• Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 

     (Et FIN DU ROMAN)

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    escalators avec hologramme publicitaire montre

     

     DES PETITS RIENS DELICIEUX !

     

     G E N I A L   !

    (A mettre en grand format)

    Poésie "survivaliste" ! :-) !

     

    Passe encore ces longues tuniques que Stan appelait "gandouras", lui rappelant ses séjours en Afrique,... Il les avait adoptées dans le privé, ou lors des promenades de loisirs tant elles étaient confortables. Mais que dire d'hommes maquillés, bijoutés et en jupe ou en robe, pendant que certaines dames se pavanaient dans de chics costumes trois pièces d'homme, il est vrai souvent très colorés  ou scintillants ? 

    Un monde à l'envers ! (Episode précédent - cliquez sur la phrase)

     

    Un nouveau panneau de marbre rappelait à tout l'étage que Stanislas et Justine FAURE dirigeaient désormais tout cet étage de la folle et ambitieuse Tour de verre et d'acier qui exhibait avec insolence le pouvoir de l'argent généré par des forces économiques...

    Le Hall d'Entrée commun à toutes les entreprises du Building fut entièrement restauré. Les plantes vertes furent remplacées par des publicités tapageuses et des holographes, au grand dam de Stan qui râlait dur... Le pauvre client avait bien du mal à trouver son chemin entre ces dédales lumineux, souvent perplexe devant les escaliers roulants et les ascenseurs malgré les appliques balisées sur le sol et aux murs...Les jeunes employées de l'Entrée n'eurent plus guère le temps de lire... Après de longues tergiversations, les co-propriétaires du building n'avaient pas osé les remplacer par des robots... Certains clients, encore attachés à leur passé, n'apprécieraient pas !  

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

     

    Mademoiselle Adèle, noblement revêtue d'une aube vaporeuse, chuchota en souriant à son fils Damien, engoncé dans la robe de bure des pénitents : 

    - "Voilà, mon petit ! Le règne des Mayer est terminé ! Tout à une fin ! Vise un peu ces panneaux ! Stanislas et Justine Faure, qui l'eut cru ?"

    - "J'en suis ravie, ma mère !" lui murmura benoitement Damien, mi-figue, mi-raisin. 

    Il tenta de faire bonne figure, déçu de voir Louise dévisser et sa fille Lou se dissiper sans se préoccuper de l'oeuvre de ses mains... Quoi, n'avait il pas enduré les pires épreuves à cause de cette Agence ? Ne lui avait elle pas couté la vie ? 

    - "Tssé, Tssé... mon fils, n'oublie pas que je capte très facilement toutes tes pensées ! Toi seul a façonné ton destin... Toi seul ! 

    - "Je sais, ma mère, je sais !" se résigna le pénitent.... "Peut être Daisy ?" espéra t il soudain....

    - "Mon pauvre petit, tu es incorrigible ! Daisy est écrivaine, tu le sais bien ! Puis elle s'occupe du Domaine de Louise, non ? "

    - "Bien sur, ma mère, bien sur !" s'éteignit le fils, maussade, qui n'osait plus penser... 

    Il frôla le burn out ! Puis il quitta définitivement les lieux...

    Seules Lou et Daisy le retenaient encore dans son Passé !  Il fallait bien les protéger ! 

     

    L'Agence connut une renaissance foudroyante et monta en puissance. La presse fit une ovation unanime aux nouveaux co-dirigeants. "Ils avaient le sens de l'innovation et le génie des affaires... Ils avaient su s'adapter à cette curieuse époque"..........etc

    On oublia Damien, on fit l'impasse sur Louise qui boycottait l'Agence, surbookée par son "management" familial" et ses réceptions... On tira un trait sur la Famille Mayer and co qui avait tant défrayé les chroniques en son temps !.......

    Pourtant, le Domaine de Louise devenait le rendez vous attitré de tout le gratin mondain. Ses réceptions grandioses étaient connues dans le monde entier par le biais des reportages peoples retransmis en 4D ou en holographie à la télé ! 

    Lou, écrivaine réputée, se cramponnait à son mari... Ils parcouraient tant le monde, qu'ils n'avaient pas le temps ni l'envie de fabriquer un enfant ! Ils retrouvaient avec bonheur la Maison connectée entre deux voyages. 

    Daisy trouva l'homme de sa vie... Il ressemblait curieusement à Regan, physiquement et moralement... Agathe riait sous cape ! Regan, surpris et flatté, se prit d'une grande affection pour son "gendre"... Cyril s'intégra très rapidement au sein de la petite équipe formée de sa femme et de son demi-frère Pilou. Il raffolait des "Dîners de Louise". Grand compositeur musicien et pianiste réputé ayant roulé sa bosse dans le monde entier, il appréciait sa chance de pouvoir "concerter à domicile" Quel confort ! Ses prestations pianistiques apportèrent un énorme plus à la célébrité des réceptions de Louise. On s'arrachait les billets d'entrée... 

    Petit Pierre-Pilou ne se maria jamais ! Son aversion pour "les femmes"- sauf pour sa mère qu'il considérait souvent "comme un mec déguisé en femme"- et sa phobie pour "les Parisiennes", le figèrent dans le célibat... Ses parents, consternés, ne comprenaient rien... Pourtant il avait l'art de plaire à toutes ces dames huppées et cultivées  qui fréquentaient le Domaine ???

