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    "LES PETITS VIEUX"

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    A la barre des Croqueurs de Mots : DEFI N° 150
    Lundi 21 Septembre 2015

    C’est le moussaillon Jill Bill  (clic sur le nom) qui s’y colle,

    Faites parler ce vieux couple d’amoureux,

    En vers, en prose, à votre convenance

    (Je propose les deux jeudis/poésie du 17 et 24 en thème libre ou un air d’autrefois…)

    Au plaisir de vous lire chers amis Croqueurs

    Bien cordialement vôtre, moussaillon JB 

     

    Oyez, oyez les Croqueurs de mots....

     

    "LES PETITS VIEUX"

     

    C'était un vieux couple qui marchait doucement, tendrement enlacé...
    magnifique, émouvant... mais si fragile cependant....
    à quelques pas de leur appartement,

    Quand un souffle de vent, encore frais en ce début de printemps, traversa leurs corps fatigués.

    Moment d'émoi !

    "J'ai froid", souffla ce grand taiseux, les yeux remplis d'incertitude, pressé de retrouver son univers familier aux fragrances de violette.
    Le parfum de sa femme était comme une chose vivante autour de sa vie qui le protégeait...
    Et la rue sentait si mauvais !

    Sa voix se lézarda. Il chavirait déjà en plein hiver, et dans sa tête se heurtaient les pensées comme les nuages de ce ciel de printemps  bousculés par le vent.

    Elle sortit comme d'un rêve de ce bain de fraîcheur et le serra contre elle. Il se fondit en elle en claquant les pavés du bout de sa canne.

    Elle avait peine à marcher sur les pavés rugueux, lourde de son mari, lassée de tant de vie.

    Et dans un soupir, elle se donna et serra encore plus ce grand corps de noyé qui s'agrippait à elle comme à une branche.

    Comme elle se sentait laide et toute fripée, ses longs cheveux blancs ramassés en un vague chignon d'où sortaient des mèches rebelles ébouriffées par le vent !

    Dans la chaleur de sa femme, soudain, il eut des frissons de sève ! Des vagues, comme marées, qui montaient des profondeurs... comme une porte qui s'ouvre, comme un réveil.

    Son esprit confus s'étonna : Y avait-il encore derrière les chicanes et les bouderies, le grand âge et les petites habitudes... des petits bonheurs remplis de ...  fantaisie ?

    Il s'arrêta brusquement, comme frappé !

    Elle se tourna vers lui, surprise, et le regardant droit dans les yeux, elle comprit, le sourire plein de malice.

    Dans le visage espiègle de sa femme, où chaque ride racontait les peines et les misères, il se rappela la jolie et brillante jeune fille qu'il avait de suite aimée...

    Elle le touchait encore terriblement. Elle avait une tendresse infinie quand elle s'occupait de lui.

    Souvent, elle venait enfouir son nez dans son cou pour l'embrasser...

    Leurs corps nouveaux bien peu leur obéissaient, mais comme ils aimaient s'enlacer avec des gaités toutes secouées de rire...

    Trésor sacré d'une vie obstinée souvent au bord du précipice !

    Parfois, des angoisses lui déchiraient le ventre et l'envie lui prenait de se laisser tomber...

    Alors tous ces élans d'amour qui lui venaient pour elle, c'était comme un soleil dans le ciel qui faisait tout briller...

    Elle se cala bien contre lui et se rappela ses sourires canailles, ses yeux lourds de promesses, les mots fébriles, les mots intimes, le beau mariage, les 5 enfants...

    Il était resté bel Homme si longtemps, alors qu'elle avait tant changé d'un coup ! Son corps alourdi par les grossesses avait été dans sa vie comme une tristesse grise de brouillard qui lui avait caché tout le reste...

    Souvent, on traversait le temps sans rien y comprendre !

    Elle savait qu'il redeviendrait bientôt comme un enfant. Chaque jour le défaisait, lui mangeait sa conscience... Il perdait le sens des réalités !

