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    DEFI n° 202 LE TANGO

     

     

    DEFI n° 202 LE TANGO

     

     

    Aminautes au pied marin,

     

     

    Venez chalouper tous en choeur au rythme du Tango ....

     

    J'ai l'honneur aujourd'hui pour ce Défi des Croqueurs de mots de vous guider dans vos choix....

     

    Les DEFIS POESIE :

    • 15 Mars 2018 : Poésie ou chanson ou autre sur les 4 éléments qui composent la danse : 

    L'EAU, L'AIR, LE FEU, LA TERRE

    • 22 Mars 2018 : Poésie, chanson ou autre sur :

    LA RELATION A L'AUTRE

    Le DEFI du LUNDI :

    • 19 Mars 2018

    "LE TANGO EST UNE PENSEE TRISTE QUI SE DANSE !" (Enrique Santos Discépolo)

     

    A vos plumes que je sais expertes et à vous lire bientôt avec beaucoup de plaisir !

    DEFI n° 202 LE TANGO

     

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    DEFI n° 200 DU LUNDI 19 FEVRIER 2018 POUR LES CROQUEURS DE MOTS

    "Je me souviens" en choisissant un mot unique dans la liste suivante :

    "maison, anniversaire, rouge, bateau ou lundi"

     

    En hommage à mes Grands-Parents maternels

     

    LA MAISON DES GRANDS PARENTS

     

    LA MAISON DES GRANDS PARENTS

    La Salle à manger avec mon cher Grand-Père et  sa soeur sur le canapé,

    ma Grand-mère chérie chantant "la Petite Eglise"

    et "l'odieux carillon"....

     

     

    LA MAISON DES GRANDS PARENTS

    Mon Grand Père, ancien Ténor de l'Opéra de  ma Ville natale, en pleine action. Il chantait fort bien !

     

    LA MAISON DES GRANDS PARENTS MATERNELS

     

    Toute mon enfance a été arrimée à deux tribus : Celles de mes deux grands mères !

     

    Le Panneau "VENDU" qui arbore fièrement sa réussite sur le grillage, me laboure le coeur...

    La Maison qui m'a vue naître ne me reconnaît plus : elle a revêtu son masque d'étrangère et ne sourit plus qu'aux fantômes d'autrefois...

    L'enfance mal raccommodée se casse les dents sur cette dure réalité  et fouille d'un regard inquiet les lézardes qui se cachent sous l'anémique vigne vierge - qu'as-tu donc fait de ta flamboyante tignasse malgré le sécateur impitoyable du grand père ?

    Et toi mon oasis, mon refuge aérien, mon immense tilleul dans lequel sans façon je montais comme un garçon ? Toi qui m'a portée toute palpitante d'aventures, comme un oisillon au nid... tout seul, que deviens-tu ?

    Le grand père n'est plus là pour te rogner les branches... qui aujourd'hui, sans vergogne, broutent les vitres sales du Premier Etage....

    Te souviens-tu des doigts mêlés, de la douceur des serments innocents des deux amoureux qui se chuchotaient des choses secrètes en "Javanais" : "j'avaimavaitavaimaveu !"

    Le soleil explosa en mille éclats de rire dans l'imposant Tilleul, aspergeant de taches de couleurs  vives l'antique immense table de bois jadis blanchie tous les ans....

    Sous l'ombre fraîche, je me souviens de l'accueil généreux de cette table, toute pimpante sous la toile cirée des jours de fête, de la grenadine et du vin tiré de la cave sombre, du boursouflé Quatre-Quart aux pommes, des parties endiablées de Rami.... des insectes volant en essaims d'étincelles.... de la chanson claire des verres entrechoqués aux vigoureux "Tchin" qui ravissaient les petits....

    Je me souviens de l'énorme chat au caractère impossible et aux griffes acérées, qui n'aimaient que les genoux de ma Grand-Mère....

