• JANVIER BLUES

    Pour répondre au DEFI des CROQUEURS de MOTS n° 198 mené par ABC

    "SURPRISE de JANVIER"

    pour lequel je n'ai pas pu participer en temps et heure,

    Je vous propose cette Fiction :

     

     Vite, à vos tablettes de chocolat !

    Janvier est là, avec son cortège de mal-être, de blues, de spleen, de mélancolie, de cafard, de bourdon et autres bestioles peu sympathiques... surtout après les Fêtes ! Mois Pic de dépressions, de ruptures, de divorces .... voire même de suicides !

    Et le Jour Fatal, sortez vos mouchoirs, c'est le maléfique 3ème Lundi de Janvier ! Ouf, il est passé : c'était hier !

    Tiens, ce billet concocté .... hier.... suite à la lecture d'un article sur Janvier... tout à fait par "hasard"... qui m'a donné envie d'en savoir un peu plus !

     

     

    JANVIER BLUES

    Fiction

     

     

    Après un Réveillon-Belle Famille agité, un mélancolique Noël-à-deux avec les restes de la veille dans une maison dévastée et un Jour de l'An-Amis bruyant et très speed... pour lesquels Luce s'était dépensée sans compter... elle croulait sous les corvées.... La maison ressemblait à un champs de bataille !  

    "Vive 2018 !" soupira t-elle ...

    Epuisée, le visage hâve et les yeux pochés, elle avait un immense besoin de paix, de silence, de tranquillité.

    Elle s'était éreintée à incarner "l'esprit de Noël" selon les souhaits de chacun, un sourire chaleureux et enjoué plaqué sur les lèvres....

    Pourquoi cette insondable tristesse qui remontait des tréfonds de son inconscient ?

    Elle se remémora tous ces Noëls fastueux, lumineux et enchanteurs passés chez ses parents, du temps bénis de leurs vivants, avec ses frères et soeurs, tantes et oncles, cousins et cousines.... Un Paradis perdu !

    Frères, soeurs .... et Enfants dispersés aux quatre coins de la France, tous occupés avec leur propre famille,  impossible à réunir ... qu'elle ne voyait plus qu'occasionnellement une ou deux fois par an... Et encore !

    Son manque d'enthousiasme pour ce monde factice de la Fête imposée et de la Consommation effrénée s'aggravait d'année en année.

    Désenchantement de ce monde contemporain devant un Noël laïcisé, privé de cette connotation religieuse qui lui donnait du sens et servait de liens entre les Êtres Humains !

    De quel "esprit de Noël" parle t-on désormais ?

    Seulement d'une "magie de Noël" conviviale , entre consumérisme et bons sentiments, reposant sur une figure-phare fictive, le "Père Noël", sensée faire plaisir aux enfants ?

    Depuis qu'elle avait découvert à ses 7 ans, en les prenant sur le vif, que le "Père Noël" était en fait ses parents... elle ne  supportait plus ce mensonge parental et universel ! Quel choc, quelle  déception et....  quelle rancoeur vivace dans son coeur ! Plus de "Père Noël" chez elle ! Elle riait devant ces gros bonhommes ventrus et rouges pendus aux balcons : bien fait !

    L'immense sapin richement décoré clignotait encore dans le Salon.

    Machinalement, elle remit une bûche dans l'âtre.

    Curieusement, elle se sentait engluée dans une fausse sentimentalité bourgeoise sur fond de musique d'ambiance sirupeuse....

    Pfiouou ! quel grand vide, d'un coup !

    Son Homme arriva en maugréant, traînant la savate, les cheveux en bataille et l'estomac "en vrac" !

    Aille aille aille ! Nuages en formation !

    La vague des Fêtes était passée, mais elle sut d'instinct qu'elle pouvait brusquement s'enfler, bouillonner, fracasser....

    Dans les veines de l'Homme coule du sang de loup... qui peut vite devenir fureur, sauvagerie .... malgré la douceur trompeuse des bras !

    Il avait une philosophie de mâle conquérant ... "Ne pas subir : il y a ceux qui agissent, et ceux sur qui on agit !" Point barre !

    Elle se sentit soudain aussi insignifiante qu'une bulle de savon !

    Etrange quotidien en proie aux angoisses indéfinies chevillées au corps et même jusque dans son sommeil !

    Bon, elle savait que Janvier était le mois le plus difficile de l'année, sans doute dû au blues des- lendemains-de-fêtes, de la baisse de la luminosité et du raccourcissement des jours....

    Une Nouvelle Année, ce peut-être la Promesse de l'Aube... mais c'est aussi un saut dans l'Inconnu

    Malgré les illusions qui consistent à croire qu'on est libre d'agir selon nos aspirations profondes, nos vies ne sont-elles pas conditionnées, modifiées, transformées... par des éléments extérieurs ?

    Folle traversée peuplée de souvenirs souvent douloureux et de rêves confondus !

    Il fallait que cette Année-ci soit un Renouveau pour elle !