    Sa carrure impressionnante inspirait le respect et la crainte, malgré ses bonnes manières et sa courtoisie... Mais il était d'une franchise redoutable, imparable ! Peu n'osait se frotter à lui ! Cependant, il portait un amour inconditionnel à ses parents et à sa demi-soeur Daisy qu'il protégeait farouchement... Cyril et lui devinrent les meilleurs "potes" du monde. 

    Parfois, Pilou s'esquivait dès qu'il le pouvait et nul ne savait ni où ni pour quelles raisons ! Le mystère fut bien gardé et chacun respecta son silence... Mais l' instinct professionnel de Regan s'inquiéta ?!? Il le fila en catimini... et comprit ! Il emmagasina sa douleur, refoula sa violente colère au plus profond de lui-même et n'en parla jamais, pas même à sa femme... Mais une boule de dureté aigrit son coeur et son regard se durcit, malgré tout l'amour qu'il continuait à manifester à son fils chéri.... 

    Agathe, fine mouche, avait tout deviné depuis longtemps, mais n'en laissa rien voir, de peur de peiner son mari et son fils... Elle adulait son mari et ses deux enfants. Elle les protégeaient avec une telle sauvagerie qu'on évitait de la chagriner à leurs sujets.... D'ailleurs, "c'était pas ses oignons ! Les affaires de coeur, ça s'discute pas, quoi !" "Elle allait pas tourner virago parc'que son Fils... ne lickait pas les meufs, quoi !" Elle ne se posait pas de questions comme son Homme ! A quoi bon ?
    "C'était comme ça, et basta !!! Et pis son Fils, c'était un vrai dur, un dur de dur, comme son père, et aussi gentil et honnête que son père, alors quoi, où est le blême ? "

    Lorsque son mec "crisait en loucedé", elle tentait de lui faire oublier son terrible chagrin par des "trucs de ouf, quoi !" très efficaces... Regan, épuisé, retrouvait son sourire... et se laissait dorloter comme un bébé.... 

    Mais la boule au coeur avait la vie dure ! Il ne s'en remit jamais ! Il culpabilisa et s'imagina "qu'il avait loupé quelque chose de grave dans l'éducation de son fils".... 

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    Quant à Justine, si réservée d'ordinaire, elle s'épanouit brusquement et gagna en assurance. Elle avait l'art d'accueillir et d'écouter l'autre. Elle savait s'adapter au client afin de lui proposer la formule qui lui convenait. Elle conservait toujours une voix stable et chaleureuse  qui sécurisait le client. Les fidèles habitués de l'Agence appréciaient surtout sa gentillesse, son honnêteté... et sa générosité. 

    Un large réseau de clients satisfaits se tissa progressivement !  Les retours positifs de ces clients sur les réseaux sociaux devinrent virales et furent un excellent moyen de promotion pour l'Agence...

    Stan et Justine échangeaient souvent avec leurs collaborateurs ou leur clientèle via des réseaux privés coûteux, afin de protéger à la fois les données et dossiers des clients, et l'Agence.

    Car le monde informatique subissait de plus en plus de violentes attaques terroristes, provoquant une grave insécurité de l'emploi qui, à son tour, engendrait une terrible précarité propice aux débordements sociaux... Bref, effet boule de neige qui affectait le monde entier... 

    Le travail des collaborateurs de l'Agence se partageaient entre domicile et bureau. Beaucoup moins de relations directes avec la clientèle qui préférait le confort des écrans digitaux, par visioconférences et hologrammes interposés... 

    Afin de fidéliser et de fixer leurs collaborateurs et employé(e)s, les co-propriétaires du vaisseau de verre ont rondement lancé un projet d'amélioration  de l'immeuble. Ils mirent tout le premier étage du vaisseau de verre, acquis à grands frais, à la disposition de leurs personnels : crèches, infirmier(e)s, médecins, dentistes, coiffeurs, salon de beauté, magasin bio et même une boutique de vêtements... 

    Une installation géothermique dans le sous-sol chauffait ou refroidissait le bâtiment. L'eau recyclée était utilisée pour les besoins en eau non potable...  

    Sur le toit de la Tour, une toute nouvelle canopée agrémentée de sa piscine, de son bar, de son restaurant doté de son potager. Un immense auvent, tapissé de panneaux solaires et récupérateur d'eau de pluie ou de la rosée matinale, recouvraient la canopée. Un apport non négligeable couvrant une partie des besoins de l'immeuble en électricité. Parfois d'eau non potable, suivant la météo capricieuse... On ne pouvait plus guère parler de saisons bien tranchées, mais plutôt d'un climat tropical, alternant les tempêtes, les ouragans, les pluies violentes... et la chaleur torride enclenchant des sécheresses épouvantables.... 

    L'Agence d'assurances et immobilières Justine et Stanislas Faure, pilotée par un cabinet d'architectes agréés, se transforma entièrement selon les goûts du jour, s'informatisa, se digitalisa, se retrouva à la pointe des technologies nouvelles. Elle proposait des salons de repos ou de réunions aux employé(e)s.