    Je me souviens du rosier grimpant, entrant en concurrence avec la vigne-vierge, protégé par mon Grand-Père à grands coups de sécateur, pour le plus grand bonheur de ma Grand-Mère... dont les énormes roses rose-nacré pleuvaient leurs pétales au moindre souffle de vent....

    Où est-il ? Je le cherche et ne le trouve plus ?! Seuls subsistent des rameaux noueux et rachitiques sur le mur de pierre....

    Il y avait tant d'hospitalité dans les Maisons d'Autrefois !

    Et il y avait tant de cousins et cousines les jours d'été pour des parties sauvages dans l'immense Jardin cultivé avec des soins jaloux par un Grand-Père fada de ses plates-bandes.... sous les arbres fruitiers et toutes sortes de buissons épineux qui offraient à notre gourmandise des framboises juteuses, des groseilles acidulées, des maquereaux noirs et énormes, des mûres et beaucoup de bonnes choses  tout au long du grillage encerclant le Jardin....

    Dans les allées de ce vaste Jardin serpentaient les rires heureux !

    La Maison avait trois soeurs amies qui formaient alors un îlot comme un Paradis au milieu d'immenses champs à perte de vue.... Puis son horizon s'est brusquement heurté à un HLM juste en face de son portail, de l'autre côté du chemin pierreux devenu route bitumée....

    A peine les Grands-Parents résignés qu'une immense ZUP SOCIALE et tentaculaire vint les encercler.... Les immeubles poussaient comme champignons dans les champs d'herbes folles...

    Mais à tout mal miséricorde, car la cabane de bois au fond du Jardin, domaine des araignées et bestioles affamées, fût remplacée par un "Cabinet" flambant neuf dans la petite buanderie qui abritait le bac à laver le linge en béton, les bulbes et les odorants géraniums... des pots de toutes sortes de fleurs en attente de jours favorables.... et qui protégeait de la pluie les lourdes portes en fer de la cave interdite remplie de bocaux de conserves et de confitures..... le tout derrière la maison, donnant sur le grand Jardin.... Et l'eau courante à la cuisine et dans le bac, reléguant la vieille pompe à bras pour l'arrosage du Jardin, car Grand-Père ne jurait que sur l'eau claire de son  puits pour ses légumes.... Grand-Père était pétri de certitudes !

    Ancien Ténor au Théâtre de la Ville, éloignée d'une trentaine de kilomètres environ, Grand-Père était un artiste émotif qui chantait de tout son coeur et de ses larmes des opérettes célèbres....

    Ma Grand-Mère, ancienne violoniste d'un talent incertain d'après Grand-Père, se risquait parfois à entonner de sa voix douce et timide "le Temps des cerises", ou "la petite Eglise" si triste qu'elle nous faisait pleurer....

    Enfants, nous les écoutions religieusement ...mais devenus ados, nos coeurs endurcis soupiraient ! A l'âge indulgent de la maturité, les voix chevrotantes nous émouvaient profondément et nous applaudissions à tout rompre... Leurs regards rougis brillaient et  c'étaient de grandes embrassades !

    Une éternelle soupe aux légumes du Jardin sur la cuisinière au charbon de la cuisine embaumait toute la maisonnée... Une chaleur d'enfer dans la petite cuisine les jours de mauvais temps, mais un froid de glacière dans les autres parties de la Maison non chauffées....De la minuscule entrée s'envolait un escalier desservant les deux chambres sans chauffage du premier .... tandis que s'ouvrait face à la porte de la cuisine la petite salle à manger dans laquelle s'époumonait, devant une cheminée fermée, un malodorant et asmathique poêle au fuel peu efficace ! Sur le fronton de la cheminée trônait un immense vieux miroir encadré de bois ciselé, qui réfléchissait les lumières changeantes de la fenêtre ou éparpillait le soir les mille éclats du luminaire.....

