• MAMIE

    Histoire vraie écrite en 2010

    N'ayant pas eu le temps de composer un article, je ressors des extraits de ce" mémoire" de 2010. Avec mes excuses !

     

    MAMIE

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    Défi n° 143 mené par ENRIQUETA (cliquez) qui nous propose ce thème : la MALADIE

     

    MAMIE

     

    MAMIE

     

    Dans sa mémoire, une blessure, une brisure.... Comme une flamme soufflée par un vent mauvais. Elle portera le poids de cette douleur toute sa vie.

    Dans son jeune âge, et pendant de longues années, la mort de sa grand mère la  plongea dans un gouffre de désespoir. 
    Les souvenirs la jetaient dans ce mauvais sentier où la pensée trébuchait !

    Ce noir barbouillage enflait sa tristesse. Comme le malade qui tousse avec fureur et exaspère sa gorge...

    ..........

    Cauchemar récurrent provenant de ses 15 ans : elle était au chevet de sa grand-mère mourante, seule, perdue au cœur de l'appartement, le cœur en résistance... On l'avait affectée à la garde de la malade !

    L'ombre de la mort les liait inexorablement !
    Rien n'avait préparé Alice au drame qui allait se produire. Une angoisse folle l'étouffait...
     

    Les mots de son livre perdaient leur consistance, flottaient devant ses yeux.

    La peur grignotait sournoisement ses jours... Parfois, une rage folle la possédait, une inextinguible souffrance d'amour....

    Alors elle épluchait un à un les mots de son livre, pour se rassurer... comme pour étouffer toute possibilité de pensée, comme pour prendre le large...

    Un gémissement la ramena à la dure réalité. Elle regarda alors sa grand-mère s'éloigner avec angoisse, ne pouvant franchir cette frontière qui exilait  la malade et la consumait des heures entières.

    Que devenait cette femme qui avait tant su faire vibrer son petit monde de sa joie de vivre et de ses éclats de rire... dans ce chemin de croix aux frontières du monde ?

    Elle maigrissait à vue d'œil, avec ce regard terrible qui basculait sans cesse...Ses lèvres livides s'étiraient en de longs gémissements qui se brisaient soudain, emportés dans une étrange transe... Les mains griffues s'enfonçaient sporadiquement dans les draps défaits... Elle gisait, inconsolée, agrippée à ses 5 années de calvaire, suspendue aux froides morsures de ses douleurs abyssales...

    Alice butinait, nostalgique, à rebours du Temps, les débris de sa mémoire .... instants d'innocence enracinés en elle de l'enfance souriante, douces fleurs encloses échappées du calice de la nuit....

    Son cœur palpitait pour cette femme, sa raison d'être, qui avait de son chant de tendresse bercé toute son enfance.... Une ode à la vie parfumée de violette ou de muguet qui s'épanouissait dans les champs de coquelicots, de marguerites et de bluets...

    C'était une femme simple et spontanée, émotive à souhait. Tout en elle respirait l'ordre que seul trahissait l'éclat fiévreux de ses yeux clairs, frémissants sous des vents contraires...

    Elle était comme une fée qui veillait au bonheur de sa couvée, devançant les désirs de chacun... proposant une activité avant le triste ennui annonciateur de querelles énervées...

    Ses enfants, grands et petits, n'avaient jamais assez d'elle !

    La petite Alice, émerveillée, buvait le ruisseau de miel qui coulait de ses lèvres.. elle gazouillait de plaisir sous les baisers en gouttes de rosée et se nourrissait du regard qui la couvait avec amour.
    La petite main potelée serrait fort le doigt de sa Mamie.

    Avant ces heures sombres, Mamie était son refuge, sa Maison d'Amour.... Auprès d'elle fleurissaient les déserts....

    Mamie, ménagère maniaque, était sans cesse plongée dans de grandes lessives qui claquaient dans le vent.... énergiquement savonnées sur une table de bois et rincées dans un baquet de bois constamment rempli d'eau alimenté par un tuyau, dans le Jardin, été comme hiver....  
    Solitaire, sans cesse en mouvement, elle n'aimait pas les mots inutiles. Elle leur préférait les câlins, les attentions... toute une symbolique qui conforte et rassure.

    Alice se souvenait des champignons que toute la famille allait chercher aux pieds humides des arbres dans la futaie serrée qui tamisait la lumière du soleil..
    Ou des folles équipées, tous entassés sur des bancs de bois ou assis sur le plancher dans la camionnette du Tonton, chantant à gorges déployées, vers un champs de jonquilles où pour la cueillette du muguet.

    Mamie savait régaler sa maisonnée de ses fromagers, de ses crêpes ou de ses fameux pets de nonne !

    Elle était comme un contrepoids qui faisait échec aux sauvageries de la vie...