    Face à l'augmentation faramineuse des coûts de transport, et peu favorables au conworking qui se révélait finalement très onéreux, les co-dirigeants de l'Agence avaient investi dans des navettes à hydrogène connectées qui optimisaient les trajets, puis proposaient des locations d'appartements proches du vaisseau de verre, tout en favorisant le covoiturage. Une manière comme une autre de fidéliser les salariés et de les contrôler ! 

    Stan gérait l'entreprise d'une main de fer dans un gant de velours, selon la promesse faite à sa femme qu'il adulait.

    Sa femme devenait de plus en plus séduisante ! Il n'avait jamais rencontré une femme aussi exquise que Justine. Elle le fascinait, ainsi que le charmait son style de gestion maternel et empathique... C'était une collaboratrice incroyablement compétente... Cadres et employé(é)s l'adoraient ! 

    De son côté, Justine le trouvait plus que jamais attirant ! Plus le temps s'écoulait, plus elle l'aimait ! Au fil des années, il se bonifiait ... Son Chéri s'illuminait désormais d'une gaîté intérieure qui le rendait beau, communicant, et d'un commerce agréable... 

    - "........ Nous sommes sur la même longueur d'onde" répondit Stan aux journalistes agglutiné(e)s dans le vaste Hall d'Entrée du vaisseau de verre... après un long interview fastidieux.  "Voilà qui résume et explique notre lien profond qui va bien au-delà de nos relations professionnelles...  

    "Oui, nous sommes heureux, profondément heureux ! Nous n'avons pas besoin de nous réaliser dans les mondes fallacieux des métavers actuels... ou de celui de la réalité virtuelle.... Nous nous suffisons l'un à l'autre, entourés de nos amis réels....

    "La réalité est une aventure passionnante.... L'amour réciproque est une réalité qui ne se manifeste que dans le réel ! Pour nous, la vie n'est pas un mirage, c'est le miracle de l'amour réciproque...."

    Un jeune journaliste, sans doute féru de psychologie, ergota :

    - "La réciprocité dont vous nous parlez semble plutôt relever de l'amour-fusionnel, non ? Qui est une aberration de l'amour, induisant des relations de dépendance, de soumission de l'un au profit de l'autre !.... "

    Le sourire narquois de Stanislas le troubla... L'inquiétant regard félin du Patron de l'Agence le déstabilisa... Il ne put continuer à pérorer...

    Stan consentit à lui répondre sur un ton dangereusement doucereux : 

    - "L'amour réciproque, c'est une main aimante qui se tend à la rencontre d'une main aimée..., jeune homme ! C'est l'émouvante histoire d'amour de deux mains enlacées ! Ce qui compte, c'est la circulation de l'amour entre les êtres... Et  cela ne peut se faire sans une certaine complicité mutuelle, non ?"

    Le jeune homme sauta sur la perche tendue :

    - "Vous savez bien que l'amour est plus ou moins plombé par le narcissisme ! L'amour qui se donne et attend un retour ! C'est une forme de réciprocité négative, non ? On ne peut parler de complicité... C'est du donnant-donnant !"

    Stan s'amusait ! Ce jeune blanc-bec avait encore beaucoup à apprendre ! Les moeurs actuels dénaturaient la jeunesse du monde entier... Que savait elle de l'amour, moteur de la vie ? 

    Justine, ahurie, se sentait fébrile ! Où voulait il en venir, ce gamin ? Pour quel journal travaillait il ? Les autres journalistes jubilaient ! Un silence impressionnant s'établit ! 

    - "La réciprocité est partage ! Et vous confondez une fois de plus complicité et fusion ! L'amour fusionnel n'est pas de l'amour.

    "Cependant, vous avez raison en ceci : "UN" est totalitaire  et il est, par conséquent, solitaire ! Il ne peut donc fusionner avec un autre "Un". Puisque vous citez Lacan, relisez le ! 
    Dans un couple homme-femme, "Un-homme" est profondément différent de "Un-femme"..

    Voilà ce que vous ne comprenez plus ! Le non-genré qui caractérise votre étrange époque fausse tout !

    . Si "Un" est seul, un couple est donc simplement une adhésion de deux solitudes.
    . Tout comme si "Un" est totalitaire, "Un" et "Un" ne font pas deux non plus ! Chacun est unique ! Il reste unique et solitaire toute sa vie durant... 'je" et "je" ne font pas nous, que je sache ! "je" reste "je" et point barre ! D'ailleurs, nous sommes seuls face la mort ! 

    . C'est pourquoi l'amour a besoin d'une main qui se tende vers la main de l'Autre ! 

    . La complicité des amants est fondée sur la reconnaissance mutuelle de "l'amour de soi" de chacun des partenaires. Et qu'est ce que "l'amour de soi", sinon le fondement d'un narcissisme sain !

    - "Ah, je vous vois frétiller, jeune homme ! Bien sûr que le respect de soi implique un narcissisme, mais c'est un narcissisme SAIN ! 

    - "Le narcissisme malsain est malade, il a besoin de bouffer l'Autre pour son seul profit, afin de rehausser son estime de soi défaillante !
    C'est un bouffon qui se joue la comédie de l'omnipotence  afin de se sentir "être" ! Ce pervers narcissique est une sorte de démon qui vit dans l'illusion, le mensonge et le déni... Ne confondez pas narcissisme sain et narcissisme pervers ! 