    Le plus grand danger qui guette l'Être Humain, c'est de ne pas être aimé....

     

    Luciole

     

    Lexique :

    "Avoir le blues" : formule anglophone de "the blues" ("démons bleus") ; en Français : "idées noires".

    "blues" incarné par une musique de Jazz eu 20ès à Memphis dans le Tennessee sur laquelle dansaient les Noirs américains.

    "Mélancolie" : maladie décrite par Hippocrate qui soignait la rate de ses malades ("les atrabilaires"), organe accusé de produire de la morosité.

    Mélancolie = "tristesse douce et vague" de La Fontaine aux Romantiques.

    Puis caractérisée de "maladie mentale" au 19ès,

    Pour devenir de nos jours "état de profonde tristesse accompagnée d'un assombrissement de l'humeur, d'un dégoût de soi et de l'existence"

    "Avoir le cafard" = "avoir les idées noires"

    "le cafard" au 16ès désignait "un faux dévot" !

    Ce mot dérivant par ailleurs de l'arabe "kafir" signifiant "mécréant".

    "Avoir le seum" = formule née entre 1875 et 1900, selon Maurice RAT, dans la Légion étrangère.

    Issue de l'arabe "sémm" = "venin".

    "Avoir le seum" signifie : "j'ai la haine !", "j'en ai ras le bol", "je suis dégoutté" ou "je suis très triste" selon les circonstances....

    "Avoir le bourdon" : selon Marie-Hélène DRIVAUD, Directrice éditoriale du Robert, cette formule dériverait des "idées sombres qui assaillaient les soldats durant la Première Guerre Mondiale"

    En référence à la couleur sombre de l'insecte - le Bourdon- et son aspect peu sympathique ainsi qu'au son grave qu'il émet en volant.

    "Triste" : vient du latin "tristis" = "affligé", "chagrin", "fâcheux"....

     

    Mais même dans la plus profonde de nos tristesses, il y a toujours un soupçon de COLERE qui redonne du punch, qui redonne Foi en la Vie !


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  • UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

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    DEFI 192 pour Lundi 9 Octobre 2017

     

    Jeanne FADOSI à la barre des Croqueurs de mots :

    "Une Heure de votre vie en quelques mots"

     

     

     

    Prélude au Temps qui passe - Bernard SALLES - Scherzo

     

     

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

     

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

     

    Nerfs en pelote - Système neuronique en faillite !

    Divers ions entrent en action, tentent désespérément d'établir connexion,

    mais cerveau zombie !

    Quel gâchis !

    L'Heure s'écoule et m'échappe... file, file !

    Modules intérieurs en guerre civile....

    Ma plume est punie !

    Encéphalogramme plat maudites statistiques annoncé !

     

    Une Heure, ce n'est rien, mais toutes ces heures de ma vie volées ?

     

    Drogue, ce blog,

    Liberté de vivre menacée !

    Piratage de l'esprit ?

     

    Une Heure, ce n'est rien, mais c'est beaucoup,

    Tous les jours d'une vie !

     

    Luciole

     

     

     

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

     

    Voilà ! Je viens de terminer de charger le camping car

    et nous partons demain matin pour une balade de quelques jours ! 

    Où ? quelque part le long de la Côte ...

     

    Une façon de rendre plus agréable les heures qui viennent ! winktongue !

     

    A bientôt donc et bisous


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  • UNE PETITE TRANCHE ?

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    UNE MINUTE POUR CONVAINCRE

    DEFI 179 des CROQUEURS DE MOTS

    Mené par Abécé

     

    À la foire aux coups de cœur, vous avez une minute pour convaincre

    et nous faire craquer pour un de vos objets favoris

    (un objet et un seul, il vous faut être bref et très persuasif)

     

    Vous publiez votre défi sur votre blog le lundi 6 février

     


      

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

     

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

    Chacun sait que le POST-IT est un excellent outil de communication favorisant les échanges !

    Sauf quand la routine s'installe et qu'il se fond dans le décor.... On ne le voit plus !

    RE-AGISSONS ! INNOVONS !

    Voici un post-it original... s'échanger des messages par tranches de saucisson interposées !

    Vos petits messages d'amour ne vont-ils pas prendre une saveur particulière ?

    UNE PETITE TRANCHE ?Imaginez "Tu es la Femme de ma vie" sur une tranche de Salami posée délicatement sur l'oreiller de votre dulcinée ...

    Où "Je pense à toi" sur la porte du Frigo !

    Il ne faut pas oublier le pouvoir extraordinaire des mots sur le mental, qui ne demande qu'à être alimenté chaque jour pour être heureux !

    Les mots vont lui donner envie d'agir, d'atteindre le but proposé, de persévérer...

    Il faut l'aider, ce mental paresseux, le réveiller, le sortir de sa petite zone de confort !

    UNE PETITE TRANCHE ?

    Laissez libre cours à votre imagination...

    Par exemple, dessiner un coeur sur une tranche de saucisson, juste en dessous de "Je pense à toi",

    N'est-ce pas une petite note coquine qui va révolutionner le mental du Chéri

    Et distiller à son insu "J'aime le cochon qui sommeille en toi" ?