    Et c'était une peine lourde de pierre qui lui pesait sur le cœur !

    ils se hâtèrent vers leur havre de chaleur, ce petit univers de lumière du 3 pièces rez-de-chaussée dans un HLM pour boire un chocolat bien chaud...

    Dès l'entrée, profondément soulagé, il tourna vers elle un visage radieux et, soudain, lui chantonna à l'oreille en la ramenant vers lui d'une belle étreinte.
    Et ce fut pour elle comme un souffle d'air pur, une fenêtre qui s'ouvrait grand dans sa poitrine... avec toute sa faiblesse de femme qu'il connaissait si bien....

    Puis il s'affala dans son fauteuil, son refuge, sa manie - sourd aux bruits familiers de la rue - retrouvant ses rêves flous, ses rêves obscurs... entre le passé déjà si vieux et ce présent étrange, chaotique, anémique dans lequel son corps essoufflé naviguait à l'aveuglette...

    Il ne se lassait pas de se laisser glisser doucement.... et bientôt, comme de plus en plus souvent, il fut libre !

    Au beau milieu de prodigieuses lumières multicolores, il sortit de son corps et, dans une légèreté extrême, il se déploya dans l'espace. Merveilleuses sensations ! Et dans un tourbillon d'amour immense, il se mit à voyager...

    Comme il était pâle... Elle le regardait dormir profondément, avec, à chaque fois, la peur !

    Elle aspira un grand coup d'air... puis s'installa dans son fauteuil à côté de lui en buvant à petites gorgées son chocolat fumant. Heureusement, il y avait les livres : sa passion !

     

    "LES PETITS VIEUX" 

     

     

     

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  • TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

    DEFI n° 148 : OCEAN

    Avec Enriqueta (cliquez)

     

    On l'a rimé, on l'a chanté sur tous les rythmes et tous les tons, à toutes les époques...
    C'est l'océan, la mer, le grand bleu...

    Choisissez votre océan ou votre mer et rendez-lui hommage...
    Le Lundi 29 Juin

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     (Fiction) 

     

    Ma pulsion du voyage est d'ordre magnétique !
    L'Océan Atlantique m'attire comme un aimant...

    Grand sentiment de liberté,
    Grand moment de Grâce,

    Le rêve devient REALITE !

    J'entre en migration....

    Les mouettes, qui se rassemblaient au large, traversaient l'espace et leur vol m'enivrait... Elles m'appelaient :

    "Viens, ose !"

    Grand débat en soi ! Et puis, un jour, on part....

    Sur un Paquebot, le pied dérapant sur le parquet blanc d'un pont haut perché...
    J'ai le vertige !

    Migration sans retour ?

    Longue rêverie sous un ciel d'azur semé de petits nuages blancs, luttant contre l'angoisse d'une possible fin de cycle, et l'espoir d'un peut-être renouveau...

    Il faut ré-apprendre la marche des étoiles !

    Être là ! petite passagère parmi tant d'autres... Goutte d'eau dans ce vaste Océan au point d'en perdre conscience !

    Regarder, observer, écouter...
    N'être plus qu'un regard contemplant un nuage qui passe, comme un poème,
    comme une ritournelle qu'on chantonne tout bas...

    Pulsions de joie sauvage du corps qui glisse vers une longue plage de douceur...

    Une multitude de voix me parvient... martèlement de pas... milliers de passagers qui s'appellent, crient, se répondent...

    Mais je suis seule, en roue libre quelque part dans l'espace,
    avec une valise, un bloc et quelques stylos...

    Ma force vitale suspendue au léger glissement des moutons blancs dans l'immensité bleue, remerciant, remerciant...
    le corps palpitant au rythme de la respiration frémissante du vaste Océan...

    L'Homme veut transformer le monde, mais quelle sauvagerie en lui, même nourrie d'intelligence... Cet obsédé des frontières, rivé à son espace vital, allergique à toute autre race, culture, religion que la sienne... phobies remontant à la nuit des temps...

    La Vie se tenait là, au cœur de la Beauté...
    Beauté à protéger ....

    Retrouver le Centre de la vraie Vie,
     Aux confins de la Paix intérieure, de la Tendresse et du paisible Partage...
    Intelligence du cœur  désormais considérée comme tare, faiblesse...