    L'estime de soi est essentielle à la construction personnelle de l'être humain...

    Et qu'est-ce que l'amour de soi, sinon prendre soin de soi en toutes circonstances ? Et comment peut on prendre soin de soi sans aimer l'Autre ? Sans la complicité, la réciprocité avec l'Autre ?

    L'amour de soi, le respect de soi déterminent profondément nos relations à l'Autre... 

    Et quand l'amour de soi, l'estime de soi est conforté par l'être aimé, alors seulement l'amour de l'Autre devient possible ! 

    Justine s'était rapprochée de son Homme, profondément émue par ses paroles. Un silence embarrassant perdurait, chacun semblait attendre quelque chose...

    Stan soupira et reprit :

    - "Puis, surtout, nous savons nous contenter de petits riens délicieux qui pimentent notre vie de couple.......

    Je vous plains, vous, les jeunes, qui vivez dans des mondes parallèles. Ce métavers dans lequel vous vous déplacez, vous voyagez, vous discutez, vous achetez et vous vendez par le truchement de vos avatars, n'est qu'un monde virtuel qui vous pompe toutes vos énergies et , au  passage, vos données personnelles, avec des possibilités de harcèlements, de violences ou d'addictions sévères....

    Toute cette réalité virtuelle ne vaudra jamais une vie réelle vécue dans la réalité réelle. Toutes vos excitations addictives hyperdigitalisées ne pourront jamais rivaliser avec nos petits riens délicieux vécus dans la réalité de notre vie quotidienne, humble et sereine....

     

    "Vanité, tout est vanité !" affirme le Qohelet. "Seul l'Amour subsistera ! Alors aimons nous les uns les autres et nous serons aimés !"

    Merci mesdames, merci messieurs... Ce sera tout pour aujourd'hui !..."

    Un brouhaha indescriptible s'ensuivit ! Chacun s'enflammait, s'invectivait, voulait accaparer l'attention du couple.... 

    Sans plus attendre, Stan et Justine se sauvèrent et s'en retournèrent à pieds vers chez eux, main dans la main, épaule contre épaule... Leur amour seul comptait et rien d'autre !

    Ils savaient qu'ils allaient bientôt connaître une solitude à deux inouïe... Leur refus du monde virtuel les laissera sur le carreau ! Un sentiment de lassitude extrême les saisit...

    Ils avaient déjà du effectuer des efforts prodigieux pour s'adapter aux nouvelles technologies afin de pouvoir gérer l'Agence... Allaient ils devoir aussi se laisser couler dans le moule qui régissait la vie artificielle de l'ensemble des êtres humains  de la Planète ? 

    - "Le monde marche sur la tête !" soupira Stanislas Faure.

    - "Ouais, nous n'allons pas rigoler tous les jours !" renchérit  sombrement Justine Faure... 

    - "Bon heuuu.... Et si on se faisait une soirée crêpes ?" lança Stan comme on jette une bouteille à la mer...

    - "A l'ancienne ?" s'étonna Justine qui connaissait la terreur  de son Chéri envers le gras, le sucré, le salé, le frelaté, le.... la liste était longue...

    - "Vite, une navette ! On fonce chez Astérix!"

    - "Chez Astérix ? A cette heure-ci ? Mais on n'est pas arrivé !" s'exclama Justine. Elle réfléchit puis enchaîna : "Bah, il sera content, même si on arrive à pas d'heures ! Chouette alors...."

    Mais Stan avait déjà appelé un taxi par une commande vocale sur son Smartphone... 

    Nom de code : "Astérix" , né Lucien, dit Lulu, était un vieux copain rebelle et épatant ! Il vivait seul dans les bois, aux confins de la Ville, cultivait son jardin au creux d'une clairière élaguée par ses propres forces, un labeur minutieux et acharné, élevait ses poules, ses canards, ses lapins et ses chèvres. Il avait creusé en douce son puits, malgré l'interdiction, et buvait son eau claire avec fierté en levant haut son verre ébréché à la santé du Gouvernement mondial et de ses Lois, de ses décrets etc, etc...
    Il fabriquait lui-même son pain à la farine de fèves ou de pois chiches, de châtaignes, ou on ne savait trop quoi... et ses fromages... Un Homme simple qui valait de l'or ! La vie était belle avec lui... à condition d'aimer vivre caché ! 

    Il y avait encore des Hommes et des Femmes de sa trempe de part le monde... liés par un réseau secret de colporteurs, régis par un code de l'honneur strict.... et le troc en tout genres... 

    Stan et Justine se sourirent, éblouis : en un éclair, une révélation les frappa net ! Ils se comprirent sans mots dire.... Encore quelques années de labeur avant une retraite bien méritée... et vive la vraie vie au fond des bois avec Lulu ! 

    Une navette les cueillit en plein délire... L'austère Stanislas Faure chantait à tue-tête une chanson paillarde tandis que Justine Faure s'écroulait de rire... 

