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    Je vous écris du petit matin. J'ai un Rendez-vous d'amour !

    Sur mon âme un rêve encore voltige et bourdonne, comme sur une fleur une abeille en vol.

      

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    Et le rituel commence. J'enchaîne les gestes familiers qui réveillent en ouvrant mes volets pour boire à la fraîche aurore.

    Un soleil timide encore me sourit et j'offre mon front à ses tièdes rayons d'or.

    A son cou déjà se suspend l'aube comme une jeune épousée
    Et l'air est en fête et palpite sous la rosée.

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

     

    Un ciel d'azur tout neuf se pare de rose et d'or irisé.
    Une sourde jubilation jaillit de la terre qui enfante.
    L'herbe scintille, heureuse et pure, fume comme l'encens.

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

    Ici et là, les iris, couleur d'améthyste, dansent au vent,
    Offrant leurs cœurs aux insectes butineurs bourdonnants

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

     

    Le forsythia flamboie de tout son or.
    Il jaillit de la terre comme une torche,
    Cadeau de lumière pour des milliers d'abeilles
    Ivres de tant de pollen, quelle merveille !

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    L'air se trouble d'une puissante odeur camphrée,
    Imprègne le vent de mes subtiles pensées.

    Là-bas, la haie des romarins échevelés,
    D'un vert intense les aiguilles, au revers satinés,
    Constellées de fragiles fleurettes mauves étoilées,
    (jadis par les Romains vénérés comme plante sacrée)
    Jette dans l'air une fragrance boisée,
    Aux courtisans bourdons, maraudeurs enivrés.

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    Les chênes bruissent sous le vent printanier.
    Et le chœur des oiseaux s'élève dans les blanches ramées
    Des merisiers. Sous leur voile de mariée,
    J'entends l'amour chanter, roucoulement des ramiers.
     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    Les pissenlits complotent ! Avec les chardons à profusion
    Se liguent et s'imposent, règnent en maître et se confrontent
    Aux petites fleurs bleues, blanches ou jaunes qui percent le gazon.

    Hermaphrodite pissenlit, petit frère du soleil, ami des enfants polissons
    Soufflants sur tes akènes, qui s'envolent en longues ribambelles fécondes.

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    Comme moi, mon jardin ne maîtrise pas tout.
    La "mauvaise herbe" pousse partout.
    Est-elle laide ? Faut-il s'en protéger ?
    Sans elle, le monde ne serait que pierre.
    Il est si bon de se coucher dans l'herbe.

    Dans mon Jardin, la sélection n'existe pas,
    La Nature a fait son choix !

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    Comme moi, ce Jardin a des limites,
    La liberté est à ce prix !
    Par la clôture, le muret et le portique....

    Comme mes mots enclos par mon éthique,
    Mon intelligence, ma culture et mon Christ !

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

      

     

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

    Poème de ma fille LALY sur le Printemps

     

     Ah ! Merveilleux printemps
    Que nous attendions tant !
    Saison où tout renaît !
    A tous nos sens, bien plaît !
    Il caresse et éveille,
    Par toutes ses merveilles !

    Printemps tant désiré,
    Plein de belles promesses
    Renouvelées sans cesse !
    Avec son arrivée
    Remet plein de couleurs ;
    Dans nos regards : lueurs !

    Avec ses chants d'oiseaux,
    Nos voix se mêlent : "bravo!"

    Laly

    (Merci ma chérie : très beau ! j'aime bcp ! Mum)

     

     

    PRINTEMPS - PETIT MATIN AU JARDIN

    Cliquer sur l'image - Merci !
    pour avoir l'article du blog INSUNDGAU (très intéressant)
    "Les vertus des bonnes 'mauvaises' herbes les plus courantes"
     

     


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  •  Suite de la 1ère partie : Van Gogh (1853-1890) : Ses oeuvres  
    Ma poésie se déroulant autour des tombes de Vincent et de Théo son frère,
    et des œuvres de Vincent Van Gogh

     

     

     

    - VAN GOGH 18853-1890 : SA VIE !