    Comme il devenait difficile d'aimer !

    .............

    Des femmes trébuchent sur leurs hauts talons dans le doux balancement du Bateau ...
    Conversations policées, mondanités...
    Voix rauques de fatigue, d'alcool et de tabac...
    Des glaçons cliquètent dans les verres...

    Murée dans mon silence, je me retranche dans ma bulle... être invisible !

    .............

    Puis tout devient OR : le ciel, l'eau !

    La lumière tombe comme une chape de plomb, éclaboussant l'Océan de milliers d'éclats d'or, et me brûle les yeux malgré les lunettes de soleil, la capeline retenue par un cordon sous le menton et ma main en visière sur le front.

    Des phosphorescences dansent sur la mer frémissante d'écume...

    Les vagues frappent en cadence les flancs du Paquebot au rythme du roulis.

    .............

    La dureté du soleil nous cueille tous et les corps ruisselants deviennent lourds, lourds...

    La criaillerie retentissante des mouettes me fit lever les yeux. L'air vibre sous leurs appels lancinants...

    J'écoute battre le cœur de l'Océan.
    Murmures aigus du vent, comme un chœur de femmes ...

    Tout m'émerveille !

    Ciel et Mer ruissèlent l'un vers l'autre...

    Les jupes longues des femmes claquent comme des voiles. Les mains cramponnent les amples capelines.

    .............

    Le vent forcit !

    Les tourbillons d'écume me fascinent. Il flotte dans l'air surchauffé des odeurs rassurantes qui racontent l'iode, les algues, les poissons... les grands espaces marins, les mystères de l'insondable !

    Magnifique Océan qui abrite quelque part en son sein liquide quelques poussières d'îles luxuriantes....

    Soudain, dans un recoin déserté par les passagers, un mâle offre un petit poisson à une mouette... qui le pose sans le manger ?! Pudeur de la Belle ? Offrande nuptiale gratuite ? Instant rare d'une intimité volatile...

    .............

    Les voyageurs cherchent l'ombre, déambulent lentement, se rencontrent, papotent, s'observent sans hâte, puis repartent du même pas nonchalant... ou s'allongent sur de confortables transats....

    L'Ego, délivré du temps et des contraintes,
    peut-il ouvrir ainsi la porte à la spontanéité des échanges ?

    Mal à l'aise dans mon armure, consciente de m'être progressivement retranchée de la Société...
    je mesurais à quel point j'avais fini par éviter autant que possible tout investissement émotionnel...

    Bien que parcelle d'une Vie fractionnée,
    réalisant que chaque parcelle se complète mutuellement...

    Destin faussé par des choix irraisonnés ?

    J'ai dû me faire violence pour courber l'échine... J'aurais aimé exploser, me rebeller...
    Mais comment marcher nue au milieu des tempêtes ?

    Ah non ! étouffer fermement toutes colères qui ne cessent de rôder aux confins de la mémoire...
    Rusée mémoire qu'un rien déclenche !

    Les sautes d'humeur du vent soulignent la vulnérabilité des Êtres et des choses en épousant effrontément les mouvements de l'âme....

    Retrouver le merveilleux silence intérieur en écoutant la colère du vent,
    les criailleries des mouettes et le clapotis de la mer....

    Puis plus tard peut-être, accepter à nouveau la rencontre de l'Autre...
    Être capable de redessiner des cœurs entre Ciel et Terre, sur les pages de ma vie...

    L'Autre dont je transporte depuis l'Aube de la Terre, déposées au cœur de mon ADN, des parcelles éternelles...
    Comment comprendre qu'un seul Être contient l'Univers ?!

    Et pourtant, cet Autre qui savait si bien poser des pièges,
    cet Autre qu'il ne fallait pas retenir, qu'il fallait laisser partir...

    .............

    A présent, le vent gouvernait l'air, les vagues de la mer qui enserrent frénétiquement les flancs du Paquebot à grands coups d'écume... Il couvre les voix et gifle les passagers...