    Elle abritait toute sa couvée dans son appartement aux 3 chambres, sans salle de bain, après la Guerre 40. Elle y régnait, toute auréolée de mystère, très fière de son "Wécé" qui trônait au fond du couloir, chose rare à l'époque ! L'assemblée fort joyeuse s'agitait autour de l'imposante table aux pieds tournés encombrée de la belle vaisselle en porcelaine et des verres à pieds en cristal, autour d'une immense potée, d'un cassoulet ou d'une choucroute .... Les plaisanteries fusaient, les enfants criaient....

    Alice avait besoin de ces souvenirs qui racontaient le bonheur et l'amour des gens simples....

    Dès le dessert avalé, toute la marmaille se ruait dans le petit jardin du grand-père dans lequel s'étageaient des parterres de fleurs et les carrés de légumes. Un espace était réservé aux enfants, sous les arbres fruitiers...
    Les enfants guettaient la course des nuages jouant avec le vent... Les grands extatiques, racontaient leurs "visions" où se mêlaient religion et diablerie, au grand dam des petits qui se regroupaient serrés....

    La famille vivait repliée sur elle-même, refusant le monde extérieur........

    ...............

    Foudroyée, Alice respirait la douleur de sa grand-mère. Elle aurait tant voulu ne pas être là ! Elle se persuada que la vie était dangereuse et déjà, elle trébuchait dans la vieillesse...

    Depuis, son horloge interne déraillait  dans un constant dérapage du Temps et de l'Espace !

    Alice attendait les mots d'amour pour réconforter la mourante : ils ne venaient pas ! Sa bouche était scellée par la terreur...

    Soudain sa grand-mère voulut parler... Ses traits se creusaient sous l'effort et Alice entendait bruire ses lèvres comme feuilles frémissantes sous le vent où flamboyait l'agonie....

    Puis la vie s'est éteinte, brusquement !

    Elle était l'âme du Clan, la force vive, la dynamique, le lien.

    A jamais la famille se disloqua !

    Alice était devenue vulnérable ....

    "Le vrai Paradis est celui qu'on a perdu" Marcel Proust

     

    Luciole

    MAMIE

     

    MAMIE

     

     

     

    Très beau poème de ma fille Laly

     

    Je ne l'ai pas connue

    Cette grand-mère des temps enfuis

    Mais je garde le très net souvenir

    De sa photo sur une table du nuit

    Doux visage éclairé d'un grand sourire

    Infusant délicatement joie et calme absolus

     

    De ces quelques beaux instants lus

    Nait un sentiment de vécu

    Réminiscences de ce que j'ai entendu ?

    Réminiscences de lieux que j'aurais connus ?

     

    Je ne l'ai pas connue

    Cette grand-mère des temps enfuis

    Mais les fragrances ne se sont pas évanouies

    Violette et muguet traversent les temps

    Et avec délicatesse se mêlent au présent

    En vaporisant les petits-enfants à leur insu...

    Laly

     

    MAMIE

     

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  • Commentaires

    69
    Lundi 12 Octobre 2015 à 14:00

    Bonjour Luciole !  En lisant cet article, je ne peux m'empêcher de penser à mes grand-mères (maternelle et paternelle), des personnalités différentes, des contextes différents, un passé très différent,etc.. et leur fin des jours sur terre très différente aussi.  Une est partie en douceur, l'autre dans des souffrances terribles qui peuvent marquer son monde effectivement.  Mais je retiens ce qu'elles ont pu m'apporter, les leçons de la vie, leur passé si différent de notre monde confortable, leur courage face aux épreuves....A notre tour d'apporter le meilleur de nous-mêmes et de rester confiantes et patientes dans les circonstances dont nous sommes tributaires et qui nous dépassent parfois.

    Bonne semaine et à bientôt !

      • Lundi 12 Octobre 2015 à 16:05

        coucou Parole

        Merci de venir sur ce blog, je suis contente de ta venue et de ta participation...
        Je dois te dire que les circonstances qui nous dépassent .... commencent sérieusement à me dépasser ! he Pas facile de garder son calme !
        Quoique.... je viens de sortir tranquillement mon linge de ma machine à laver et le mettre à sécher... à la maison, car la pluie tambourine violemment tuiles et fenêtres... Alors que ma grand mère lavait dehors par tous les temps et laissait sécher autant de temps que nécessaire son linge dehors, car pas de place à la maison avec ses 3 hommes flanqués de femmes et enfants qui squattaient son petit logement, faute d'en trouver un après guerre et surtout par économie... La pauvreté était leur lot !

        Alors l'inconfort et les épreuves ne devaient pas manquer !