    UNE PETITE TRANCHE ?

    J'aime faire des petites surprises à mes invités...

    Mettre leurs papilles en émoi par un Plan de Table exposé sur un tableau avec chaque nom inscrit ... sur une tranche de salami ... c'est fun, non ?

    Comment ?  "tête de cochon, tête de ..." ?

    Mais mes invités ont de l'Humour : ils n'auront pas cette vilaine pensée. Le temps d'un sourire, ils se réjouiront à l'idée d'un bon plat de ... cochonnailles déjà posé sur la Table ! M'enfin ! où avez-vous la tête ?

    UNE PETITE TRANCHE ?

     Petit intermède qui me fait penser à la célèbre robe en viande de Lady Gaga exposée dans un musée de Washington aux U.S.A.

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

    Entre nous : beurk, beurk !

     

    Et tenez, pourquoi pas ce délice charcutier en papier, tout rose et tout mignon, dans l'univers sévère de son bureau, histoire de déclencher les rires, et de PO-SI-TI-VER ... (post-it-iver !)en attendant l'Heure salvatrice du diner ?

    Redoutable envoûtement séculaire d'une tranche de saucisson malgré la terrifiante armada diététicienne qui se penche à notre chevet et veut s'ériger en valeur suprême ?

    "La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson : c'est une grande loi de la Nature" vous répondra François Cavanna...

    UNE PETITE TRANCHE ?

     Alors, une petite tranche 0% de matière grasse saupoudrée d'un "Je vous aime" ?

    Bon, je sais : j'écris comme un cochon... mais le coeur y est !

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

     

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

    (Cliquez sur les post-its pour mieux lire)

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

     

     

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

         UNE PETITE TRANCHE ?

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

     

     

    UNE PETITE TRANCHE ?UNE PETITE TRANCHE ?

     

     

     

     

    UNE PETITE TRANCHE ?

    UNE PETITE TRANCHE ?

     

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    UNE PETITE TRANCHE ?

     

     


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    DEFI n° 174 DES CROQUEURS DE MOTS

    MENES PAR LILOUSEIL

     

    Racontez une belle histoire qui va mettre en scène :

    trois personnages :

    Jules, Jeanne et son éternelle cane

    Un personnage de petite taille qui semble assez agité

    Un lieu : une mare près de l’église

    Un objet : une pendule

    À 8h lundi 21 novembre 2016,   

     

     

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    C'était un petit brigand de son village, sans foi ni loi... enfermé dans sa chambre comme un lion en cage. Il répétait devant son miroir les mots qui frappent, les mots qui éclatent...

    Il dégainait des arguments particulièrement affutés censés la mettre K.O., la vertueuse Jeanne qui ne sortait jamais sans sa Cane...

    L'amour de Jeanne pour son volatile palmé était sans limite.... Amour impitoyable qui pouvait anéantir tout ceux qui voulaient se mettre en travers de leur chemin... Beaucoup de ses copains en avaient fait l'amère expérience... Qu'il s'en souvienne, donc !!!

    Surtout que dans le village, Jules avait mauvaise réputation. On glosait sur son cœur d'artichaut ...

    Et la Fine Mouche aux yeux pervers le savait !

    Ding, ding, dong s'acharna méthodiquement la Pendule du Salon qui disait "oui, mais ???"... puis "NON, NON, NON..."

    Pendule qui l'avertissait de se mettre à l'abri, de se trouver vite une position de repli...

    Elle avait vu tant de générations se succéder dans ce Salon ! Fragilité de l'Homme malmené par ses émotions ... et tellement impuissant face à la Nature puissante et immuable...

    Elle savait que Jules n'était qu'un maillon dans la Chaîne sans fin des générations et que de lourdes dettes à payer du passé de ses ancêtres le rendaient beaucoup moins libre qu'il ne le pensait.

    Son mécanisme en grinçait des dents ! Elle était si désappointée que personne ne l'écoutait... Son huile en rancissait d'amertume !

    "Boum, boum, boum" s'affola douloureusement le cœur qui se voulait polisson du jeune garçon de 15 ans.

    Il en avait marre de la Toquée du Tic-Tac qui passait sa vie à égrener le Temps ! ah, celle-là, le silence n'était pas son ami ! Un jour, il lui fera la peau, promis !

    Il voulait tout, ce jeune minot ! Progressivement, il retrouva ses ailes de jouissance... Oui, il se voulait puissant... surtout devant les copains ... et la petite Jeanne !

    "J'ai RV avec Jeanne" ! Il chantonnait sur le chemin qui menait à la mare derrière l'Eglise.

    Jeanne y était déjà, et pendant que sa Cane barbotait à grands bruits d'eau et d'ailes, Jeanne trempait ses petits pieds de reine dans l'eau trouble en égrenant une comptine de sa voix claire ;

    "Entrez dans la danse, voyez comme on danse... chantez, dansez, embrassez qui vous voudrez...."