    Il m'assiège et tient les souvenirs à distance...
    Cramponnée au bastingage, je lui offris tout mon être,
    anesthésiée par les violents assauts, décapée, épurée...

    Des employés s'activent à ramasser les sièges, les petites tables et tout ce qui donne prise à sa malice...

    Certains passagers s'affolent, s'éparpillent en petits cris de dépit, privés de leur verre..

    Les Dames à talons hauts vacillent et, cramponnant bras des galants et capelines... s'enfuient à pas menus vers l'abri douillet du Grand Salon vitré.... Les ponts se vident !

    Exaltée, je n'éprouve aucune angoisse,
    en équilibre au bord du vide, au bord de l'aventure, le souffle coupé...
    et la fraîcheur humide des embruns m'enveloppait comme un châle...

    Les petits nuages blancs s'enflent, deviennent montgolfières... et puis montagnes, sans cesse en mouvements...

    Il y a en moi du hérisson sous les claques du vent...

    Vent qui commande la houle... La houle qui se creuse, se soulève, grossit, grandit puis éclate en gerbes d'écume.... Ecume qui bouillonne comme lave en furie, ivre du vent, ivre de vie...

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

    Ebranlé de coups terribles, le navire monte et descend les vagues avec aisance dans un tourbillon d'écume...

    Un marin me saisit le bras et, en hurlant quelque chose, me tire vers l'intérieur illuminé du Paquebot !

    A l'intérieur, des plaintes déchaînent les peurs et beaucoup sont malades. Des employés s'activent avec aspirateurs et serpillères...
    Je peste contre l'odeur... et prestement ressors avec un infini soulagement en me cramponnant à la barre mouillée qui court le long des vitres...

    Un Homme m'a suivie. Chevalier Servant ? St Bernard ?
    Il me colle et semble vouloir me protéger !
    Oublier l'armure et faire confiance !
    Sans un mot, car le vent emporte toute parole !

    Soudain l'Homme tend le bras et montre quelque chose, là-bas, à droite du Paquebot !

    Dans la lumière, tombant progressivement, virant au vert étrange, une flopée d'oiseaux virevoltent en battements d'ailes frénétiques au ras des vagues écumantes... pour brusquement  en crever le sommet, puis en ressurgir sans interrompre leur vol... "cueillant le Krill et le plancton végétal brassés par les rouleaux, me hurle mon Chevalier servant" !

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

    Et là, au-dessus de la mêlée, majestueux, magnifique,
    planant sans un battement d'ailes, emporté par le souffle du vent....
    spectacle grandiose d'un Albatros aux ailes immenses !

    Il monte, descend, esquive, glisse en se jouant des rafales et de la bouche écumante des vagues...

    La Beauté de la Nature implacable éveille en moi des désirs sauvages...
    Je m'égosille de bonheur et je pleure...

    Que c'est beau quand la sauvagerie de la Mer se marie à celle du Ciel
    et enfante ainsi de telle merveille !

    .............

    Le jour moribond tombe sous l'assaut des nuages noirs, et une menace nous enveloppe, comme une fatalité, dans une vague odeur de souffre....

    La colère finit toujours en tempête !

    Un sourd  instinct m'invite à chercher l'abri...

    L'Homme sensible m'entoure de son corps en cramponnant, de part et d'autre du mien, la barre... et me mène ainsi jusqu'à la porte du Salon et nous entrons dans la ... puanteur ! Le Salon est quasi-vide, hormis les employés  qui passent et repassent, en chaloupant, de lourdes  machines aspirant et lavant le vomi...

    On nous enjoint de regagner nos cabines...

    Mon Protecteur m'entraîne cahin-caha jusqu'à la mienne le long des interminables couloirs, en agrippant les barres qui courent le long des murs,  puis repart sans un mot, dans un grand sourire, en me saluant de la tête...

    .............

    Je vais passer la pire nuit de ma vie, lovée, chamboulée, sur mon étroite couchette, dans le noir sans fenêtre de la minuscule cabine...