    Vincent VAN GOGH est né le 30 mars 1853 à Goort Zundet,
    dans le Nord-Brabant près de la frontière belge
    à 15 km de Rosendaal.

    D'un père Pasteur Protestant Théodore VAN GOGH
    et de Anna-Cornelia CARBENTUS.

    Vincent débute des études de théologie, puis, poussé par ses parents, suit son oncle Vincent VAN GOGH, dans la profession de "négociant d'art" ...

    Il hésite alors entre la Prédication évangélique
    comme son père Théodore
    ou celle de son oncle Vincent (frère de son père) ,
    négociant d'art...
     

    Pour se tourner finalement vers la peinture
    à 27 ans
    en autodidacte.

    Il aime tout particulièrement les animaux, les fleurs et les oiseaux !

    Ses premières toiles sombres décrivent la misère, la pauvret des mineurs, puis il s'installa en 1886 avec son frère Théodore VAN GOGH qui dirigeait une GALERIE de TABLEAUX.
    Là, il rencontre de jeunes peintres influencés par les impressionnistes !

    En 1888, il quitte son frère pour aller peindre à Arles dans le Sud de la France, les paysages provençaux et la vie méridional.

    Paul GAUGUIN le rejoint pour créer ensemble une communauté, mais des disputes violentes le contraint à se sauver au bout de 2 mois. Vincent, furieux, se mutila en se coupant l'oreille gauche de dépit !

    Des crises dites "psychotiques"(?) l'engagea à entrer de son plein gré à l'asile de St Rémy de Provence.
    Nombre de ses chefs d'œuvre  sont peints pendant cette réclusion ...

    Son frère cadet Théodore l'aimait passionnément,
    et subvenait à ses besoins
    par une rente modeste de 150 F par mois.
    Il exposait ses œuvres dans sa galerie, mais n'en vendit qu'une !

    Pour le sortir de cet asile, Théo cherche
    et lui trouve un refuge à Auvers-sur-Oise, près de Paris,
    auprès du docteur Paul GAUCHET,
    ami des peintres et peintre lui-même.

    Vincent s'installe alors à la pension de l'Auberge RAVOUX le 21 Mai 1890 à AUVERS (200 habitants) et peint avec une grande frénésie 78 toiles en 70 jours....

    Sa vie de douleurs et d'échecs, sa maladie "mentale", la pauvreté, l'alcool (l'absinthe) le pousse au suicide.

    Le 27 Juillet 1890, il se tire une balle dans la poitrine
    et, après une longue agonie,
    meurt dans les bras dévoués de son frère Théo.

    Théo ne s'en remettra pas. Malade, dépressif, atteint de la syphilis, il meurt 6 mois après le décès de son frère.

    Enterré d'abord à Ultrech dans les Pays-Bas, il viendra rejoindre son frère, à côté de sa tombe à AUVERS, en 1914, par les bons soins de sa femme qui "le donne généreusement à Vincent"...

    Leurs 2 tombes sont côte à côte dans le cimetière d'Auvers-sur-Oise.

    Vincent est le seul à ne pas avoir été reconnu de tous les peintres de son vivant.
    Tous les témoignages le décrivent comme "très cultivé, jovial, plein d'humour, d'une honnêteté scrupuleuse, fort généreux avec une spiritualité intense"...
    Son "intelligence et sa curiosité le poussait vers un sens aigu de l'observation et une grande lucidité".
    Vincent parlait 4 langues et lisait beaucoup ("Hugo, Balzac, Zola, Diderot ou Voltaire"....).Il avait une grande admiration pour "Rembrandt, Hals, Chardin, Delacroix, Rubens" et bien d'autres encore...