    Tout en épiant sous ses paupières mi-closes le gamin soudain intimidé...

    "Coin-coin-coin" claironna la Cane ironique et jalouse, en symbiose avec sa grande amie.... qui , malicieusement, releva plus haut jupons et cotillons...

    Il coulait dans le cœur de Jules une chaude liqueur, une mâle vigueur....

    Et s'approchant de la Belle, plaqua sur sa joue de chastes baisers.

    "Coin-coin-coin" s'indigna violemment l'odieux volatile, à réveiller les morts du cimetière de l'Eglise.

    Et Monsieur le Curé de sa sieste... et là, c'en était fini de ses rêves de douceurs....

    Il s'agenouilla et entonna :

    "Je suis votre Chevalier, gente Demoiselle, et veux vous couvrir d'or, de rubis... (puis d'un ton plus bas) "de baisers...!

    Le petit pied nu de la Belle frappa l'herbe douce de la rive et elle s'écria fièrement, relevant la tête :

    "J'en suis bien aise, mon Chevalier, allons gambader dans les fleurettes..."

    Ils se tinrent par la main... Jules jubilait - Les copains vont en baver de jalousie !

    Un petit pont enjambait un ruisseau. Une idée le traversa :

    "Voulez-vous, ma Reine, que je vous porte pour ne pas gâter vos dentelles ?"

    "... Portasse, que je vous portasse... mon bel ami ! Mais faites donc, je vous en prie !"

    Pas facile ! Il s'embrouilla les bras dans le paquet de cotillons, puis raffermit sa prise et la souleva ! Elle se pendit à son cou.

    "Mazette, elle pèse, la Jeannette !" souffla lourdement Jules

    Et vite, loin de la Mare et de la Cane, l'entraîna vers l'abri des arbres sous la futaie. L'haleine de la Belle lui chatouillait voluptueusement le cou, provoquant maints frissons dans tout le corps !

    Il déposa le volumineux paquet, à bout de souffle, sur la mousse fraîche.

    "Savez-vous que l'on médit de vous et vous traite de voyou ?" susurra le petit diable au regard espiègle.

    Piqué, Jules lui baillonna la bouche à pleins bécots, pendant que sa mâle assurance flambait....

    Le Belle empourprée essaya de se reculer, mais se retrouva piégée contre le tronc d'un énorme chêne....

    "Monsieur.... monsieur..." pépiait elle effarouchée dans un joyeux remue-ménage de toutes ses dentelles.

    Mais ses petits bras battaient l'air sans le repousser. Il s'enhardit et lui mordilla les lèvres, la tendre chair du cou et .... descendit vers la lisière de son corsage.

    Et là, ahuri, Jules vit 2 mains sortir doucement du corsage les fruits défendus....

    "Ah, ça, elle n'y va pas par 4 chemins !" pensa t-il, soudain rempli de désarroi... pendant que la mutine le regardait, enjôleuse !

    Il prit feu, murmura des mots tendres impétueux et voulut toucher les rondeurs offertes....

    "Mais j'entends siffler le train, mais j'entends siffler le train...." hurlait à tue-tête une voix nasillarde qui fit chavirer les cœurs affolés des tourtereaux....

    Le petit prêtre, alerté par les criailleries de la Cane, fondait sur eux de ses courtes pattes en agitant un gourdin...

    Jeanne se réajusta vivement pendant que Jules se relevait et se postait bravement devant sa Belle afin de la protéger des regards furieux du prélat.

    Il entendit un violent bruit de jupons froissés et vit sa Jeanne s'enfuir à toutes jambes, les cotillons troussés à 2 mains, passer le petit pont et rejoindre la Cane courroucée qui l'attendait avec forces cancanages ....

    Jules avait le corps à feu et à sang ! Il rageait !

    "C'est bien mal fréquenté, ici" clama de sa voix haut-perchée le prêtre qui semblait s'amuser, les yeux plein de malice....

    "Va faire ta valise, vaurien... et ne reviens pas au village avant que d'avoir l'âge de raison... et une barbe drue !"

    "Tu prends le large par le prochain train. J'irai parler à tes parents !"

    Et c'était bien loin, là où le curé l'emmena, au grand soulagement des parents, inquiets des possibles représailles des parents de la gamine délurée...

    "Ding, ding, dong" soupira la Pendule du Salon, qui avait vu juste, une fois de plus !

     

    Luciole 83

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Georges BRASSENS

    Né à Sète (Languedoc) le 22/10/1921 

    Mort à St Gély-du Fesc le 29/10/1981

    Auteur-compositeur français

     

     

    Qui est la Jeanne de la Chanson "La Cane de Jeanne" ?

    http://www.telestar.fr/article/georges-brassens-france-3-qui-est-la-jeanne-de-la-chanson-la-canne-de-jeanne-photos-171466

    Un jeune délinquant de Sète décide de "monter à Paris" en Février 1940, envoyé  par ses parents  chez sa Tante Antoinette qui tient une pension de famille dans le 14è....