    Un déferlement de mugissements, de grondements, de coups violents ébranle le Bateau, sous les roulements de tonnerre, pendant qu'une pluie diluvienne cingle le navire....

    J'essayais d'inventer l'Avenir... l'Avenir m'effrayait !
    Le rêve, apeuré par tant de tapage, se refusait !

    Prise de fringale, je me mis à grignoter quelques gâteaux d'un paquet posé sur une tablette vissée au mur au-dessus de la tête, pour calmer l'angoisse - malgré le roulis, puis bus quelques gorgées d'une eau tiède de la petite bouteille cherchée à tâtons, coincée dans son support métallique sur la tablette...

    Dans l'étouffoir d'un noir d'encre, cerné de bruits effrayants, le sommeil me cueillit au bord de l'épuisement d'une nuit cauchemardesque... sans doute au petit matin ?

    Encagés, impuissants, au cœur des ténèbres,  les Hommes sombrent dans la folie...
    dont le sommeil, enfin, les délivre ....

    .............

    Je me réveillais en plein après-midi, affamée, étrangère à tout... Dans le noir de la cabine, le ronron familier du Paquebot, la douce mélopée de la ventilation me rassurèrent... Je cherchais refuge dans la rêverie, mais la faim l'emporta... Je dus me lever, me doucher et sortir d'un pas assuré dans le ventre calme du Bateau chercher pitance...

    Tout était redevenu lointain, insaisissable en moi..
    On ne peut fuir longtemps la réalité...
    Réalité qui empêchait la légèreté de la certitude...

    Il fallait rebâtir !

    Soudain me revient le souvenir de l'Albatros, blanc et noir,
    qui planait au-dessus des eaux, sans hâte, sans effort,
    dont le vol n'était que courbes et ondulations...
    Il faisait face, impassible, à la folie des vagues et du vent...

    .............

    La fraîcheur avait jeté un châle sur les épaules des femmes. Je frissonne dans l'air humide ! Peu de monde !

    Les vagues se débattaient encore dans le jour gris. Le pâle soleil jetait des rubans d'étain sur la mer et les longues litanies criardes des mouettes emplissaient l'air...
    Le vent avait faibli, mais il faisait encore trembler l'écume blanche..

    Je pense à l'Albatros et mon cœur est plus léger !

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

     

     TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

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    NOUS SOMMES TOUS PARENTS !

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    DEFI n° 147 mené par ABC pour le 15 JUIN 2015

    NOUS SOMMES TOUS PARENTS !

    Les matelots sont-ils à la fête ? ou complotent-ils ? Qu'en pensez-vous ?

     

    TOUS LES HUMAINS SONT PARENTS !

     

    L’ADN, NOS ANCÊTRES ET NOUS - Génétique et genre humain

    Pour les courageux qui veulent tout savoir :
    extrêmement intéressante mais longue, cette magnifique vidéo :

    http://www.inexplique-endebat.com/article-l-adn-nos-ancetres-et-nous-genetique-et-genre-humain-87182240.html  (1 H 13)

     

    QUELQUES BRIBES D'INFORMATIONS NECESSAIRES 

    L’ADN, nos ancêtres et nous, est un documentaire scientifique  qui retrace l’histoire de l’humanité grâce aux recherches en génétique, doublé d’une réflexion sur le genre humain.


     L'histoire de l'humanité aurait débutée à partir du premier organisme vivant formé dans l'eau de l'océan, il y a un peu moins de quatre milliards d'années, et les cellules se sont développées pour engendrer la diversité terrestre.

    Le code génétique est universel, il est de même nature aussi bien dans un brin d'herbe que chez un éléphant, un homme ou un putois, comme le souligne le généticien Axel Kahn.

    Avec ce documentaire, on va d'étonnement en étonnement. L'homme et la levure ont un ancêtre commun, tout comme la mouche ou un champignon qui a vécu il y a 2,5 milliards d'années.

    L'ADN de deux individus pris au hasard sur la planète ne ­diffère que de 0,1 %, et notre ADN est le même que celui d'un chimpanzé à 99 %.