    - "Et pourquoi pas maintenant ?" espéra Justine dans un murmure

    - "Chut ! On nous écoute !" lui chuchota Stan dans le creux de l'oreille en montrant l'intérieur de la cabine. "Non, ce ne serait pas correct vis à vis des employés, voyons ! On attend tes cinquante ans, comme il se doit, ma tendre amie ! Nous allons préparer tout cela progressivement... pendant les jours de congé et les vacances... Ok ?"

    - "Ok Chef !"

    La navette les largua dans la nature, à l'orée de la Forêt. Ils jouèrent les promeneurs pendant que la voiture auto-motrice à l'hydrogène s'engageait sur une bretelle qui la ramenait sur la voie de retour.... 

     

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    LULU

    Ils arrivèrent chez Lulu tard dans la nuit en s'éclairant au minimum avec les "Smart", au risque de se faire pincer par drones et robots, sans rechanges, n'ayant pas pris le temps de rentrer chez eux pour fourrer quelques effets  dans une valise ! Un immense filet de camouflage se dressait au-dessus de la cabane du Robin des bois, et de sa cour, puis d'autres au-dessus de la bergerie, des clapiers et des poulaillers... Des buissons épais impénétrables, entretenus avec soin, entouraient le tout....  Des miradors, invisibles plateformes en bois, se nichaient au creux des frondaisons tout autour du camp. 

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

     

    Dans un fouillis de ronciers, un énorme faux tronc d'arbre creux recouvert de lichens, de lierre, s'ouvrait astucieusement d'un côté puis de l'autre afin d'accéder au domaine de Lulu. Il fallait avoir le courage de repousser une à une les longues branches aux épines acérées , au prix de quelques griffures, pour aboutir enfin devant l'ouverture du tronc. Un système primitif d'alarme fait de cordes aériennes dissimulées dans la végétation aboutissant à des clochettes dans la cabane prévenait Lulu de l'arrivée des rares visiteurs qui s'y risquaient...

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    Invariablement, Lulu les attendait de l'autre côté de tronc, un long pistolet chargé dans une main, le coutelas de l'autre... Il était impressionnant avec ses longs cheveux gris et son épaisse barbe poivre et sel qui lui tombait sur la poitrine. Sa liquette en lin écru au col Mao et son pantalon en grosse toile grise cachaient mal sa maigreur noueuse... A ses pieds, d'énormes chaussures militaires américaines. "Pas un poil de gras, tout dans les muscles !" affirmait il fièrement... Il pouvait :  un seul coup de poing de sa part vous alignait net ! 

    La clairière contenant le Jardin restait bien cachée au coeur du sous-bois plus loin.... entouré d'une palissade de pieux énormes recouverte de ronciers.... Sangliers et robots ne cherchaient pas à s'enfoncer dans  l'épaisseur des ronces... Des filets de camouflage, soigneusement attachés à la cime des arbres, simulaient une frondaison touffue et dense, trompant la vigilance des drones. 

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

    La cabane bunker de Lulu

     

    Dans le camp de Lulu régnait une lumière glauque même par temps  fortement ensoleillé...  Seuls pouvaient le trahir le caquetage des poules, les nasillements des canards et les bêlements des chèvres... Mais la Forêt, interdite aux humains, regorgeait d'une faune et d'une flore invraisemblables ! De nombreux animaux domestiques, indésirables en Ville, avaient été abandonnés là et retournaient à la vie sauvage, pour le plus grand bonheur des lynx et des loups, des chats et des chiens... Lulu partait des journées entières à la chasse, armé d'un fusil à fléchettes  et de son éternel coutelas... Il laissait la viande ou le poisson dans des tonneaux salés puis la fumait dans un vieux congélateur qu'il avait bricolé. 

     

     

    La réception chez Lulu fut grandiose ! On mangea des crêpes, du poulet, des légumes frais, denrées devenues si rares. On se régala de magnifiques fromages de chèvres au miel de forêt, le tout arrosé de bouteilles d'un vin de contrebande délicieux... et de la fameuse eau du puits... 

    On conspira longuement ! Un plan fut établi ! Lulu savait construire des cabanes en bois avec cheminées et un système astucieux qui filtrait les fumées...  Pas trop près de chez Lulu, à cause des drones et des robots gardes forestiers qui patrouillaient sans cesse... Pas trop loin non plus, pour garder le contact ! Il leur apprendra tout ! Il faudra s'y mettre dès que possible.. 

    Ils dormirent sur une paillasse d'herbes odorantes recouverte de couvertures et de peaux de chèvres... ça grattait un peu au réveil ! Tant pis ! Lulu sortit le pot de crème et ils s'enduisirent le corps d'un truc gras malodorant... mais efficace.

    Grande difficulté pour s'en retourner le surlendemain, mais l'espérance était vive et le rêve beau ! 

    - FIN -

     

    Luciole

     

    Gare à l'eau qui dort n° 94 - Des petits riens délicieux !

     

    GROS BISOUS 

     

    Les enfants vont arriver : je reviendrai fin Août si je peux ! Très bonnes vacances à vous toutes et tous

    Tendresse

     

     Les métaverts ; incroyable mais vrai ! (méta et univers)

     

    Le métavers est un monde parallèle virtuel ou chaque utilisateur peut mener une vie numérique en 3 ou 4 D
    au travers d'un avatar, un personnage qui le représente.,
    grâce à l'utilisation d'un casque de réalité virtuelle connectée en Wi-FI à Internet.