    Sur le mur, au-dessus du vieux canapé-lit tout renflé en cuir, l'odieux carillon, alerte et vigoureux, avec poids et chaînes, que le Grand Père remettait à l'heure religieusement et qui réveillaient les corps assoupis par la digestion, les Heures, les Demies, les Quarts.... et mon âme fêlée d'aujourd'hui ! La vieillesse est à ma porte !

    La maison vide a perdu son âme. L'Heure joue sur la façade suivant la lumière du jour et pas une voix ! Passent des silences noirs d'ennuis et de lassitude...

    Dans mes yeux mouillés tremblotte le passé ! Je m'en retourne à pas lents sur la route bitumée - mes pas crissaient si joyeusement sur les cailloux du chemin - au coeur de la ZUP vieillissant mal avec ses immeubles aux couleurs criardes écaillées... ses petits jardinets à la pelouse miteuse piétinée par tant de petits pas insouciants.... Des vélos d'enfants, des toboggans, des jeux attendent l'envolée des moineaux à la sortie des classes....

    Je m'en retourne : c'est fini ! Seuls restent les photos et les souvenirs !

    Luciole

     

    LA MAISON DES GRANDS PARENTS

    Voilà, j'ai retrouvé la maison sur Google... quelque peu transformée !

    Plus de vigne vierge , mais 2 jolis buissons autour du perron

    La haute Haie de troènes  entre la maison et le voisin supprimée...

    On aperçoit quelques branches du tilleul

     

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    L'amour l'amour l'amour. de Marcel Mouloudji

    Ce spot TV d’Intermarché, c’est l’histoire d’une romance, entre un jeune homme aux mauvaises habitudes alimentaires qui tombe sous le charme d’une jolie et jeune caissière du magasin. Pendant 3 minutes, on le découvre changer son alimentation pour mieux l’impressionner.


    MA LISTE DE COURSES

    Cliquer sur l'image

    Les Cabardouche sont de service cette quinzaine pour proposer les défis.
    Espérons qu’ils sauront nous inspirer et nous amuser !

    Défi du lundi Chez les Croqueurs de môts

    Pour le lundi 29 janvier
    A la manière de Clémentine Mélois dans son ouvrage « Sinon j’oublie »

    Vous avez trouvé une liste de courses qui trainait dans un chariot,

    faites parler la personne qui a pu écrire cette liste….

     

    MA LISTE DE COURSE...

     

    Ma liste de courses sous les yeux, coincée entre ma main gauche et la barre du Caddie, je course et je pousse... bien déterminée à résister à tout appel publicitaire, aux clins d'oeil aguicheurs des affiches ....

    Tâche complexe de la ménagère consciencieuse, qui doit mettre en place une foule de stratégies élaborées pour s'acquitter au mieux de la délicate mission d'approvisionner au plus vite le frigo et la réserve alimentaire du foyer....

    Périlleuse tâche... récompensée ou sanctionnée par "C'est bon" ou "C'est pas bon" qui, c'est selon, valorise... ou déprécie brutalement, tentant de culpabiliser la contrevenante !

    Pfiou ! Passionnante tâche !!!

    Quand c'est l'Homme qui s'y colle : c'est téléguidage téléphonique et le résultat étant le même, autant le faire moi-même !

    J'achète à l'identique : c'est plus rapide et conforme aux attentes de ma tribu ....

    D'habitude, j'organise ma liste suivant les rayonnages... Mais là, prise par le temps, c'est foutraque !

    Suivant mon itinéraire familier dans la tête, créé au fil des années... je galope ! Espace très personnel au coeur d'un immense Machin qui brouille tous les repères sous les airs sirupeux d'une musique d'ambiance destinée à anesthésier le chaland....

    J'ai décidé de résister aux appels des sirènes ! Ne veux plus être perméable à ce culte consumériste célébré dans ce temple horizontal... D'où mes listes !  Et ce n'est pas facile de garder le cap dans ce temple de l'éparpillement des désirs... Carte et boussole sont de rigueur !