    On apprend que la population mondiale descend directement d'un petit groupe d'individus qui vivaient en Afrique, sans doute du côté de l'actuelle Namibie, il y a 200 000 ans.

    Au fil du temps, des Homo sapiens ont quitté le berceau de l'humanité pour coloniser d'autres parties du monde, se rendant en Asie en suivant les côtes puis en Australie tandis qu'une autre vague, profitant de la glaciation du détroit de Béring, est passée en Amérique pour ­aller jusqu'à la Terre de Feu.

    Donc, comme insiste le Prix Nobel Desmond Tutu, non sans malice, "nous sommes tous des africains". Les Homo sapiens ont croisé d'autres types d'hommes, comme ceux de la lignée néandertalienne, mais eux seuls ont survécu.

    Le corps humain s'est adapté aux conditions ­climatiques, notamment la couleur de la peau, qui, en fonction des variations d'ensoleillement, s'est blanchie

    https://www.igenea.com/fr/genealogie-par-adn (cliquer sur le lien)

     

    Les chercheurs partent aujourd’hui du principe que tous les humains sont apparentés à une seule femme: à l’“Eve mitochondriale“.

    Elle a vécu il y a environ 150 000 ans en Afrique et elle n’était à l’époque certainement pas la seule femme.

    Mais l’analyse de nos gènes montre que l’humanité entière provient d’une chaîne ininterrompue de mères venant de cette femme.

    Opposé à l’Eve mitochondriale, il y a le „chromosome-Y-Adam“, notre père à tous. Il vient aussi d’Afrique. Des analyses d’ADN de plus en plus précises ont confirmé à plusieurs reprises ce chapitre de base de notre histoire:    tous les humains de la terre, peu importe la couleur de leur peau, doivent leur origine aux chasseurs et cueilleurs africains. 

     

    Ève mitochondriale :
    Mère mitochondriale, ancêtre commune par lignée maternelle de l'Humanité...

    Les mitochondries sont :

    - des organites cellulaires transmis que par l'ovule de la mère

    - et tous les ADN mitochondriaux humains ont une origine commune, il y a 150 000 ans, notre mère africaine d'Ethiopie, du Kenya ou de Tanzanie...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%88ve_mitochondriale (cliquer sur le lien)

     

    TOUS LES HUMAINS SONT  PARENTS !

     

    Voilà, j'avais tout fini et laissé mon reportage en attente pour Dimanche,
    Et ô surprise ce Vendredi après midi sur Radio bleue, juste avant de partir en réunion !

    Pour une fois que j'allume la radio dans ma salle de bain, fait rarissime,
    passe de suite cette chanson de Zazie que je ne connaissais pas
    qui retrace tout mon thème  !!!

    J'en ai les frissons !

     

    TOUS LES HUMAINS SONT PARENTS

     Toute la Communauté des Scientifiques s'accorde sur ce point essentiel :

    l'ADN de 2 individus sur terre ne diffère que de 0,1 % !

     

    TOUS LES HUMAINS SONT  PARENTS !

    Qafzeh 9

    Reconstitution visage d'après crâne - Femme Homo sapiens ("Homme sage") : 100 000 ans

     

    Eve, notre Mère Originelle, notre Mère Africaine
    d'Ethiopie, du Kenya ou de Tanzanie,

    Toi qui, seule, a produit une chaîne ininterrompue de filles jusqu'à Aujourd'hui,
    Tu nous rends tous frères et sœurs de la même glèbe !

     

    Et pourtant, nous sommes tous l'AUTRE de QUELQU'UN,
    même au sein de notre propre famille !

     

    Grâce à Toi, je rêve d'une GRANDE MAISON
    dans laquelle chacun et chacune trouverait sa place sans distinction
    de RACE ou de SEXE....

    Au sein d'une GRANDE FAMILLE, MAIN dans la MAIN,
    tous UNIS dans l'AMOUR, sans noirs lendemains,
    sans misère ni haine....

     

    Et pourtant, tant de frères et sœurs, dans des haines héréditaires déchirés !!!
    Tant d'enfants soldats jetés dans des combats meurtriers....