    Georges travaille (relieur, puis manœuvre chez Renault...)

    Antoinette a une amie chère qu'elle lui présente : Jeanne le Bonniec - 50 ans.

    Pendant la guerre, à 22 ans, il est envoyé de force aux alentours de Berlin comme travailleur dans la manufacture d'avion BMW.

    Pendant une permission, il s'enfuit chez Jeanne (pour protéger sa Tante de la Gestapo)... taudis sans eau chaude, ni gaz, ni électricité , ni tout-à-l'égout...) mais une vraie ménagerie dans la cour dont la fameuse Cane - dans lequel il restera 22 ans ...

    Jules, Jeanne et la Cane

    Chez Jeanne, 9 impasse Florimont

    L’impasse aujourd’hui fleurie, offre un aspect beaucoup plus pimpant
    que le coupe-gorge sordide, d’il y a 60 ans, aux façades lépreuses.

    Le ciment a  aujourd’hui remplacé la chaussée de pavés, sillonnée à l’époque par une rigole d’eaux usées.

    http://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/7-impasse-florimond-sur-les-traces-de-georges-brassens

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Georges Brassens et Jeanne

    Jules, Jeanne et la Cane

     

    Jeanne est attirée par ce jeune gaillard de 22 ans, d'une grande gentillesse et doué d'une réelle sensibilité artistique, poétique et musicale..
    Jeanne est mariée à un doux alcoolique, Marcel, qui non seulement accepta ce ménage à 3, mais adopta Georges pas encore Brassens comme un fils. Georges lui dédiera sa chanson "l'Auvergnat".

    Jeanne lui achète une guitare avec ses maigres économies et aidera à la publication à compte d'auteur (avec la famille de Georges) son recueil de poésie " A la Venvole"...

    Mais voici que Georges Brassens tombe amoureux en 1947 de Joha Heinam, qu'il surnomme "Püppchen" puis "Pupchen" (petite poupée en allemand)... avec laquelle il ne vivra pas ni ne se mariera... mais restera fidèle ! Elle sera enterrée à ses côtés dans la tombe familiale de Sète.

    Pour elle, il compose "Je me suis fait tout petit devant une poupée".

    Cependant, malgré sa célébrité, il reste dans le taudis de Jeanne jusqu'au milieu des années 1960.

    Veuve de Marcel, Jeanne, âgée de 75 ans, se remarie avec un Homme de ... 37 ans ! Georges, refusant le ménage à 3, s'enfuit... Mais il gardera toujours une grande amitié pour sa Jeanne.

     

    Jules, Jeanne et la Cane

    Tombe de Georges Brassens aux côtés de ses parents et de "Pupchen"


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    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

    (Cliquer sur l'image)

    DEFI n° 173 par JOSETTE

    QUI SORT DE SA CACHETTE POUR NOUS STATUFIER SUR UN BANC

    d’un drôle de breuvage, on vous a servi une boisson qui vous a statufié sur un banc public !

    Racontez ce que vous voyez ou entendez ou même ce qui se passe dans votre tête…

    pour retrouver la réalité pour ce lundi 7 novembre 2016

     

    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

     

    Nouvelle du 7 Novembre 2016

     

    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

     

    Il parcourait lentement, avec précaution, l'allée principale du cimetière, noyé dans la foule des grands jours, au cœur d'une mer chatoyante  de chrysanthèmes à perte de vue.... Odorants souvenirs hantés par le sentiment de la perte et du temps qui s'enfuit, de la fragilité de la vie... qui démultiplient la présence de la mort....

     

    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

     

    Craquements et crissements brefs sur le gravier qui amplifiait le bruit d'une myriade de pas pressés ou lourds de chagrin...

    Gémissement sourd du vent, murmure confus de paroles, sensibilités exacerbées mêlées de prières graves et tristes, d'espérance et de crainte.... que la foule déversait doctement sur les tombes illuminées d'un vif éclat...

    Le Vieil Homme sentait cette rumeur l'envelopper d'une chaleur lourde, débilitante...

    Des créatures invisibles vrombissaient dans l'air...

    Soudain, des piqures, des  brûlures lancinantes lui vrillèrent les bras, les jambes et le corps tout entier... Flashs de lumière intense ! Il s'arrêta en chancelant, pris de vertige... Ses jambes semblaient pouvoir à peine le soutenir... Bruits assourdissants, lumière aveuglante...

    Il s'écroula sur un des bancs de pierre qui jalonnaient l'allée, au milieu d'un réseau dense de magnifiques statues...

    La vie s'estompait... Un déclin lent, inexorable...

    Il fixait la foule, incapable de bouger, de parler... étrangement vide, engourdi...

    Silence, tristesse, résignation lui adressèrent un ultime salut...

    Puis, écrasé de stupeur, il entendit un étrange grondement, une sourde rumeur qui semblait monter du sol, une vibration de l'air, tandis que des mains nerveuses l'agrippaient violemment ...