        Merci Parole et bisous

         

    68
    Jeudi 30 Avril 2015 à 20:40

    De la part d'une écrivaine comme toi, Martine, tu penses si ton commentaire me fait plaisir ! oops Et grand merci pour ma fille .... Elle va être ravie !

    J'aime bcp ce que tu écris : c'est magnifique !

    c'est vrai qu'on se retrouve à "un âge certain" très rapidement... tout surpris !

    Bien contente d'avoir ravivé de bons souvenirs....

    Merci infiniment et bisous

    67
    Jeudi 30 Avril 2015 à 20:29

    Coucou Ma Nani
    En ce moment, je n'ai plus le temps de faire mon chapelet, car en plein aménagement du camping car, car nous partons pour une bonne quinzaine chez notre Aîné et sa famille pour la communion de notre petite fille.... Mais je ne t'oublie pas et ton ami non plus !
    Je te remercie de tout cœur de ton commentaire si gentil.
    J'ai travaillé pendant 5 ans environ pour des personnes âgées... Puis visiteuse personnes âgées pendant 2 ans ensuite à la retraite en bénévolat.... J'ai du arrêter pour prob de santé ! Alors, tu penses si je te comprends !

    Un bruit de fond de mer ? Sans doute le logo des Croqueurs de mots qui diffuse cette musique ??? ç'est drôle car je n'ai pas de bruit du tout pour ma part ???

    Tendresse Nani et porte toi bien surtout

    66
    Mercredi 29 Avril 2015 à 05:25

    Bonjour Luciole,


    Entre larmes et sourires: un très beau texte et un fort joli poème de ta fille. Ma grand-mère aussi était une grande cuisinière. Que de bons plats elle nous régalait. Et puis, le jardin de papi, les bisous et les parfums du lilas...


    Que la vie est belle mais si fragile, si courte.


    Merci pour ce partage très émouvant Luciole


    Bises amicales


     

    65
    Mardi 28 Avril 2015 à 21:53

    Merci Luciole de ton passage. Mais Merci de ta prière surtout. Moi je te garde dans la miènne. Je accompagne bien des personnes âgées et malades. C'est toute une découverte tellement c'est riche. Combien j'apprend avec eux. J'ai mon papy de 80 et je le regarde bien et épie sa forme car il ne veut pas trop se livrer. C'est dur de voir partir un être cher. Ton blog est magnifique et plein de diversité. Dis-moi, comment fais-tu pour avoir constament la mer comme fond de son ? Cela m'intéresse. Merci de ce que tu es. Merci de ta prière. Prie pour un adulte que j'accompagne aprés sa conversion. Merci. Ne le menciones pas dans mon blog car il le lis " ludovic "  Bisous naniclown

                                 Mon instrument de musique 

    Bandurria

    64
    Lundi 27 Avril 2015 à 22:58

    Merci Luciole pour ta réponse Demain le beau temps devrait revenir et je vais emmener mes petits loups au Salagou ! Je te souhaite une belle journée 

    63
    Lundi 27 Avril 2015 à 19:58

    Coucou Ulysse
    Alors tu as une image du Paradis en toi, Ulysse ! c'est tellement bon, une grand mère ainsi !
    Le seul prob, c'est qu'on essaie de retrouver ce Paradis perdu sans cesse : un manque essentiel !

    Merci Ulysse et  bisous. passe de très bonnes journées dans tes montagnes avec un temps un peu plus agréable qu'aujourd'hui... Mais la Nature est d'un vert tendre très attrayant

    62
    Lundi 27 Avril 2015 à 19:54

    Merci de ta venue, Fanfan2b
    C'est vrai qu'on perd l'insouciance ! apparaît alors des cauchemars sur la maladie et la mort !
    Merci pour ma fille et moi
    Plein de très grosses bises et bonne soirée

    61
    Lundi 27 Avril 2015 à 17:48

    Emouvant histoire et tout aussi émouvant poème J'ai eu aussi une grand mère qui m'a ouvert les portes du paradis 

    60
    Lundi 27 Avril 2015 à 17:16

    C'est un très bel hommage ,pour cette grand-mère qui a occupé une grande place dans ta vie.Lorsqu'on est confronté à la mort d'un être cher, on perd l'insouciance .

    Le poème de ta fille est très beau  et touchant. Bises

    59
    Lundi 27 Avril 2015 à 14:43

    Je pense très fort à ton  Bruno, mon cher Yvon ! Une petite colombe et des bisous pour lui,  pour toi et ta famille !
    C'est vrai que le temps incite à la mélancolie, mais de ma fenêtre de merveilleux arbres resplendissent d'un vert tendre mouillé sous le son mélodieux de la pluie incessante ! Ma foi, c'est bien beau, même si le ciel reste obstinément laiteux....
    Ainsi il pleut dans ton cœur, mais ton fils, lui, tel l'arbre, est peut être ruisselant de bonheur là où il est ?!
    Je t'embrasse bien tendrement ainsi que les tiens

    58
    Lundi 27 Avril 2015 à 14:26

    Merci Estrelita, pour ma fille et moi ! C'est dommage que tu n'aies pas connu ta grand mère, mais elle veille certainement sur toi de là où elle est !
    Merci pour les roses... dommage que leur fragrance n'embaume pas encore Ekla !
    Bises et bonne semaine malgré le mauvais temps ! Mais la Nature est bien belle et verte...