    (http://www.le figaro.fr/Vincent-Van-Gogh)

    Un drame dans sa vie :

    Vincent en fait n'était pas fou... Il était épileptique, avec hallucinations auditives et visuelles.
    Profondément solitaire, méconnu, il est devenu dépressif, angoissé et porté sur l'absinthe.

    Dans le site http://suite101.fr/article/vincent-van-gogh-étaitil-fou-a2404:
    Un secret de famille est dévoilé :
    "Vincent Van Gogh est né un an, jour pour jour, après un frère aîné
    mort prématurément comme lui : Vincent Willem !

    Vincent passait tous ses anniversaires dans sa jeunesse devant la tombe de son frère aîné. Sa mère, inconsolable, portera le deuil toute sa vie...

    Vincent s'avère être "l'enfant de remplacement !
    La "psychogénéalogie permet d'expliquer ce syndrome (dont souffrait Dali pour les mêmes raisons) de l'enfant de remplacement qui affectait Vincent, lequel ne trouvait sa place nulle part.

    Anne ANCELIN SCHÜTZENBERGER, spécialiste en psychogénéalogie, explique qu'il s'agit d'un "syndrome d'anniversaire".
    Vincent aurait d'ailleurs eu un énorme choc à l'âge adulte en découvrant en quelque sorte sa tombe avec son nom et sa date anniversaire...

    DU MEME NOM QUE LUI : VINCENT VAN GOGH :

    - L'oncle Vincent,
    - le frère défunt de Vincent,
    - Lui-même, le peintre de génie : Vincent
    - Le petit Vincent - fils de Théodore ( frère de Vincent Van Gogh)
     (Vincent n'a jamais pu l'appeler par son prénom et lui donnait le nom de "le petit")

    Il se donne la mort quelques mois après la naissance du "petit", comme si sa mission sur terre était enfin terminée"

     

     voir 1ère Partie : Vincent Van Gogh (1853-1890) : Ses œuvres -

    Pour obtenir l'article, cliquez sur le tableau ci-dessous)

     

    VAN GOGH 18853-1890 : SA VIE !

     

     

     

     

     

     

     

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  • LES TOMBES

    DE VINCENT VAN GOGH ET THEODORE VAN GOGH

    AUVERS SUR OISE

    VAL D'OISE

    ______________________________________________

     

    POEMES COMPOSES PAR MOI-MËME

    LUCIOLE 85

     

    VAN GOGH (1853-1890)

    Le lierre en secret m'a conté une histoire particulière : celle de Vincent et de son frère Théo au Cimetière d'Auvers-sur-Oise....

    Un lierre obstiné, fidèle, réunit
    Les tombes de deux frères amis.
    Son tortueux réseau de câbles et de racines,
    Scelle leurs destinées, embrasse leurs nuits.

    Fraternel, il veille, insouciant des intempéries !
    D'un vêtement vert recouvre, impassible,

    Celui qui savait prodigieusement, comme lui,
    Convulser sa folie sur la Toile de la Vie.

    Et le frère cadet, doux et humble complice,
    Qui, jadis, protégeait le Génie,
    D'une modeste rente assurant sa survie,
    S'érigeant publiciste, de ses œuvres épris....

    Le lierre humide se recueille et s'enivre
    Des secrètes humeurs de ses hôtes endormis.

    Il s'élève de l'Aîné une lumière étrange, vive,
    Torche hallucinée d'un soleil torride,
    Tournoyant sur lui-même en spirales de folie :
    Âme de feu, âme de la Toile captive !
     

    VAN GOGH (1853-1890)Cri primal d'une souffrance pré-natale, cognitive,
    Frère de remplacement d'un petit Vincent trop tôt parti...
    Dans un petit cimetière déjà une tombe pour lui,
    Où sa date de naissance et son nom sont inscrits...
    Fantôme d'un frère aîné dont la mère est éprise

     

    (Vincent Van Gogh 1866)

    VAN GOGH (1853-1890)Cri de révolte, pulsations de vie :
    Des tournesols échevelés, à peine nés, se rebiffent,
    Le cœur ravagé par le temps et les maux vomis,
    Qui brisent les rêves et asservissent...