     

    02/11/2022 :

    Depuis qqs mois, une moyenne de 150 à 200 visiteurs et 200 à 400 pages lues. Qqs pics à plus de 3 000 pages lues... 

    Hier : 120 visiteurs et 3 793 pages lues !!! Joie au coeur en découvrant ce score ce soir, alors que mon blog dort depuis ??? 

    Merci infiniment, cher(e)s aminautes. 

    Pardon d'être si peu présente ! Des ennuis de santé, des pépins et des voyages en Fourgon m'ont tenue éloignée des écrans... 

    Sommes rentrés d'avant-hier soir d'un long périple en Ariège, puis à Lourdes. J'attends les photos du Chef pour vous le raconter... 

    Je suis dans les lessives... Encore 3 de couleurs et ouf, je retrouve le quotidien...

    A bientôt dès que je le peux...

    Mille bisous, surtout à tous ceux et toutes celles qui ont pris la peine de commenter les épisodes de ce roman. Ma vue ayant sérieusement chutée, j'ai été dans l'obligation de lui imposer un grand repos !

    Lunettes spéciales DMLA anti-soleil, même par temps couvert.... Je les recommande à toutes personnes atteintes de DMLA... Sans elles, je n'y voyais rien, trop éblouie ! 

     

     

    ROMAN : "Gare à l'eau qui dort" - cliquez sur les phrases ci-dessous 

    1ère Partie : Justine cherche un emploi 
    2ème Partie : Entretien d'embauche entre Damien et Justine 
    3éme Partie :Portrait de Damien MAYER
    4ème Partie : Louise, épouse de Damien
    5ème Partie : Justine, secrétaire de Damien
    6ème Partie : Lou, fille de Louise 1
    7
    ème Partie : Lou, fille de Louise 2 
    8ème Partie : "Le regard magique"
    9ème Partie : l'Empreinte (1)  
    10ème Partie : L'Empreinte (2) 
    11ème Partie : Le Plogging  
    12ème Partie : Les enfants perdus 
    13ème Partie : Quel carburant voiture ?  
    14ème Partie : L'Etang 
    15ème Partie : Lettres anonymes  
    16ème Partie : Dorian le détective privé  
    17ème Partie : Réminiscences  
    18ème Partie ; Filature  
    19ème Partie : Le Poucave  
    20ème Partie : Sous-marin (camion de filature) et pinholes (caméras minuscules)  
    21ème Partie :Dignité bafouée  
    22ème Partie : La Charité fraternelle  
    23ème Partie : "Le Constat d'adultère"  
    24ème Partie : La "road rage" à 200 km à l'heure  
    25ème Partie : Le fouille merde  
    26ème Partie ; Le Daron engraine  
    27ème Partie : Choc émotionnel  
    28ème Partie : Prodigieuse Lumière  
    29ème Partie : Inspecteur Stan Faure  
    30ème Partie : Etrange entretien 
    31ème Partie : Révélations fracassantes de Dorian  
    32ème Partie Adèle coupable ?  
    33ème Partie : Enjeux autour d'un bébé  
    34ème Partie : Duo de choc Louise et Justine  
    35ème Partie : Coma Damien  
    36ème Partie : Réveil Damien  
    37ème Partie : Les trois mousquetaires  
    38ème Partie : Une famille encombrante  
    39ème Partie : La tornade blanche  
    40ème Partie : Mutique imposture  
    41ème Partie - Le bon curé 
    42ème Partie - Le bon curé suite  
    43ème Partie : Révélations fracassantes  
    44ème Partie : Les prisons de l'âme  
     45ème Partie : l'Assemblée Générale Extraordinaire  
    46ème Partie : Mort de Damien  
    47ème Partie : Baiser d'outre-tombe  
    48ème Partie : Diners de Louise  
    49ème Partie : Jour de traîne-misère  
     50ème Partie : Eve ou Lilith ?  
    51ème Partie - Self contrôle  
    52ème Partie - La Maison d'accueil  
    53ème Partie - Les secrets d'Agathe  
    54ème Partie - Le Château de Louise  
    55ème Partie - La Chambre d'Agathe    
    56ème Partie : "Oh que c'est sublime  
    57ème Partie : Toubib 
    58ème Partie : La violence des Mots ! 
    59ème Partie : Madame est servie ! 
    60ème Partie : Querelles de préséance ! 
    61ème Partie : Lou et Agathe amies ? 
    62ème Partie : La Fosse aux Lions 
     63ème Partie : Si le Loup y était. 
    64éme Partie : Le coup de foudre !
    65ème Partie : La maison de Pierre et de Suzy 
    66éme Partie : Péché de gourmandise 
    67éme Partie : Frontières sociales ! 
    68ème Partie : Une journée mémorable ! 
    69ème Partie : Retrouvailles
    70ème Partie : Vie nouvelle en Août
    71ème Partie : Les filets du Roman
    72ème Partie : Requiem
    73ème Partie : Bas les Masques !
    74ème Partie : Les Noces de L'Epoux !
    75ème Partie : Nombre affolant de zéros !
    76ème Partie : La vie continue 
    77ème Partie : Etrange pouvoir des mots !
    78ème Partie : Lou : la Pension !
    79ème Partie : Barbe noire
    80ème Partie ! La Morale et Lou ! 
    81ème Partie : Lou et sa Ferrarri !
    82ème Partie : Soleil couchant !
    83ème Partie : Le Roi déchu !
    84ème Partie : La Parisienne
    85ème Partie : Le Pragmatisme ! 
    86ème Partie : Le Cri !
    87ème Partie : Sidération
    88ème Partie : La bonne place
    89ème Partie : L Maison connectée de Lou
    90ème Partie : Sauvons le monde !
    91ème Partie : Coup de théâtre !
    92ème Partie : Le nouveau monde 
    93ème Partie : Un monde à l'envers !
    94ème Partie : Des petits riens délicieux !