    57
    Lundi 27 Avril 2015 à 14:22

    Chère amie Sylvie
    Je suis tellement ravie de voir ton Homme retrouver ses forces et près de toi...
    Alors ton appartement est  presque terminé : ouf ! car c'est une drôle de corvée de moins pour vous... Vous allez pouvoir vous promener parmi les moutons et zanimaux en bas de chez vous !
    Mais quand un coup dur arrive, la loi des séries frappe qqs fois durement ! 2015 vous a réservés de bien mauvaises surprises ! Mais elle va bien se terminer pour vous maintenant !!!
    Bisous, ma Sylvie et de gros à ton Homme ! Je continuerai à penser à vous dans mes prières....

    Bonne semaine malgré le temps pluvieux !

    56
    Lundi 27 Avril 2015 à 14:08

    Chère Edelweiss
    Comme je suis contente de ta présence réconfortante : merci pour ma fille et moi !
    Malheureusement oui, la maladie semble ravager aussi bien les personnes jeunes que plus âgées.... Dans le village, la propagation du cancer est devenue problématique ! C'est triste !

    Je t'espère en bonne forme, chère et douce  Edelweiss et t'embrasse tendrement

     

    55
    Lundi 27 Avril 2015 à 13:55

    Merci de tout coeur Chris ainsi que pour ma fille Laly.C'est vrai que nous portons en nous nos grands parents ... je me demande s'ils ne nous protègent pas eux aussi d'où ils sont ! surtout si on prie pour eux !

    Je t'embrasse Chris et j'espère qu'il fait plus beau chez toi que chez nous ! Pluie battante !

    A bientôt

    54
    Lundi 27 Avril 2015 à 09:56

    Bonjour Luciole,

    Pas trop le moral depuis hier, le temps ne fait rien pour le remonter, il y a des dates que l'on voudrait oublier.

    Allez, ça ira mieux demain wink2

    Merci pour le partage de ce beau billet !

    Bonne semaine

    Bisous

    53
    Lundi 27 Avril 2015 à 08:26

    Un très bel article ,moi non plus je n'ai pas connu ma grand-mère ,beau poème de ta fille ,passe une bonne semaine bisous

    52
    Lundi 27 Avril 2015 à 08:22

    Bonjour Luciole

    Oui on va mieux et notre appart on a presque fini de l'arranger , mon homme lui va beaucoup mieux il a repris des force mais l'année 2015 est mauvaise pour nous et nos proche , mon frère va hélas perdre sa femme d'ici peu a cause de ce sacré cancer (elle c'est le cancer du seins) et du coté de mon chéri pariel la femme de son frère est atteinte aussi du cancer du seins. Je te souhaite une bonne semaine , ici depuis hier vent et pluie , gros bisous ton amie Sylvie .

    51
    Lundi 27 Avril 2015 à 08:15

    Bonjour tite luciole

    La maladie malheureusement n'épargne personne j'en sais quelques chose personne âgé ou jeune.

    c'est très émouvant ce texte et très joli poème de ta fille merci Luciole de cette belle page

    je te souhaite un bon début de semaine

    doux bisous amitié

    Marlène

    50
    Dimanche 26 Avril 2015 à 23:54

    Bonsoir Luciole, Une belle et émouvante histoire et quel joli poème de ta fille. Nos grand-mères, surtout ma grand-mère maternelle, comme nos grand-pères, un que je n'ai pas connu le second très peu, restent dans nos coeurs et nous accompagnent tout au long de notre vie. Douce nuit Bisous

    49
    Dimanche 26 Avril 2015 à 22:24

    Coucou ma chère Eymeraude

    Comme elle est belle, ton image animée : merci bcp !

    et ma fille Laly va être enchantée de ton compliment....

    Tendresse à toi aussi et passe une bonne nuit

    48
    Dimanche 26 Avril 2015 à 22:15

    Un très beau poème et un très beau visage. Bisous ma luciole!

    47
    Dimanche 26 Avril 2015 à 20:43

    Merci de ton avertissement ! Nous ferons attention !
    Bises et à la prochaine voir des merveilleuses animations sur ton blog

    46
    Dimanche 26 Avril 2015 à 20:37

    Bonsoir et merci de ta visite.

    Gare aux orages !