    Cris, rires d'enfants sauvages qui jouaient à la guerre en tournant autour du banc,  frôlant le Vieil Homme sans ménagement. Il ne put remuer les lèvres pour protester. Il lutta contre l'angoisse...

    Une sorte de coma qui le figeait, l'immobilisait ainsi ?

    "Elle est super-moche, cette statue... crie l'un des excités...

    "Un vieux con en pierre... faut lui faire la peau !" hurle un petit en lui plaquant une volée de gifles... pour secouer aussitôt ses mains endolories en pleurnichant "Aie ! ça fait maaaaaal !", pendant que les autres se tordaient de rire en se moquant de lui...

    "Un vieux con en pierre... en pierre.... en pierre" se répétait Il ahuri ???

    Voilà ce qu'Il était devenu ? de la pierre, comme toutes ces statues autour de lui ?

    Les claques l'avaient ébranlé .. parce qu'il n'avait ressenti aucune douleur. Il était rempli de terreur !

    Quelque chose lui échappait à laquelle il ne pouvait se soustraire. Etait-Il esprit dans un corps de pierre ?

    Il posa ses yeux difficilement, car il ne pouvait bouger la tête, sur  ses mains posées sur ses genoux... De vieilles mains ravinées par le temps, couturées de grosses nervures... en pierre !

    Les mains d'un vieux gâteux, d'un "vieux con moche" !

    Ce corps de pierre serait-il son tombeau ? La mort l'aurait Il saisi en lui laissant subsister seul son esprit ?

    La moutarde lui monta au nez ! Il se retrouvait tel qu'il était, hormis cette épouvantable carcasse  de pierre...

    Il aurait tant aimé une transformation ultime toute d'amour et de beauté, des ailes étincelantes déployées vers un Infini de Gloire !!!

    Que signifiait cette nouvelle réalité qui lui échappait totalement ?

    "Un vieux con moche de pierre" au cœur d'un vaste espace semé d'ossements humains... Des fantômes du temps-lent-long--monotone nichaient sous ses pieds...

    Les morveux étaient partis continuer leur guerre ailleurs en hurlant  : "Pan, pan... t'es mort !"

    A peine sont ils nés qu'ils veulent déjà se tuer entre eux ! Exutoire à leur agressivité intérieure, d'accord, mais quand même ! Certes, ils étaient dans l'imaginaire, Il en convenait... Il eut une pensée émue pour son enfance où jouer avec des bâtons censés être des fusils n'était pas synonyme de violence, ni de mort non plus... On "tuait" pour "rire", "pour de faux"...

    La vraie guerre et ses horreurs, il l'a connue... et ne s'en était jamais remis vraiment !

    Son arme était alors plus précieuse que sa vie !

    Ça été un tel bordel, cette guerre, avec tous ces morts autour de lui, ces interminables files misérables de réfugiés sur les routes...

    Mémoire en pèlerinage sur les traces de l'enfant perdu qu'il était alors, glué à son fusil pire qu'à un amant, et Il tirait, Il tirait à en perdre le souffle, souvent au hasard, le cœur serré... Ses illusions de gosse en pleine crise d'adolescence se fracassant sur le mur de la dure réalité.

    Etait-ce la voix de tous les trépassés tués par lui, bien malgré lui, qui réclamait justice, le clouant ainsi dans ce corps minéral ???

    Sa conscience lui adressait de cruels reproches. Il lui imposa silence en se persuadant qu'Il avait été seulement la VICTIME, la VICTIME et rien de plus... Il avait eu tant de peine à couvrir d'un voile opaque tous ses souvenirs atroces depuis toutes ces années....

    Au déplacement de la lumière, Il devina qu'on venait de s'asseoir à son côté gauche... Un fluide glacial, une odeur affreuse de malheur se dégageait de la personne qu'il devinait féminine..

    Soudain, à sa grande surprise, elle lui adressa la parole :

    "vous savez, voilà 2 ans qu'il est mort. C'était un homme de petite taille mais fort et nerveux comme un taureau... Mais qu'il buvait donc ! Je me tenais toujours à distance de lui, car je craignais sa violence qui s'aggravait d'année en année... Il y avait entre nous une barrière infranchissable de haine et de mépris !
    Lui pour tout ce qui n'était pas lui, et moi pour lui !

    Toute sa virulence se brisait contre mon inertie... Puis un jour de grande colère, le sang lui monta à la tête et il tomba raide mort à mes pieds... me laissant sans ressource car il avait bu sa vie...

    je me suis nourrie de tant d'illusions durant ma jeunesse... Si j'avais eu connaissance d'une telle existence misérable, aurais-je accepté l'idée de vivre ? ça non !

    Croyez-vous que nous quittons cette terre tels que nous étions dans notre vie ? Je crains fort pour lui !

    Votre silence est angoissant ! comprenez, je suis entrée dans une nuit peuplée de cauchemars...

    Il faudrait mourir dans un baiser d'amour... sinon, comment accepter de traverser les âges ? ou bien devons-nous sans cesse arroser la terre de larmes et de sang ???......."