     

     

    « Gare à l'eau qui dort n° 93 - Un monde à l'envers !

  • Commentaires

    22
    Mardi 15 Novembre à 11:17

    De l'inventivité derrière ce regard flou, j'imagine que les couleurs et les formes font un feu d'artifice dans ton cerveau!

      • Mardi 15 Novembre à 17:05

        Ah super ! Je suis ravie de ta visite, Mansfield ! Je tente de reprendre peu à ^peu contact avec cet ordi qui me pose de plus en plus de probs, malgré 2 visites chez le toubid des ordis ! tjrs  cette difficulté à mettre en marche, avec la panique de "tout perdre" une fois de plus ! 

        Merci infiniment de ta générosité ! Oui, vision aléatoire suivant lumière ou émotions... Grosse difficulté à lire livre ou écrans... et la tête fatigue ! J'ai un "roman" en tête, mais la flegme ! Imminence départ Fourgon en Espagne, mais attendons de voir météo... 

        Merci encore et grosses bises

         

    21
    Vendredi 28 Octobre à 08:48

    Bonjour Luciole,

     

     Une fin qui me plaît beaucoup.Et quelle belle définition de l'amour par Stan! :)

    Je suis comme zaza. Je n'aime pas du tout ce monde que l'on installe à coup de nouvelles technologies, de vitesse zappant la vraie vie. Cette déshumanisation me fait peur. Le progrès était sensé améliorer la vie des humains. Si c'est vrai par certains côtés c'est au détriment de belles valeurs.

    J'ajoute ma voix au cœur: tu as beaucoup de talent. Bravo!

    Bisous

      • Mercredi 2 Novembre à 22:34

        Coucou Martine et un grand merci pour ce si gentil commentaire qui me touche bcp ! 

        Cette fin reflète mon envie de vie sauvage.... Avec les balades improvisées en Fourgon, je réalise qq peu ce rêve, bien qu'il soit très compliqué maintenant de camper seuls dans un coin paumé... 

        Je n'ai pas l'impression que la technologie va nous simplifier la vie, sauf pour nos petits enfants, peut être, qui "sont tombés dedans" ??? Apparemment, "ils raffolent" pendant que nous paniquons.... 

        Il faut dire que l'actualité n'est pas joviale et n'incite guère à  se réjouir du "progrès technologique" qui permet de balayer les  humains  et les villes  en qqs secondes....

        Merci Martine et bcp de gros bisous

    20
    Mardi 23 Août à 17:26

    Oui, c'est une belle fin  et je t'en remercie

    Et merci pour ton commentaire

      • Mercredi 2 Novembre à 22:40

        Merci, avec bcp de retard, ma chère Gazou. Je suis ravie que cette fin te plaise. 

        Nous rentrons d'un long périple en Fourgon, et je peux t'assurer que la vie sauvage est devenue très compliquée... Trouver un bivouac le soir est assez angoissant et nous avons dû plus d'une fois diner à pas d'heure avant de le trouver.... 

        Bcp de bisous et à plus dès que possible !

    19
    Samedi 13 Août à 14:05
    daniel

    Retour à l'âge primitif ? Ton imagination a été débordante pour nous raconter cette saga famililale !

      • Mercredi 2 Novembre à 22:45

        Merci bcp Daniel 

        Il n'y avait pas d'autre fin possible pour moi ! J'ai déjà bien du mal à gérer mon ordinateur pour des choses simples, alors imagine un peu...

        Dire qu'on nous prépare actuellement par petites touches au "Multivers" à la télé ! 

        Bisous à toi ainsi qu'à ta femme

    18
    Eglantine Lilas
    Vendredi 12 Août à 15:32
    Eglantine Lilas

    Lorsque le mot fin apparaît ...il faut mettre vite en route sur le métier à tisser un nouvel ouvrage ! Je suis toujours et encore, impressionnée par ta facilité d'écriture .

    Sans courir les éditeurs, ce qui est le parcours du combattant, parce qu'après la publication, il faut s'investir dans la promotion etc etc, n'as tu jamais fait de l'auto édition pour avoir le plaisir de voir tes écrits reliés ? je confirme ce que d'autres de tes amies dont déjà dit, tu as du talent et un talent certain :-) 

    bISOUS

     

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      • Mercredi 2 Novembre à 22:56

        Un grand merci, Eglantine ! Mille excuses pour le retard... Bcp d'eau a coulé depuis cette fin, qui m'a tenue éloignée des écrans... 
        J'aimerais bien être publiée, pour être franche, mais il me faudrait revoir tout l'ensemble, car chaque épisode a été tapé directement à l'écran, et le tout est très inégal, surtout les tous premiers .... Pas encore eu le temps de relire l'ensemble ! Je redoute les incohérences, n'ayant pas pris la peine de faire des fiches personnages ou lieux... 