    Drame de la condition humaine que Vincent déshabille !

                                     

     

     

    (Les Tournesols - Arles Juin 1888)

    VAN GOGH (1853-1890) La nuit étoilée - St Rémy de Provence - Juin 1889
    Huile sur toile 73 x 92 cm
    New-York - Muséum of Modern Art

     

    Sous le pinceau de l'étrange Génie impulsif,
    S'enlacent, se tordent en larges volutes chaotiques,
    Des nuages sauvages, débridés, pris de folie,
    Dans un ciel tourmenté où tournoient des astres ivres.
     

    Un croissant de lune orange en une folle danse au soleil s'unit,
    Tandis que la flamme noire d'un cyprès mystique
    S'élance, puissante, vers l'énergie cosmique.

    Comme détaché de ce Ciel sublime, un village tranquille,
    Pelotonné autour de son fier clocher élancé, qui,
    En flèche acérée, semble vouloir percer le mystère théologique...

    Sublime allégorie d'un poète mystique qui, sans bigoterie,
    Veut ramener la Foi au Centre de nos vies ?

     

     

    VAN GOGH (1853-1890)Le champ de blé aux corbeaux - Auvers, Juillet 1890 -
    Huile sur toile 50,5 x 100,5 cm
    Amsterdam -Rijksmuséum
     

    "Je vis une clarté effrayante au cours des moments où la Nature est si belle. Je ne suis plus
    conscient de moi-même et les images arrivent comme dans un rêve"
    (Lettre de Van Gogh pour "le Champ de blé aux corbeaux")

     

    Extrême solitude du Génie précurseur, incompris,
    Fustigé par le monde ingrat aveuglé de plaisirs...
    La raison vacille et hallucine
    Dans les grondements d'un Ciel d'apocalypse,
    Qui roule ses flots noirs et bleus de nuit...

    Complainte d'un exclu, qui, de lui-même, s'exile
    Dans la clarté effrayante de flammes d'or défraîchies
    D'un champ de blé ébouriffé par un Mistral en furie.

    Un vol funeste de noirs corbeaux fuit
    La Puissance Céleste modelée par l'Esprit.
    Par trois chemins l'aspiration à l'Infini se brise !

    Et le Génie s'est tu en une longue agonie,
    Par une balle dans la poitrine....

    VAN GOGH (1853-1890)

    Son cher Théo, le frère cadet, anéanti,
    S'en vient chercher asile dans sa nuit,
    Par-delà la surface des choses grises,
    Dans le petit cimetière d'Auvers, pour l'Infini !

    Théodore Van Gogh 1888

     

     

    VAN GOGH (1853-1890)

     

    Et le lierre obstiné, fidèle, réunit
    Les tombes des deux frères amis.

     

    Luciole 83

     

    "L' histoire des grands Hommes ressemble à un drame, écrivit un jour Van Gogh à son frère Théo dans une lettre étrangement prémonitoire.
    Dans la plupart des cas, ils ont disparu au moment où on rendait publiquement hommage à leur œuvre, et de leur vivant ils ont été en butte à l'hostilité de leurs adversaires, ils ont dû surmonter bien des difficultés pour tenir le coup.
    Chaque fois que j'entends parler d'un hommage public aux mérites d'un tel ou d'un tel, je me représente nettement les figures effacées, sombres, de ces Hommes qui avaient peu d'amis - et je les trouve ainsi, dans leur simplicité, plus grands et plus navrants".

    Et les marchands contemporains ont transformé Van Gogh en un produit de grande consommation 

     

     

    Pour voir la 2ème partie : Van Gogh : Sa vie
    cliquez sur l'image ci-dessous

    VAN GOGH (1853-1890) - SES OEUVRES !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Courte poésie de ma fille Laly
    (Merci ma chérie !)