    45
    Dimanche 26 Avril 2015 à 19:09

    Coucou et merci Marc de ta visite...
    En fait, j'ai l'impression que nos cher(e)s disparu(e)s restent vivants en nous... Nous continuons à les aimer là où ils sont
    Bisous et à bientôt

    44
    Dimanche 26 Avril 2015 à 18:55

     

    Je n'ai connue que ma grand-mère maternelle, elle était une authentique vieille dame Corse.
    Ce que tu écris me fait penser à elle, ce que je fais souvent depuis qu'elle n'est plus (1975).
    Bonne soirée, bises, Marc de Metz.

    Merci pour ton chaleureux commentaire pour le deuxième anniversaire de mon blog. 
    @ bientôt, bonne semaine.

    43
    Dimanche 26 Avril 2015 à 14:16

    Coucou MarineD

    tu as parfaitement raison ! enfin, on les retrouvera "là-haut".... je l'espère bien !!!

    Merci infiniment de ta présence et de ton com. A bientôt et plein de gros bisous (un peu gelés : fait froid et triste !)

    42
    Dimanche 26 Avril 2015 à 14:06
    marineD

    C'est bien dur à porter pour une petite fille... Nos grands parents nous manquent et même quand nous devenons mamies à notre tour ...

    Bon dimanche Luciole

    41
    Dimanche 26 Avril 2015 à 11:48

    Merci Pulsatilla et c'est vrai que les deuils restent dans le cœur, quoiqu'on fasse ! De plus, la mort de ceux qu'on aime nous ramène toujours à notre propre mort future... Pas facile à gérer !

    Plein de bisous un peu gelés aujourd'hui !

    40
    Dimanche 26 Avril 2015 à 11:44

    coucou Lilou

    Merci Lilou de tout cœur de ton compliment si gentil ! Je suis touchée !

    Plein de sourires malgré un temps frisquet, venteux et gris... Juste pour le Dimanche ! J'ai ressorti pull et polaire.... pffff

    Bisous

     

    39
    Samedi 25 Avril 2015 à 20:29

    Bonsoir,

    Ce beau texte me touche énormément , moi qui ne parviens pas à m'extirper de mes deuils ni à oublier certaines images .

    Amitiés .

    38
    Vendredi 24 Avril 2015 à 04:00
    lilou

    texte très très émouvant ! magnifique !


    avec le sourire

    37
    Mercredi 22 Avril 2015 à 18:33

    Grand merci Kimcat de tes mots bien gentils et pardon d'avoir renouvellé en toi de mauvais souvenirs....

    Heureusement il reste dans nos cœurs plutôt les joyeux et tendres moments passés avec nos cher(e)s disparus !

    Bisous Kimcat et à bientôt sur ton blog dès que je pourrai !

    36
    Mercredi 22 Avril 2015 à 18:27

    Tu as raison Enriqueta : veillez une mourante à 15 ans n'est vraiment pas une bonne chose ! On n'est pas assez armé, à cet âge là !
    Enfin, quand je regarde la télé avec ce qui se passe dans le monde, et tous ces bateaux qui s'engloutissent avec plus de 700 personnes à bord..... nous sommes privilégiés, vraiment ! C'est l'Enfer pour bcp de pays, et donc pour bcp de petits enfants aussi !
    Du coup, je relativise !

    Merci de tout cœur, Enriqueta, et à bientôt

    Bises

    35
    Mercredi 22 Avril 2015 à 18:19

    Waououou  ma chérie ! superbe ! Merci de tout cœur : j'aime bcp !

    J'ai ri en te lisant : "vaporisant les petits enfants à leur insu", car Papidou me dit, quand j'essaie de retrouver ces parfums en parfumerie : "ça sent les WC !" .... et il a raison, car c'est souvent que je vaporise les toilettes avec du .... muguet ! he
    Pas encore trouvé le pschitt avec de la violette, sinon  j'en vaporise toute la maison !!! yes

    Aujourd'hui, la maison sent bon  la lavande, car je viens de tout laver avec qqs gouttes d'essence de lavande dans le seau... Ouf, j'ai fini "à c't'heure" (à la mode vosgienne)  !

    Lundi tout l'après midi chez le médecin.... pour un renouvellement d'ordonnance (et de justesse chez le pharmacien....)... avec patients toussants, pleurants, mouchants... les allergies remplissent les cabinets des pauvres médecins submergés !  
    Et hier, toute la journée sur la route avec Papidou et une grande amie pour aller jusque près du Lavandou voir un grand Parc avec des essences rares de tous pays ! Déception ! jardin envahi de plantes tapissantes pas encore fleuries... beaucoup d'Acanthe ! Une vraie forêt vierge, et très cher ! Pas encore bonne saison pour certaines plantes et d'autres déjà défleuries ??? Pas facile !