        Il me faudrait une correctrice efficace !

        Je t'embrasse tendrement, chère Mère Grand, et porte toi bien surtout

    17
    Vendredi 12 Août à 07:47
    Bonjour Merci pour ta visite Luciole C est gentil
    16
    Jeudi 11 Août à 22:08
    Une fleur de Paris

    Bonsoir Luciole,

    Dis moi tu publies tes écrits ? Je trouve que tu as beaucoup de talent, je t'assure, tu devrais y penser. Je ne sais pas si j'aimerais vivre ainsi, le progrès, la technologie n'est pas vraiment rassurant.

    Pour répondre à ton commentaire, non je ne vis plus à Paris depuis 5 ans maintenant, je vis à Rambouillet dans la haute Vallée de Chevreuse à la limite de l'Eure et Loire. Ici il fait chaud, mais nous avons de l'air, il y a beaucoup d'arbres, la forêt n'est pas loin. 

    Je te souhaite de bonnes vacances, prends soin de toi, grosses bises, Véronique

      • Mercredi 2 Novembre à 23:08

        J'ai honte de te répondre aussi tardivement, ma chère Véronique, mais je sais que tu comprendras !  Bcp d'aléas de toutes sortes, puis (ouf !) des balades en Fourgon... 
        Je suis très touchée par ton commentaire, mais si j'aimerais bien être publiée, je ne me sens pas de me lancer dans un long périple compliqué entre corrections, recherche éditeurs, publicité et dédicaces imposées.... 

        Tout comme toi, le monde à venir m'angoisse bcp ! Ne suis pas très douée désormais pour toutes ces complications technologiques qui vont demander bcp d'efforts intellectuels et surtout visuels... A moins qu'on trouve le moyen de me sortir de la DMLA, alors là, ouiiiiii ! Des yeux bioniques ? 

        J'adore ton coin ! toutes tes photos me donnent envie d'y aller ! Mais pas le Chef, alors, suis coincée... snif !

        Bcp d'énormes poutous à toi et à ta fille

    15
    Jeudi 11 Août à 22:06
    colettedc

    Chère Luciole,

    Bravo et grand merci à toi.

    Quel plaisir ce fut de te lire !!! Un roman qui se termine vraiment bien.

    Super !!!

    Du bon temps avec les tiens : bonnes vacances,

    Gros bisous

     

     

      • Mercredi 2 Novembre à 23:13

        Merci infiniment ma chère Colette ! Contente de pouvoir enfin te répondre... 

        J'espère que tu vas bien ? Je retournerai dans les blogs dès que j'en aurais fini avec les lessives et repassages.... Les rentrées sont tjrs difficiles !

        Je t'embrasse très tendrement

        A plus !

    14
    Jeudi 11 Août à 21:09

    Bonsoir Luciole, bon séjour en compagnie des enfants alors, à plus tard, bises jill

      • Mercredi 2 Novembre à 23:14

        Merci bcp Jill et à plus. Mille bisous à toi

    13
    Mercredi 10 Août à 16:25

    Merci beaucoup pour le partage de ton roman et un grand bravo pour le tout.La fin nous montre un monde peu idyllique mais avec d'irréductibles gaulois qui prennent les choses en main pour ne pas le subir .

    Bonnes vacances avec tes enfants 

    Bises 

      • Mercredi 2 Novembre à 23:19

        Merci ma chère Gisèle. Je suis si heureuse que mon roman te plaise. 

        Y aura-t-il réellement des irréductibles gaulois pour nous sortir de la panade actuelle ??? Souhait pieux  que seuls les romains peuvent réaliser.....

        Bisous tendresse! 

    12
    Mercredi 10 Août à 11:44

    Une très belle fin Luciole pour cette Saga que j'ai suivie, avec plaisir. Le mode de vie de Stan et de Justine pour cette retraite tant convoitée. Ce monde moderne, bourré de technologie et de déshumanisation me fait peur, et fort heureusement, j'aurais fermé les yeux avant de voir tout cela se réaliser.

    Bises et bon mercredi - Zaza

      • Mercredi 2 Novembre à 23:33

        Même souhait que toi, ma Zaza ! Suis si peu douée pour les nouveautés !!! Comment vont s'en sortir nos "petits" ??? Et nos "arrières-petits" ??? 

        Déjà que la fameuse "technologie" actuelle ne nous dit rien qui vaille : elle tue avec une facilité écoeurante ! ça promet !

        Quand je pense qu'on a fait grande publicité pour les drones... Toute médaille a son revers, mais là, il est de taille ! Plus besoin de barbouzes pour liquider les importuns, les drones s'en chargeront.... J'ai une allergie violente pour ces bestioles volantes.

        Je te remercie du fond du coeur pour m'avoir encouragée depuis le début dans la réalisation de ce roman.... Tu es vraiment une belle personne, ma Zaza !

        Mille bisous tendresses

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