raconte une histoire derrière l'histoire.
     
     
     
    (Cliquez)
     
     
    L'HERBIER DE POESIE n° 41
     
    NAISSANCE DU "JE"
     
     
     
     
     
     
    (mettre son à fond : superbe !)

     

    NAISSANCE DU "JE"

     

    Dans ce rêve céleste traversant des profondeurs obscures sourient des Espaces de liberté qui sentent bon le vent printanier.

    Partout explosent les couleurs de la vie au cœur d'une douce et chaude lumière frémissante d'amour.

    Etrange transe végétale !

    Efflorescences de rameaux aux formes variées, glissements fuyants de feuilles bleues au gré du vent, solitudes graciles de tulipes en rangs serrés en déroutantes balises sur un chemin tronqué...

    Et comme un prétentieux langage, de curieuses marguerites qu'une main impulsive invisible aurait jetées à la volée sur ce fond végétal au dernier moment...

    Sur l'une de ces marguerites est tombé comme le rire d'une grâce divine, heureuse et fraîche élue auréolée d'ivresse, née d'un souffle qui l'élève et l'emmerveille...

    Dans la lumière de son cœur... le "JE" se créé ! le "JE" qui fascine,  le "JE" comme une graine qui aurait pourrie en terre, qui aurait germée et s'épanouit enfin !

    Un "JE" qui a encore besoin de l'Humilité de la Terre, si frêle en apparence, mais qui crie déjà très fort son bonheur à l'Appel qu'il n'entend pas encore...

    L'élue, en sa brillante parure, entend les gémissements de ses pâles sœurs aux yeux clos encore sur leurs rêves obscurs.

    Son cœur bondit de tendresse pour sa familière fratrie, et le "JE" frémissant de sa pétulante jeunesse s'inquiète soudain....

    "Elles me ressemblent tant ! qui suis-je parmi elles, qui sont elles ? qui est l'autre ?"

    Dans le doux refuge de sa verticalité, l'élue voudrait avoir des ailes, tant elle a besoin de ce qui est éternel afin d'exister...

    La lumière lui vient alors des quatre points cardinaux en voletants petits oiseaux lumineux  qui lui murmurent tout bas :

    "Ne crains pas Je suis là !" dit l'un

    "Ne crains ni les épaisses nuées, ni les orages violents, ni les tempêtes sournoises... ni la vastitude de la solitude..." chuchote l'autre

    "Ne crains pas d'y perdre tous tes repères... Car Moi, Je suis là ! Va pas à pas !" affirme le 3ème

    "Et quand ton pas sera affermi, toi, tu affirmeras le pas de tes sœurs, car de tes sœurs tu es solidaire ! Ai-je répondu à ton attente ?" lui confie le 4ème....

     

    NAISSANCE DU "JE"

     

     

    NAISSANCE DU "JE"

     

     

     

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    (mettre le son à fond ! he)

     

    Images et rêves

    ADAMANTE

    (cliquez sur le nom)

     

    L'HERBIER DE POESIE n° 37

     

    LA GOUTTE D'EAU

    Image de Jeanne Fadosi

    (Cliquez sur nom ou image)

     

    LA GOUTTE D'EAU

     

    La pluie cingle le pare-brise. Décor aquatique que racle la musique saccadée des essuie-glaces.

    Obligation de m'arrêter, moteur coupé !

    Attente patiente...

    La colère crépite sur chaque seconde qui passe, charriant l'azote subtil, le rugissement puissant des Océans, l'eau primitive tiède encore du germe originel charnel, les éternels recommencements souvent semés d'embûches et d'horreurs, le monde trompeur.... les chamailleries chagrines des vents....

    Turbulences en cascades sur l'effritement du Temps qui enfanteront l'Homme féroce, œuvre sublimée contenant Ciel et Terre, ivre de ses errances, pris dans une trajectoire dont il ignore tout....

    J'aimerais cueillir la Beauté sauvage qui vient du fond des Temps en chaque goutte qui coule, source de vérités profondes, espérance de vie enfermée dans la poésie de son âme immortelle.

    Multitudes de gouttes qui tutoient le Ciel, se répandent et fécondent la plaie béante de la Terre matricielle méprisée, massacrée par l'Homme.

    La goutte d'eau sait d'où elle vient et où elle retournera : une goutte perdue dans l'immensité des eaux... alors que la marche aveugle de l'Homme - poussière dans l'immensité de l'Univers - l'entraîne vers des rivages à jamais perdus.

    La goutte d'eau sans cesse défie l'Espace et le Temps.... mais l'Homme traverse des guerres meurtrières, s'égare dans des déserts arides, confie son âme à des tyrans avides qui fanfaronnent...

    Larmes de l'Homme enfermé dans le béton et les éternels renoncements qui enfantent l'enfer.... Homme captif des causes vaines, des libertés bafouées.... gangréné par la trahison de ceux qui le sonde sans répit en sa profondeur pour en tirer profit !

    L'Orage soudain jette avec rage des trombes d'eau sur la voiture et la campagne.

    Je frémis en pensant aux dérèglements climatiques - ouragans, villes englouties, sécheresse.... - prévus par les climatologues... dont nous avons déjà des avant-goûts  !

    Toute la campagne alentours boit goulûment la colère du ciel ; mais un arbre géant, secoué violemment, fait triste mine sous la cataracte qui lacère son feuillage.

    Des diamants se mêlent et s'entremêlent sur la vitre rudoyée, et le tonnerre roule sa Gloire d'apocalypse en d'aveuglantes clartés sur mes nerfs à vif ... Poumon  de l'air dilaté à l'extrême  qui entonne son chant de soudard au-dessus de la vie liquide ...

    Peut-on aimer ce qui cherche à vous détruire ? Terrée dans ma voiture ballotée, je crie des mots qui volent et rebondissent dans l'espace clos... et j'aime tout ce tintamarre, cette furie rebelle et libre...

    Mais je n'y vois plus goutte !

     

    Luciole

     

    LA GOUTTE D'EAU

    BISOUS MOUILLES

     

    Le cycle de l'eau par Jamy

     

     

     

     

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