    Zut, ambiance de cirque aujourd'hui : C'est la "Chasse aux lots" ! Bien ma veine, ça !

    La cohue tangue suivant les slogans publicitaires claironnés qui résonnent comme des ordres...

    La Voix tonitruante serine : "Je positive" !

    Je rigole !

    Dans ce tintamarre, bousculée, tamponnée... j'escamote, j'esquive !

    "Positiver" implique nécessairement une réalité organisée, que je sache ! Engager toute sa confiance aussi...

    Bon, j'avoue : l'installation non loin de chez moi de cet immense Machin m'a "positivement" enchantée, même s'il est particulièrement laid et qu'il cadre mal avec le paysage...

    Mais il est IN-CON-TOUR-NABLE !

    C'est l'Epicerie-La Mercerie-Le Potager-Le Verger"... TOUT EN UN !

    Plus la mirifique GALERIE MARCHANDE, dans laquelle on ne chemine pas sans risque ! Là bat le Coeur de la Cohue manipulée... Là flambe la carte bancaire !

    Ambiance festive artificielle, certes, mais qui fait mouche !

    Fond sonore euphorisant, entre les beuglements publicitaires, qui berce d'illusions....

    Ma liste en main en guise de boussole, je file droit devant les Promos alléchantes... enfin dire "je me faufile" serait plus juste....

    Les Seniors qui viennent ici souvent pour rompre leur solitude occupent tous les bancs... Sont servis : Bain de Foule garantie !

    Les Hommes sont en terrain conquis : Ils ont pris d'autorité la main et conduisent leur chariot comme un char d'assaut, pendant que les Dames essaient laborieusement de choper au vol  les marchandises convoitées... une pagaille monstre !

    Certains regardent avec inquiétude leur montre : les surgelés dans les glacières vont décongeler !

     

    L'alu et le Pain : ouf, c'est fait !

    En vue les sardines à la tomate... et là, je suis prise de fou rire !

    Insérées dans la Boite (le Supermarché), les Sardines aujourd'hui courent après les Promos, aveuglées par l'abondance... rouges comme des tomates ....

    Je m'étais auto-proclamée non-dupe des leurres tendus, mais que c'est dur d'être au-dessus de la mêlée !

    Mon chariot s'emplit tant bien que mal !

    Trébuche au rayon des oeufs ... Pose ma plaque de 12 oeufs avec d'infinies précautions sur le dessus de ma glacière pleine où sont jetés en vrac beurre salé, pot de crême et poulet... sans lâcher mon chariot... un exploit !

    Vérifie ma liste : tout y est ! Direction les Caisses... et là, mes légumes ont triste mine : ils ont grandement le temps de faner....

    Ce lieu nourricier s'avère plutôt mortifère !

    Les incivilités  pleuvent... Les escarmouches enfiévrées aussi... Le Paradis se mue en Purgatoire face à la bêtise humaine....

    Toute honte bue, les contrevenants indélicats se voient vivement repoussés jusqu'à la fin des files d'attente..... On attend ! On ronge son frein !

    Monde marchand déshumanisé !

    Dans le Parking : même pagaille !

    Un café bien brûlant dans mes mains en coupe, lovée dans mon canapé, je savoure, épuisée, ma soudaine tranquillité.... Tout est en ordre, bien rangé ! ENFIN !

    Luciole

     

    MA LISTE DE COURSES



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  • JANVIER BLUES

    Pour répondre au DEFI des CROQUEURS de MOTS n° 198 mené par ABC

    "SURPRISE de JANVIER"

    pour lequel je n'ai pas pu participer en temps et heure,

    Je vous propose cette Fiction :

     

     Vite, à vos tablettes de chocolat !

    Janvier est là, avec son cortège de mal-être, de blues, de spleen, de mélancolie, de cafard, de bourdon et autres bestioles peu sympathiques... surtout après les Fêtes ! Mois Pic de dépressions, de ruptures, de divorces .... voire même de suicides !