     

    Qui se lèvera contre cette folie destructrice,
    par les préjugés déclenchée, opportunistes ?

     

    Eve, nourrissais-tu tes enfants d'un lait de Fraternité ?
    Chantais-tu la Paix, l'Amour, la Vie,
    le Respect de l'Autre dans sa diversité ???

     

    LA TERRE EST-ELLE ENCORE NOTRE PATRIE ?

     

    Tout s'accélère si vite dans notre monde en si peu de temps....cruciaux !
    bouleversements politiques, bouleversements économiques et sociaux,
    bouleversements technologiques, corruption, guerres fratricides,
    droits des Femmes bafoués, terrorisme sordide....

     

    CONTEXTE EXPLOSIF sur lequel soufflent les médias, les réseaux sociaux, Facebook...les lobbies !

     

    Quel regard doit-on poser sur ce monde qui nous entoure ?
    Humanité en pleine mutation, sans retour ?

    Monde à l'Agonie ?

    Tentative de mise à mort de la Valeur Humaine ???

    Misère et Beauté... Mort et Vie ...

    L'âme du monde, asservie, est malade ... inhumaine !

     

    Et pourtant, cette découverte de la Mère Universelle ainsi que de l'Y-Adam Universel...
    (dont parle, à juste titre alors,  la Bible en Genèse),

    est comme un FLAMBOIEMENT qui devrait éclairer l'Horizon,

    être ressentie comme SOURCE d'UNIFICATION,

    Et sacraliser notre CONSCIENCE ECOLOGIQUE

    envers notre PLANETE biologique....

    NOUS, FRERES ET SOEURS d'une MÊME MAISON !

     

    LUCIOLE

     

    "HOMME, REGARDE CE QUE TU FAIS !"
    Sebastiao Salgado ("Le Sel de la Terre" : terrible documentaire dont lien ci-dessous)

    http://eduscol.education.fr/prix-jean-renoir-des-lyceens/films/le-sel-de-la-terre/

     

     

     

    TOUS LES HUMAINS SONT  PARENTS !

     

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    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....
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    DEFI N° 146 MENE MAGISTRALEMENT PAR LILOUSOLEIL

    Aujourd’hui pour ce défi notre amie Lilousoleil nous demande d’ouvrir nos oreilles…

    Le morceau s’appelle « VOCALISE » composé par un certain Rachmaninov

    Vous êtes inspirés par la musique, par le titre, par le compositeur ou encore par l’interprète.

    Vos textes sont à poster pour le 01 juin

    Et maintenant musique maestro

    Première version

    http://www.youtube.com/watch?v=R5IiC1kAdzM piano Emil Gilels

    deuxième version

    http://www.youtube.com/watch?v=5ZIQ2pHaJ1I Natalie Dessay

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    Billet écrit le 12/01/2012 au cours d'une crise 
    après plusieurs bides à cause de ma mauvaise mémoire
    en animant seule a capella
    les chants religieux à l'Eglise !!!

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    "Ce n'est qu'en se dépassant que l'Homme est pleinement humain
    (Jean Paul II)

     

    Cependant, il y a des choses qui dévorent votre énergie ...

    Comment garder son équilibre ?

     

    Se noyer dans quelques notes de musique, Est-ce une vie ?

    Jusqu'à quand endurer ce lourd supplice ?

    Quand l'audace est brisée, le dynamisme envolé : comment cacher sa peur quand vient le noir ?

    Sur une portée de notes qui s'effiloche, ma vie passe à côté du tempo, dans le brouillard...

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    J'ai la mémoire qui flanche, ô vieillesse ennemie !

    Le navire chavire et la solitude est amère...

    Le cœur devient pierre quand on est seule en enfer...

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    Grugées par le doute, les peurs grossissent et la réalité chasse le rêve !

    Les mains moites, comme une enfant effrayée, je me sauve en courant, sans trêve....

     

    Dépassement de soi :

    mots qui cognent avec force dans l'océan du désarroi...

     

    Consciente de mon incompétence, je vais droit au mur...

    le stress m'enserre la tête qui devient lourde... angoissée...