    Elle se leva brusquement et se planta devant lui. A travers la voilette de tulle noir surannée qui lui couvrait le visage, il pouvait voir les larmes couler... Il devina sa surprise, son ahurissement... Elle était d'une maigreur effrayante dans son strict tailleur noir...

    Elle le toucha de sa main gantée, puis soupira bruyamment : "Suis-je sotte, je parle à une statue !"

    Elle le quitta brutalement en trottinant dans les cailloux...

    "Mourir dans un baiser d'amour" Que la formule était jolie et douce ! 
    Murmure d'assentiment de son esprit ! De quoi se réconcilier avec cette condition humaine si douloureuse parfois !

    Cette femme avait touché son âme et comme son discours sonnait juste !

    D'un coup, les odeurs âcres des chrysanthèmes, la lumière et les bruits assourdissants qui se déversaient sur lui l'étourdirent ... Comme il avait hâte d'être seul pour réfléchir, comprendre sa nouvelle condition...

    Se pouvait il que la vie sortie des tombeaux se produise sous une forme éthérée, tout près de lui ? Il scruta les statues perchées sur des socles ou sur les tombes devant lui... Rien de vivant ne transparaissait ?

    Un groupe fort animé d'étudiants chaussés de lunettes à grosses montures à la dernière mode, tee shirts  informes imprimés de leurs idoles préférées tombant sur des jeans délavés... dérangeait l'ordre établi des rites funéraires, agaçant les familles ...

     

    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

    Le Viel Homme rit de bon cœur en repensant aux joyeux lascars étudiants en médecine du 16è s, Rabelais - auteur de Pantagruel lui-même - en tête, qui allaient déterrer en secret les morts pour les autopsier...

    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

    François Rabelais, écrivain français humaniste de la Renaissance

    né à la Devinière à Seuilly, près de Chinon, en 1494 et mort à Paris le 9 avril 1553

     

    Rabelais qui décréta plus tard que "Rire est le propre de l'Homme", face aux gardiens de la morale qui affirmaient que "Rire était un péché"...

    Il aimait tout particulièrement ces formules rabelaisiennes "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", et encore : "Tout vient à point à qui sait attendre !"

    Les lecteurs assidus de "Pantagruel" et de "Gargantua" savent-ils que Rabelais et ses amis en goguettes moururent sur le champs en lisant une étrange formule latine amenée en grand secret par le romancier féru de "sciences occultes"... sauf 2 personnes... qui ne connaissaient pas le latin, heureusement pour elles ???

    Il fut tiré de sa joyeuse méditation par des propos acerbes lancés par des personnes âgées courroucées par le tapage des jeunes :
    ".... Police, désordre sur la voie publique, surtout dans un lieu saint..."..."...scandaleux..."... "incroyable ! non mais, incroyable !..." etc, etc...

    Ah qu'il craignait les échauffourées ! Déjà qu'il était empêtré dans sa gangue de pierre ! Il se sentait noyé dans l'écoulement des choses, impuissant, démuni, fragilisé...

    Il a toujours fuit la Bêtise Belliqueuse Humaine... Des choses horribles remontaient du passé qu'il repoussa violemment ! Il avait aimé par dessus tout le silence de sa solitude... avant de devenir monstre minéral aux aguets exposé aux regards de tous...

    L'air vibrait sous la force des quolibets à l'encontre des ados qui, heureusement, les ignoraient superbement ....

    La jeunesse possède une vie propre à elle , et même si elle perd vite son innocence dans ces temps modernes, elle n'en continue pas moins de croire en elle-même... se rassura le Vieil Homme en souriant de tendresse...

    Tout le clinquant de la jeunesse vient de son ignorance des mensonges, des illusions dont se nourrit la destinée... et surtout "l'Avenir", ce terrifiant inconnu ... "
    pensa t-Il doctement en réponse à la question de la grand mère en noir !

    Mais fallait-il s'empêtrer dans de vaines certitudes ?

    Il était fier de la ténacité, de la quête incessante des jeunes pour réaliser leurs rêves...

    Tous les êtres humains du monde ne parlaient ils pas le même langage, en fait, au cœur de la diversité de leurs vies , avec les mêmes désirs de bonheur, de réussite... etc, etc ?

    Le groupe était enfin en face de lui, chacun furieusement passionné par quelque chose, mais sur quoi donc ?

    "... l'obligation d'y réfléchir avant qu'il ne soit trop tard, les mecs... car ces technobiologies peuvent annoncer la FIN de l'HUMANITE... le génome humain est sacré... N'oubliez pas que toutes modifs sont irréversibles"

    "Attends, comme tu y vas, toi ! C'est pour les tradis, ça ! "

    "Mais non, mec, modifier la Nature Humaine est la plus sûre façon de ruiner la morale universelle !... et..."

    Le Vieil Homme était scotché ! mais de quoi parlaient ils, ces enfants grandis trop tôt ? Des réflexions d'ados, ça ? Il n'en revenait pas !