    Et le Jour Fatal, sortez vos mouchoirs, c'est le maléfique 3ème Lundi de Janvier ! Ouf, il est passé : c'était hier !

    Tiens, ce billet concocté .... hier.... suite à la lecture d'un article sur Janvier... tout à fait par "hasard"... qui m'a donné envie d'en savoir un peu plus !

     

     

    JANVIER BLUES

    Fiction

     

     

    Après un Réveillon-Belle Famille agité, un mélancolique Noël-à-deux avec les restes de la veille dans une maison dévastée et un Jour de l'An-Amis bruyant et très speed... pour lesquels Luce s'était dépensée sans compter... elle croulait sous les corvées.... La maison ressemblait à un champs de bataille !  

    "Vive 2018 !" soupira t-elle ...

    Epuisée, le visage hâve et les yeux pochés, elle avait un immense besoin de paix, de silence, de tranquillité.

    Elle s'était éreintée à incarner "l'esprit de Noël" selon les souhaits de chacun, un sourire chaleureux et enjoué plaqué sur les lèvres....

    Pourquoi cette insondable tristesse qui remontait des tréfonds de son inconscient ?

    Elle se remémora tous ces Noëls fastueux, lumineux et enchanteurs passés chez ses parents, du temps bénis de leurs vivants, avec ses frères et soeurs, tantes et oncles, cousins et cousines.... Un Paradis perdu !

    Frères, soeurs .... et Enfants dispersés aux quatre coins de la France, tous occupés avec leur propre famille,  impossible à réunir ... qu'elle ne voyait plus qu'occasionnellement une ou deux fois par an... Et encore !

    Son manque d'enthousiasme pour ce monde factice de la Fête imposée et de la Consommation effrénée s'aggravait d'année en année.

    Désenchantement de ce monde contemporain devant un Noël laïcisé, privé de cette connotation religieuse qui lui donnait du sens et servait de liens entre les Êtres Humains !

    De quel "esprit de Noël" parle t-on désormais ?

    Seulement d'une "magie de Noël" conviviale , entre consumérisme et bons sentiments, reposant sur une figure-phare fictive, le "Père Noël", sensée faire plaisir aux enfants ?

    Depuis qu'elle avait découvert à ses 7 ans, en les prenant sur le vif, que le "Père Noël" était en fait ses parents... elle ne  supportait plus ce mensonge parental et universel ! Quel choc, quelle  déception et....  quelle rancoeur vivace dans son coeur ! Plus de "Père Noël" chez elle ! Elle riait devant ces gros bonhommes ventrus et rouges pendus aux balcons : bien fait !

    L'immense sapin richement décoré clignotait encore dans le Salon.

    Machinalement, elle remit une bûche dans l'âtre.

    Curieusement, elle se sentait engluée dans une fausse sentimentalité bourgeoise sur fond de musique d'ambiance sirupeuse....

    Pfiouou ! quel grand vide, d'un coup !

    Son Homme arriva en maugréant, traînant la savate, les cheveux en bataille et l'estomac "en vrac" !

    Aille aille aille ! Nuages en formation !

    La vague des Fêtes était passée, mais elle sut d'instinct qu'elle pouvait brusquement s'enfler, bouillonner, fracasser....

    Dans les veines de l'Homme coule du sang de loup... qui peut vite devenir fureur, sauvagerie .... malgré la douceur trompeuse des bras !

    Il avait une philosophie de mâle conquérant ... "Ne pas subir : il y a ceux qui agissent, et ceux sur qui on agit !" Point barre !

    Elle se sentit soudain aussi insignifiante qu'une bulle de savon !

    Etrange quotidien en proie aux angoisses indéfinies chevillées au corps et même jusque dans son sommeil !

    Bon, elle savait que Janvier était le mois le plus difficile de l'année, sans doute dû au blues des- lendemains-de-fêtes, de la baisse de la luminosité et du raccourcissement des jours....