    Vais-je me laisser encager sur des chemins oppressés ?

    On n'efface pas les blessures : terrain miné, insécurité jusqu'à l'usure... et la partie, qui trop perdure...

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    Noir vertige que l'oubli. Autour de moi le vide... Plus rien je n'ose...

    La rancœur colle à la peau comme peau de chagrin.

    Chaque renoncement m'écorche le cœur, brise les reins.... 

    Je me trompe désormais à chaque choix : l'âge devient un poids !

    Que c'est dur de devoir baisser les bras !

    Mes rêves sont envahis d'épines et je ne sais comment m'en affranchir !

     

    Quelques notes de musique me font la nique : OVERDOSE !

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    "Il faut s'en tenir à une résolution parce qu'elle est bonne, non parce qu'on l'a prise" François de la Rochefoucault

     

    J'ARRETE LE CHANT !

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

    SUR QUELQUES NOTES DE MUSIQUE....

     

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    DEFI n° 145 MENE PAR FANFAN pour le 18 Mai

    POEME DADAÏSME

     

    Pour faire un poème dadaïste :

    -Prenez un journal

    -Prenez des ciseaux

    -Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.

    -Découpez l’article.

    -Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article  et mettez-les dans un sac.

    -Agitez doucement.

    -Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.

    -Copiez-les consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.

    "Le poème vous ressemblera.

    Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante,

    Encore qu’incomprise du vulgaire.(Nous sommes tous des incompris)"

    Tristan Tzara

     

    Voici, tardivement, mes participations :
    (arrangées à ma façon, car je n'aime pas trop les mots sans suite logique no) 

    1er tri :

    Envoi, d'or, le temps, noces, les souvenirs, de, bouquet, chanter, laissons, et, faire, toutes, de, s'assemblent, tous, passées, ensemble, les, années, si, joli, qui, un, distinction, bourgeoisie, nappe, striée, par, dans la, glace, du soir, 2 tasses, douceur, l'abat-jour, sur la.

    POEME DADAÏSME

    Quel envoi d'or, le temps des noces !

    Les souvenirs, en bouquet, chantent : laissons les faire et s'assembler tous !

    Passons ensemble ces années si jolies qui toutes n'en font qu'une...

    Bourgeoise distinction : sur la nappe striée, dans la glace du soir, 2 tasses sous l'abat-jour ...

    Douceur !

     

    POEME DADAÏSME

     

    2ème tri pour corser un peu ce défi :

    Distinction, chanter, d'or, le temps, passées, ensemble, toutes, envoi, les souvenirs, noces, de, s'assemblent, la douceur, qui, du soir, bourgeoisie, laissons, les années, faire, striée, la glace, 2 tasses, sur, abat-jour, la nappe, un, bouquet, et, tous, si joli.

     

    POEME DADAÏSME

     

    Distinction de chanter, ô d'or ce temps passé ensemble toutes !

    Envoi des souvenirs de noces qui s'assemblent dans la douceur du soir....

    Bourgeoisie :

    Laissons faire les années dans la glace striée ...

    Sur la nappe : 2 tasses, un bouquet, l'abat-jour.... et tous si jolis !

     

    POEME DADAÏSME

    Repas de Noces à Yport (1886)

    Albert Fourié

     

    Tristan Tzara : (cliquer sur : Wikipédia)

    Dada reste dans le cadre européen des faiblesses, c'est tout de même de la merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses, pour orner le jardin zoologique de l'art de tous les drapeaux des consulats do do bong hiho aho hiho aho. », (Premier manifeste Dada).

    • « Dada ne signifie rien. »
    • « Dada est un microbe vierge. »
    • En 1922, lors d'une conférence à Weimar et Iéna, il dit : « Dada met une douceur artificielle sur les choses, une neige de papillons sortis du crâne d'un prestidigitateur. »
    • Plus tard, il dira :
      • « Dada est la danse des impuissances de la création. »
      • « Les débuts de dada n'étaient pas les débuts d'un art mais ceux d'un dégoût. »
      • En 1963, il dit : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »

     

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