    ".... non, mais arrête, quoi ! Tous ces millions de gens hyper-malades dont la vie est horrible... N'ont ils pas droits à des améliorations biomédicales ?"

    'Ouais, mais d'un bricolage génétique : tu rêves ! ces biotechniciens veulent notre peau à vouloir augmenter les capacités humaines... c'est démesure un point c'est tout !"

    Un violent brouhaha s'ensuivit ! le Vieil Homme soudain passionné s'agaça... Il ne comprenait plus rien ! Fallait les suivre, les minots d'aujourd'hui !

    "..... Les Transhumanistes vont ils améliorer l'Humanité vers le MIEUX ou vers le PIRE ... Là in the question, les gars !" criait un jeune angoissé.

    "Mais il faut les encadrer, leur donner des limites... pas interdire !" hurla un autre furieux.

    Le Vieil Homme avait beau ouvrir grand son esprit, il ne saisissait pas le sens des mots !

    ".... l'hybridation ! l'Homme/Machine ! Faut vraiment être con pour l'imaginer un instant !"

    "... Non, mais là, tu mélanges tout ! ça c'est le POSTHUMANISME ! pas la même chose !...."

    "FAUX!" trancha net un gamin long comme un jour sans fin ! Du Transumanisme au Posthumanisme, il n'y a qu'un pas qui sera franchit sans que tu le saches ! ...."

    "Ecoute ! Ecoute bien ! implanter une puce électronique derrière la rétine d'un aveugle pour lui rendre une partie de sa vue... C'EST PAS BEAU, ÇA ?!!!"

    "... Ouais, bon, d'accord.... ça oui ! ..."

    "Lutter contre la vieillesse et la mort, C'EST PAS GENIAL comme programme ? Lutter contre l'usure de ton corps, T'EN VEUX PAS PEUT ÊTRE ?...."

    "La presqu'immortalité ? tu plaisantes ! EFFROYABLE, MEC ! Imagine les conséquences !!! TU VEUX DESHUMANISER OU QUOIIII ! ...."

    "Ben quoi ! T'as pas lu "Gilgamesh" toi ! Un mec vieux grave du 18è s avant JC qui déjà le décrivait  : "la vie sans fin" ! ...."

    "NONONON ! je lis ACTUEL, je pense ACTUEL... j'vais pas r'chercher dans les antiquités, moi ! Va sur Internet ! Y'a GOOGLE qui dépense bonbon pour vouloir 'tuer la mort"....Va, tu vas voir !...."

    "Mais ça commence à toucher l'Europe, les gars ! Et tu vas voir, dans les 10 ans à venir, ce sera là, que tu le veuilles ou non..."

    "Mais c'est déjà là, en route, depuis 10 ans... aux Etats Unis, en Chine, en Corée du Nord.... Mais QU'ESTCEQU'ONFOUTCHEZNOUS !!! "

    "Google, tu dis ? où ça ?... ou ça ?"

    "Université de la Singularité" dans la Silicon Valley... entre autres...."

    "Moi, si ch'uis malade grave, j'hésite pas ! Même au prix de manips génétiques irréversibles ! foutu pour foutu !...."

    "Même au risque que tu deviennes un monstre... même au risque de fabriquer des monstres ? Des Homme/Machine qui n'auront plus rien à voir avec l'Humain ?....

    PAS ENVIE DE VOIR MES AFFECTS, MON INTELLIGENCE, MA CONSCIENCE DUPLIQUEE A X EXEMPLAIRES, refilés tout chaud à des robots super-sophistiqués qui feront de moi leur esclave grâce à MON cerveau retrafiqué et des milliers de fois plus compétitif que mon pauvre petit pois de cervelle.... Effroyable quoi ! La maitrise de notre destin ? tu crois ça  toi ? ils veulent t'endormir par ces belles promesses ! mon œil oui ! Ils visent les robots ! Nous, on s'ra d'la M.....!"

    "Faut pas rêver, quoi.............!"

    Ils plantèrent le Viel Homme estomaqué à faire exploser sa carapace de pierre... et s'en allèrent en gesticulant de plus belle, au grand soulagement des familles endeuillées environnantes....

    Ils avaient laissé une grande partie d'eux-mêmes dans l'esprit ahuri du Vieil Homme qui voyait s'ouvrir devant lui d'autres vies, d'autres avenirs différents, tellement différents ... à des années-lumière du sien... et qui s'ouvraient à l'infini !

    Comme il avait radoté sur la jeunesse... Il n'en revenait pas !

    Par quelle porte dérobée, par quels méandres de l'esprit allait Il, LUI, sortir de sa gangue de pierre pour rejoindre le peuple de l'Infini ???

    Ah mon Dieu, qu'Il l'espérait ! qu'Il l'espérait.... Il ne voulait pas voir cette nouvelle Humanité qui vivait désormais en lui par le biais des paroles de ces drôles d'enfants sans enfance....

    Luciole

     

    LE VIEIL HOMME DE PIERRE

     

     

    Souce :

    "La Révolution Transhumaniste" de Luc FERRY

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