    Une Nouvelle Année, ce peut-être la Promesse de l'Aube... mais c'est aussi un saut dans l'Inconnu

    Malgré les illusions qui consistent à croire qu'on est libre d'agir selon nos aspirations profondes, nos vies ne sont-elles pas conditionnées, modifiées, transformées... par des éléments extérieurs ?

    Folle traversée peuplée de souvenirs souvent douloureux et de rêves confondus !

    Il fallait que cette Année-ci soit un Renouveau pour elle !

    Le plus grand danger qui guette l'Être Humain, c'est de ne pas être aimé....

     

    Luciole

     

    Lexique :

    "Avoir le blues" : formule anglophone de "the blues" ("démons bleus") ; en Français : "idées noires".

    "blues" incarné par une musique de Jazz eu 20ès à Memphis dans le Tennessee sur laquelle dansaient les Noirs américains.

    "Mélancolie" : maladie décrite par Hippocrate qui soignait la rate de ses malades ("les atrabilaires"), organe accusé de produire de la morosité.

    Mélancolie = "tristesse douce et vague" de La Fontaine aux Romantiques.

    Puis caractérisée de "maladie mentale" au 19ès,

    Pour devenir de nos jours "état de profonde tristesse accompagnée d'un assombrissement de l'humeur, d'un dégoût de soi et de l'existence"

    "Avoir le cafard" = "avoir les idées noires"

    "le cafard" au 16ès désignait "un faux dévot" !

    Ce mot dérivant par ailleurs de l'arabe "kafir" signifiant "mécréant".

    "Avoir le seum" = formule née entre 1875 et 1900, selon Maurice RAT, dans la Légion étrangère.

    Issue de l'arabe "sémm" = "venin".

    "Avoir le seum" signifie : "j'ai la haine !", "j'en ai ras le bol", "je suis dégoutté" ou "je suis très triste" selon les circonstances....

    "Avoir le bourdon" : selon Marie-Hélène DRIVAUD, Directrice éditoriale du Robert, cette formule dériverait des "idées sombres qui assaillaient les soldats durant la Première Guerre Mondiale"

    En référence à la couleur sombre de l'insecte - le Bourdon- et son aspect peu sympathique ainsi qu'au son grave qu'il émet en volant.

    "Triste" : vient du latin "tristis" = "affligé", "chagrin", "fâcheux"....

     

    Mais même dans la plus profonde de nos tristesses, il y a toujours un soupçon de COLERE qui redonne du punch, qui redonne Foi en la Vie !

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  • UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

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    DEFI 192 pour Lundi 9 Octobre 2017

     

    Jeanne FADOSI à la barre des Croqueurs de mots :

    "Une Heure de votre vie en quelques mots"

     

     

     

    Prélude au Temps qui passe - Bernard SALLES - Scherzo

     

     

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

     

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

     

    Nerfs en pelote - Système neuronique en faillite !

    Divers ions entrent en action, tentent désespérément d'établir connexion,

    mais cerveau zombie !

    Quel gâchis !

    L'Heure s'écoule et m'échappe... file, file !

    Modules intérieurs en guerre civile....

    Ma plume est punie !

    Encéphalogramme plat maudites statistiques annoncé !

     

    Une Heure, ce n'est rien, mais toutes ces heures de ma vie volées ?

     

    Drogue, ce blog,

    Liberté de vivre menacée !

    Piratage de l'esprit ?

     

    Une Heure, ce n'est rien, mais c'est beaucoup,

    Tous les jours d'une vie !

     

    Luciole

     

     

     

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

    UNE HEURE, CE N'EST RIEN, MAIS C'EST BEAUCOUP !

     

    Voilà ! Je viens de terminer de charger le camping car

    et nous partons demain matin pour une balade de quelques jours ! 

    Où ? quelque part le long de la Côte ...

     

    Une façon de rendre plus agréable les heures qui viennent ! winktongue !

     

    A bientôt donc et bisous

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