    Alors aujourd'hui, j'ai mis le turbo en lessives et récurage ! car demain scrabble.... et toujours les chants à apprendre pas encore vus  pour Dimanche : snif !
    Et, du coup, un gros repassage.... car bientôt nous partons pour Beauvais (communion de Mathilde !) en camping car.... qui doit être nettoyé et rempli la semaine prochaine ....

    Je ne m'en sors pas !

    Bisous ma grande et gros câlins aux chéri(e)s

     

     

    34
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:52

    C'est vrai, Josette ! c'est tjrs présent en soi, même des années après !
    Merci de tes gentils mots et plein de bises

    33
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:50

    Très touchée, Marie, et merci infiniment.
    Grosses bises et à bientôt

    32
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:49

    Bonsoir Escapade et merci à toi de ta présence
    Bonne soirée et bisous de tout coeur

    31
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:48

    Que c'est vrai, Flipperine... Tu dis en peu de mots l'essentiel !
    Merci de ta participation et gros bisous

    30
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:47

    Merci Gazou pour ton compliment qui me touche bcp !

    Bisous et à bientôt chez toi

    29
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:44

    Bisous Vénuzia et merci de ton partage !
    Voir partir son père n'est pas rien ! je comprends !
    Bisous de tout coeur

    28
    Mercredi 22 Avril 2015 à 17:43

    Coucou Maïté

    Ce doit être une sacrée souffrance de ne pas avoir de parents, je pense ! Même si les parents n'agissent pas tjrs correctement avec leurs enfants ! A vrai dire, les circonstances peuvent ne pas vous rendre "bons parents" à 100%.... Surtout à notre époque où tout est stress et où tout va si vite !

    Mais c'est vrai que j'ai très mal vécu cette période de ma vie !

    Merci Maïté de tes gentils mots et à bientôt

    Bisous

    27
    Mercredi 22 Avril 2015 à 14:41

    Coucou ma chère Domi

    Ma grand mère n'avait pas le choix, tout bonnement ! je sais combien sa vie a été difficile... et elle a réussi à tout surmonter avec cran et panache, parce qu'elle a reporté tout son amour sur ses 3 garçons et tous ses petits enfants.... Mais je savais aussi combien elle avait envie parfois de solitude : il fallait la laisser... c'était sa plage de liberté ! Elle est morte très jeune !

    Oh que je comprends tes difficultés actuelles ! Qui n'est pas passé par là, à une période de sa vie ?
    Que faut il t'en dire ? Que les enfants et les petits enfants grandissent et ont leur vie ... souvent loin des parents ! Il n'est plus rare de les voir à notre époque qu'une à deux fois l'an ! Bâtir sa vie comme ma grand mère l'a fait en se reportant uniquement sur eux est une gageure à notre époque ! Bien réfléchir sur ses motivations profondes, car on n'a qu'une vie !

    Je t'embrasse bien fort et te souhaite de trouver ta voie, la meilleure possible pour toi

    26
    Mercredi 22 Avril 2015 à 13:31

    Azalais

    Je comprends tout à fait ce que tu exprimes ! Il est vrai qu'une espèce d'horreur, voir même de rejet, m'ont traversée plus d'une fois devant la maladie... Et pourtant j'avais une sorte d'adoration pour ma grand mère, qui, comme toi, m'a élevée jusqu'à l'âge de 3 ans ! Et comme notre nouveau logement était à 300 m, j'étais sans cesse chez elle ... jusqu'à sa mort !
    Bcp de tendresse pour toi Azalais et courage pour ta maman qui doit bien souffrir, elle aussi  !

    25
    Mercredi 22 Avril 2015 à 13:24

    Merci Livia de tout cœur de nous faire partager ces moments terribles de ta vie .... Je suis vraiment désolée pour le Jardinier décédé aux milieux de ses roses... et surtout pour sa veuve, car c'est un grand bouleversement pour elle !
    L'idée de la mort, surtout après un si gros choc, devient presque phobique ! Peur de la vieillesse aussi !

    Tendresse Livia 

    24
    Mercredi 22 Avril 2015 à 13:15

    Merci infiniment Lenaig...
    C'est vrai que j'avais vraiment très peur, me raccrochais aux souvenirs et comme je pouvais aux mots de mon livre.... Un façon de lutter contre l'angoisse !
    J'entendais la bande d'ados avec laquelle j'étais toujours sous les fenêtres de l'appartement qui criaient, jouaient.... les filles qui commençaient à faire les folles avec les garçons... Les mobs rouges des gars qui ronflaient..... et j'étais là, coincée, malheureuse comme tout !

    Bisous Lenaig et merci

    23
    Mercredi 22 Avril 2015 à 11:54

    Coucou !