     

    POESIE SUR VAN GOGH (1853-1890) - SES OEUVRES !

      

    Le lierre a étendu ses bras vers cette page !

    Belle transition, en vers, pour un bel hommage !

    Ta plume si légère suit sa ligne arabesque

    Pour redessiner tout un monde pittoresque.

    LALY

     

     

     

     

     

     




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  • LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

    Me voilà bien embarrassée : mon ami Kasimir a soulevé un...lierre, sur lequel j'avais peut-être de fausses idées....

    La lecture de blogs consécutifs aux jardins, forêts et spécialistes m'a laissée perplexe....

    Certains affirment :"vite, à vos serpettes et coupez, détruisez cet ennemi des arbres et de la végétation en général".... "L'arbre va manquer de lumière et étouffer".... "réagir vite et détruire l'envahisseur"..."l'arbre étouffé sous le lierre est un danger potentiel, car il peut brusquement tomber"...etc

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

    Cependant, des articles très intéressants semblent abonder dans le sens de Kasimir.

    Notamment:
    - www.jardins.nantes.fr du 15/7/2002 n°1188 de Hervé Herbreteau

    - Notre forêt n° 21- Décembre 2002 de Christine Vial et Sylvain Destrieux

    - Hoflandt Nature du 4/11/2012

    - WIKIPEDIA - Lierre grimpant

    Un écologiste anglais, Chris Bains, s'émerveille même :
    "Parmi toutes les plantes grimpantes, celle qui est la meilleure pour la vie sauvage est sans aucun doute le lierre".

    Hubert Crahay (Ste Royale - Cercles des naturaliste de Belgique) déclare :
    "Le lierre est véritablement une plante à haute valeur écologique qui offre abri, site de reproduction et d'alimentation, à de nombreuses espèces animales".

    Hervé Herbreteau conseille cependant de :
    "limiter la pousse du lierre, soit au sécateur, soit à la cisaille à haies...." pour éviter l'envahissement des jardins.

    Hofland Nature précise que :
    "seuls les arbres vieillissants peuvent souffrir de ce partenaire encombrant et lourd qui leur inflige une grande prise au vent et peut les faire choir pendant les tempêtes, bien qu'il les protège du gel l'hiver, du soleil l'été et de l'attaque de la grande faune..."

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

    Bref, au vu de ces lectures, il serait peut-être plus judicieux d'affirmer que le lierre est plutôt un grand ami des arbres et de la bio-diversité, et qui gagnerait à être connu !

    Le lierre ne se contente pas d'être un excellent couvre-sol :
    -
    lorsque le sol est trop pauvre ou trop acide pour permettre la pousse d'une pelouse, il est un formidable "régulateur thermique" et un "garde-manger" pour les petits rongeurs, les insectes...etc ("leur resto du cœur" ), et servirait "d'abri lors des intempéries ou durant la nuit"

    Non seulement il rampe, mais il grimpe - Ses lianes peuvent atteindre les 30 m de long .... Son espérance de vie est de ...400 ans à 1000 ans : impressionnant, non ?
    Il pousse aussi bien à l'ombre qu'au soleil, mais il est sans cesse à la recherche de la lumière pour fleurir et fructifier, d'où cette vitalité extraordinaire qui le pousse à grimper pour gagner rapidement la lumière du soleil.
    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

    Il est doté de racines "adventives", émettant de nombreux poils - ventouses, des "crampons", qui s'accrochent à un support (arbre, mur, arbuste...etc)
    Mais ces crampons ne pénètrent pas dans la plante-support. Il ne vit pas aux dépens de cette plante...
    (ces crampons peuvent par contre se transformer en racines dans la terre humide, un vieux tronc d'arbre ou dans un vieux mur...).
    Le lierre se nourrit par ses propres racines. Par conséquent, il n'est pas un parasite de l'arbre-hôte.