    Merci pour tes compliments pour le défi n°13

    Je suis très sensible à ton texte que je trouve émouvant...

    Et cela me rappelle de douloureux souvenirs lorsque ma grand-mère adorée s'en est allée...

    Bizzz

    Béa kimcat

    22
    Mercredi 22 Avril 2015 à 09:40

    Merci de partager avec nous ce récit si émouvant. Nous avons (presque) tous perdu dans notre jeunesse, un, deux, trois ou quatre grands-parents mais leur souvenir nous accompagne tout au long de notre vie. Veiller une mourante, seule, quand on n'a que 15 ans, reste une épreuve terrible que je ne peux concevoir.

    21
    Laly
    Mardi 21 Avril 2015 à 19:19

    Je ne l'ai pas connue

    Cette grand-mère des temps enfuis

    Mais je garde le très net souvenir

    De sa photo sur une table du nuit

    Doux visage éclairé d'un grand sourire

    Infusant délicatement joie et calme absolus

     

    De ces quelques beaux instants lus

    Nait un sentiment de vécu

    Réminiscences de ce que j'ai entendu ?

    Réminiscences de lieux que j'aurais connus ?

     

    Je ne l'ai pas connue

    Cette grand-mère des temps enfuis

    Mais les fragrances ne se sont pas évanouies

    Violette et muguet traversent les temps

    Et avec délicatesse se mêlent au présent

    En vaporisant les petits-enfants à leur insu...

     

                                                      Laly

    20
    Simone L.V.
    Mardi 21 Avril 2015 à 15:07

    C'est un récit très touchant! Nous sommes tous un jour ou l'autre confronté au passage d'un être cher vers l'autre monde mais qu'il est éprouvant d'être là à l'instant du dernier souffle (j'en sais quelque chose; j'entends encore les dernières paroles de mon mari). Dans ton histoire (vraie) cette jeune fille (et je crois comprendre que c'est toi) n'a pu qu'être à tout jamais marquée par l'ultime tentative, sans doute dans un dernier sursaut d'amour, de sa grand mère pour garder encore un peu le lien.

    J'en profite pour t'informer que je n'ai plus actuellement accès à mon administration czar OB procède d'office au transfert de mon blog vers sa nouvelle version ... j'espère que cela ne me compliquera pas trop la tâche? Bisous; Simone

    19
    Mardi 21 Avril 2015 à 10:16
    Josette

    Terrible et émouvant récit Luciole


    comme je vois bien Alice terrorisée et muette devant sa mamie tant aimée. Il est des instant dont on ne guérit pas;


    je t'embrasse

    18
    Marie de Cabardouche
    Mardi 21 Avril 2015 à 10:10

    Beaucoup d'émotion à la lecture de votre texte bien écrit, merci Luciole.

    17
    Mardi 21 Avril 2015 à 06:35

    Bonjour Luciole , oui un très beau texte émouvant ! . Merci 

    et bonne semaine , bises , Escapade 

    16
    Lundi 20 Avril 2015 à 19:03

    que cela doit être dur de voir partir qq et surtout quand on est jeune

    15
    Lundi 20 Avril 2015 à 18:22

    Comme cela doit être dur , à 15 ans, de voir mourir quelqu'un que l'on aime si fort!

    tu as su très bien nous faire partager ton émotion et c'est un bel hommage rendue à cette grand-mère

    14
    Lundi 20 Avril 2015 à 13:52
    vénuzia

    ton texte m'a ramené des années en arrière et c'est mon père que j'ai vu mourir ainsi!


    quelle tristesse et pourtant c'est inexorable on le sait


    bises et merci pour ce partage^^

    13
    Lundi 20 Avril 2015 à 11:30

    Bonjour Luciole,

    Je me demande parfois si n'est pas mieux parfois pour moi de n'avoir pas eu de parents et grand-parents ? Car assister au départ de sa mamy doit être insupportable à 15 ans et l'on doit en être marquée à vie !! Mais c'est ça aussi la famille !!!!!!

    Merci pour ce beau récit, bonne semaine, bisous à bientôt.

    Maite

    12
    Lundi 20 Avril 2015 à 10:14
    DDD59

    Ma chère Luciole c'est si beau ce que tu nous écris là et si émouvant. Comment t'expliquer que je me sens actuellement dans ce tournant de la vie , même si je suis encore jeune, mais c'est l'époque actuelle qui fait qu'il n'y a plus de vieux grands-parents. Me voici mère de trois grands enfants et grand-mère de deux petits enfants et voilà que j'ai des envies de liberté , de grands espaces, de respirer un autre air, seulement je réalise que c'est incompatible,  avec mon rôle de mère et grand-mère et il est très difficile pour moi d'oser penser qu'à mon bonheur. Il semble que la grand-mère d'Alice ait réussi à se plonger dans ce simple bonheur tout en étant  heureuse de le partager autour d'elle.

    Merci Luciole pour ce partage encourageant, même s'il y règne une ambiance de mélancolie.

    Bisous et belle journée.

    Domi.

    11
    Lundi 20 Avril 2015 à 09:55

    quelques pages ineffaçables du livre personnel

    évoquant une épreuve d'une intensité telle qu'on se demande comment ou peut avoir la force de la traverser.

    elle restera gravée à jamais dans l'âme et le coeur.

    Très bien écrit.

    10
    Lundi 20 Avril 2015 à 09:22

    un beau récit qui me rappelle ma grand-mère qui m'a en partie élevée et avec qui j'ai passé les plus beaux moments de mon enfance. Je n'était pas là quand elle s'est éteinte mais je pense beaucoup à elle quand je vois ma mère si vieille, tellement égarée et si seule. La maladie isole les êtres car elle est tellement insoutenable à regarder et le malade en perdant peu à peu ses forces vitales nous grignote irrémédiablement les nôtres et nous isole à notre tour. C'est dur à comprendre et à vivre mais c'est ainsi.

     

    9
    Lundi 20 Avril 2015 à 00:03

    J'ai adoré ton récit, une belle histoire d'amour en fait entre la petite fille et la mamie qui s'en va...

    J'ai vécue un peu cela avec ma maman, qui était le ciment de la famille, après son départ, papa, n'a plus eut envie de vivre, il se sentait, il se savait en sursis, puisqu'il était un peu plus âgé, le ciel bleu et le soleil de Guadeloupe, ne pouvait rien pour lui, car son soleil à lui s'était éteint.

    Ton récit m'a touché encore plus ce dimanche, car un ami très cher s'est éteint vers 16 heures au fond de son jardin, au milieu de ses rosiers qu'il taillait... et sa femme est si seule!

    Nous connaîtrons tous un jour ou l'autre ce même arrêt de vie, et comment ? C'est cela le plus dur je crois!

    Bises à toi

    8
    Dimanche 19 Avril 2015 à 23:32

    Bonsoir Luciole, terrible épreuve pour une adolescente, formidable récit où la vie le dispute à la mort tout au long. Merveilleuse évocation de ta grand-mère. Merci beaucoup, gros bisous.

    7
    Dimanche 19 Avril 2015 à 22:33

    @ Maylie

    Chère amie, comme je te comprends ! J'ai eu bcp de mal à écrire ce texte, tellement j'ai encore cet amour bien vivant dans mon cœur... Je pense souvent à cette période bénie de ma jeunesse grâce à ma grand mère ! Le manque est toujours très présent.... 53 ans après !

    Je t'embrasse bien fort et merci de ta venue

    6
    Dimanche 19 Avril 2015 à 22:28

    Merci de tout cœur Ginette de ta précieuse présence !

    C'est vrai qu'elle tenait tout son monde autour d'elle, par sa personnalité rayonnante et gaie.... elle aimait profondément les réunions de famille ... Quand chacun de ses enfants trouva enfin un logement après les avoir hébergés plusieurs années, elle les invitait tous les dimanches, inconsolable ! Nous étions une bonne vingtaine souvent ensemble chez elle, quelques fois plus ! LE PARADIS ! 

    Paradis perdu !

    Bisous ma chère Ginette et merci

     

     

    5
    Dimanche 19 Avril 2015 à 21:56

    Merci ma chère Jill de venir si rapidement ! Je suis à chaque fois touchée !

    Et pourtant, c'est mon histoire, comme tu l'as certainement bien compris ! Je m'en suis jamais remise, en fait !
    je n'ai mis que des extraits, car trop long autrement....

    Je t'embrasse Jill et merci

    4
    Dimanche 19 Avril 2015 à 21:54

    C'est joli et triste aussi,cela a raviver des souvenirs de ma grand mère,une pensée quotidienne que j'effectue,chaque jour car elle me manque...le cycle de la vie 

    3
    Dimanche 19 Avril 2015 à 21:53

    Ma chère Luciole.  Quel beau texte et quel hommage à cette mamie redevenue vivante un certain temps en te lisant. Elle était l'épine dorsale du clan, et sans elle plus rien ne tient.   Bisous amicaux

    2
    Dimanche 19 Avril 2015 à 21:50

    Bonsoir Luciole, à 15 ans donner ce genre de mission à une ado qui n'a jamais vu mourir personne, c'est glauque... je n'aurais pas aimé être à sa place, seule, même en aimant ma grand-mère... Il arrive que lorsque qu'un "aîné" meurt, lui qui tenait son monde par des réunions, la famille, frères, soeurs, ne se revoient plus ou peu... et comme le dit Proust !! Merci, bonne semaine à venir, bises JB

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