    Il semblerait d'ailleurs qu'il servirait de "protecteur" à cet arbre (du soleil, des prédateurs de l'arbre, du feu, du gel...).

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

    Ses jolies feuilles vert-foncé, luisantes, ne tombent que tous les 6 ans environ. Elles se transforment alors en un riche humus, riche engrais pour l'arbre.

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ? 

     

    La floraison de couleur crème teintée de vert s'effectue tardivement, en Septembre/Octobre. Le lierre ne fleurit donc pas en même temps que l'arbre-support, évitant ainsi une concurrence mutuelle pour la pollinisation de l'un et de l'autre.

     

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

    photo : http://www.passion-apiculture.com

    Ses fleurs proposent beaucoup de pollen et de nectar aux abeilles et autres insectes à une période où il y a peu de fleurs, avant l'hiver.

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

    Les fruits, des baies foncées, font leur apparition en Février/Mars, à une période où peu de fruits sont disponibles.
    Le lierre est véritablement leur "resto du cœur" !

    Ces baies sont cependant TRES TOXIQUES à l'homme !

    La propagation du lierre est grandement améliorée par les fientes des oiseaux. 

    Le lierre sert d'abri à toute une petite faune, et permet la nidification des oiseaux et de certains papillons. (le papillon "citron", par ex).

    Autre action bénéfique du lierre : il absorbe l'excès d'humidité, inhibe la formation des champignons, bactéries et parasites de l'arbre-support...

    Wikipédia précise qu'il serait "une plante dépolluante, captant certains composés potentiellement cancérigènes présents dans l'air"

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

    ON PEUT L'UTILISER EN PRODUIT VAISSELLE (Wikipédia)

    - Faire bouillir 100 g de lierre dans 2 l d'eau plusieurs minutes.
    - Pressez, le jus obtenu peut alors être utilisé en tant que liquide vaisselle.

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

    LE LIERRE EST EGALEMENT UNE PLANTE MEDICINALE actuellement largement utilisée en pharmacie :   

    - toux (sirop et pastilles - voir Wikipédia)
    - rages de dents, rhumatismes, brûlures d'estomac
    - cicatrise les brûlures, guérit de la Gale, chasse l'embonpoint, combat la cellulite
    - et serait un excellent purgatif.

    (Hervé Herbreteau - WWW.jardins.nantes.fr)

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

    Bon, un sérieux bémol quand même :  

    - il disperse une poussière irritante,
    - favorise la pullulation d'acariens (araignées, tarsonèmes), de cochenilles etc.... qui risquent de se propager aux plantes de serre et plantations alentours

    - et n'oublions pas que ses fruits sont très toxiques à l'Homme !

     

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

    UNE PETITE RECETTE ?   (si,si !)

    GASPACHO DE CONCOMBRE AU LIERRE TERRESTRE

    (Attention, mon amie Bidule à qui j'aie "piquée" la recette me signale que c'est du LIERRE TERRESTRE et non du Lierre qui grimpe dans les arbres !
    Bidule m'a renseignée : le lierre terrestre a des feuilles plus petites que celles des lierres classiques ou lierre arbuste. Elles sont plus fines et plus tendres et ont un bon goût de menthe en plus délicat)

    - mixez un concombre épluché, épépiné, avec un yaourt au soja et une bonne poignée de lierre terrestre et de menthe.

    - qqs mini-feuilles de menthe et de lierre pour la déco et une jolie fleur de bourrache

    - mettez au frais et consommez bien froid

    (http://lepetitmondedebidule.blogspot.fr/2012/06/gaspacho-au-concombre.html)

     

    Alors, le lierre, ami ou ennemi des arbres ?

    A vous de vous faire une opinion !

    Merci de votre visite

    LE LIERRE, AMI OU ENNEMI DES ARBRES ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     




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