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    OU ALLONS-NOUS ?

    2ème partie

     

     

    Tchaïkovsky 

     

     N'oubliez pas de double cliquer sur les photos, c'est tellement plus beau ! 

     

     

    Les étroits sentiers feutrés de feuilles d'or se referment soudain sur l'ombre, et nous rencontrons tout le long du chemin des épineux drapés de lichens, qui s'argentent sous la lumière diffuse.... (Il vaut mieux éviter de frotter les arbres envahis de lichens, c'est mauvais pour la santé ! )

    Des rochers affleurent ça et là, il ne fait pas bon lever les yeux des chemins caillouteux dans lesquels mes cannes  de marche se coincent sans cesse... Des brins de thym têtus s'obstinent et fixent leurs racines dans les fissures entre les roches... 

    "Nous ne pouvons souffrir ce qui s'écarte de nos vues étroites, de nos petites habitudes. De la mesure de nos idées, nous faisons la borne de celles des autres. Tout ce qui va au-delà nous blesse. Savons nous ce qui est Bien, ce qui est Mal ? La Société est jugée par l'amour-propre blessé !" (Victor Hugo)

    "Ce sont des nuées sans eau poussées par les vents ; des arbres d'automne sans fruits, deux fois morts, dé-racinés" (Jude 1,12)

    Tout comme le sont ces arbustes morts envahis par la lèpre du lichen... Futilités de nos vies envahies de la lèpre de nos vices qui s'ancrent dans l'orgueil, dans la vanité, dans la cupidité, dans la convoitise, dans la violence......,  et dans notre recherche insensée des plaisirs..... 

    Mon âme devrait être profondément enracinée en Christ, Lui qui a porté le fardeau de nos fautes, de nos faiblesses, de nos maladies.... Lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie ! 
    Ainsi, tout comme le thym, dont les racines s'enfoncent profondément dans la Terre nourricière et lui permet de puiser humidité et nutriments, nous pourrions être beaux et résistants.... 

    Les racines du thym l'ancrent  fermement dans le sol, facilitent sa survie, face aux vents, sécheresse ou canicule, tempêtes de toutes sortes...... 

    En plantant nos racines, par l'étude et la prière,  dans la seule Source de subsistance de notre âme, le Christ, nous fortifions celle-ci au milieu des épreuves, des chemins caillouteux ..... 

     

     

    Dans nos forêts provençales, le cade est omniprésent ! Celui-ci, de forme buissonnante, est magnifique ! Ses fruits sont orange à brun rouillé... 

    Pendant des siècles, en Provence, on brûlait le bois du cade (Genévrier oxycèdre ou "cade", de la famille des conifères))  pour en extraire une huile médicinale, l'Huile de Cade ! 

    Huile de cade utilisée depuis longtemps pour ses vertus cicatrisantes... 

    Médecine : comme base de nombreuses pommades,  et onguents destinés au traitement du PSIORASIS, des eczémas chroniques... Encore actuellement utilisée pour traitement des kératoses du cuir chevelu, et des hyper-kératoses du psoriasis

    Vétérinaire : utilisée par bergers et vétérinaires des traitements de la gale des animaux, des fissures des sabots des équidés, des teignes animales, des eczémas, du météorisme des moutons par voie digestive... etc

    Phytosanitaire : antiseptique et cicatrisant, antiparasitaire (champignons....) fongicide (rouille), ovicide (puceron)

    Cosmétologie : diluée dans de l'eau, soin pour faire briller les cheveux après lavage. Elle entre encore dans certains shampoings et savons.

    https://fondation-plainedesmaures-environnement.fr/blog/2015/04/07/huile-de-cade-et-fours-a-cade-en-provence/

     

     

    Les études du Professeur Qing Li montrent que les bains de forêt boostent durablement notre humanité. En effet, les arbres secrètent des phytoncides, des composés organiques volatiles qui visent à se protéger contre les bactéries et les champignons.

    Quand nous respirons ces phytoncides, cela stimule nos cellules NK (Naturel killer, anti-cancer) qui, du coup, neutralisent notre système nerveux sympathique. 

    Le système sympathique, c'est celui qui nous fait réagir par la peur, la fuite ou l'attaque et que nous avons particulièrement sollicité pendant cette crise sanitaire, en générant nos angoisses. 

    Ces biomolécules sont un véritable cadeau de la Nature. Les arbres les sécrètent justement en ce moment (au printemps et à l'automne). C'est une période idéale pour aller prendre un bain de forêt. 

    Je prie le Seigneur d'accorder les mêmes bénéfices à ceux qui sont enfermés dans la solitude de leurs Tours ou de leurs petits appartements, en pleine ville sans espaces verts, ou dans les minuscules studios estudiantins. 

    "Si tu savais le Don de Dieu !!" dit Jésus à la Samaritaine....

    Conscients du Don qui nous est fait, gardons ferme notre foi et notre espérance. Continuons à prier avec ferveur.

    "Merci Seigneur de bénir et de protéger ton peuple dans sa marche au désert, et de rejoindre toutes ces personnes confinées sans possibilité de s'aérer, de s'évader.... , ainsi que tous les malades dispersés dans le monde entier et leurs familles.... "

     

    CHARBON'HIER ! 

    A un détour du sentier, le long d'un chemin forestier, nous tombons sur un ancien Four à charbon de bois. 
    De nos jours, le charbon de bois rime avec  barbecue et grillades...

    Dans le passé, depuis 2000 ans avant Jésus Christ jusqu'à la fin du 19ès, le charbon de bois fut une source d'énergie primordiale pour développer les activités économiques... 

    Il était l'un des moteurs des industrie anciennes de l'Homme : métallurgie, forges, verreries, cristalleries, ..... etc
    Certaines régions développèrent davantage la production de bois, comme la Provence !

    A partir de 1930 apparaissent les fours métalliques. L'empilement du bois y est plus facile !

    Une excellente balade à faire : le sentier des charbonniers à Baudinard sur Verdon .

    https://www.api-movie.fr/verdon/le-sentier-des-charbonni%C3%A8res/

    Vous saurez tout sur les fours à charbon de bois sur le magnifique site explicatif :

    http://randojp.free.fr/0-Diaporamas/Fours/Charbonniere_Provence.html

    1866-1877 - LA FOI DU CHARBONNIER
    " On entend par ces mots une foi simple et naïve, qui croit sans examen. On donne pour origine à cette locution le conte suivant :
    Le diable, déguisé en ermite, entra un jour dans la cabane d'un charbonnier, et lui dit pour le tenter
    - Que crois-tu ?
    Je crois ce que croit la sainte Eglise.
    - Et que croit la sainte Eglise ?
    - Elle croit ce que je crois.
    Notre homme se renferma dans ses réponses sans vouloir en sortir, et l'esprit malin, voyant échouer toutes ses ruses, fut obligé de renoncer à son projet. "

     

     

     Notre chemin nous mène à une prairie dans laquelle paissent souvent des moutons, gardés par leurs chiens protecteurs : les patous.... 

    Nous avons pris la précaution, dans la voiture, avant de nous engager dans la forêt, de nous assurer que le troupeau et les chiens n'étaient pas là ! Nous nous sommes fait prendre un jour et un des patous  s'est précipité sur nous en montrant les dents tout en grognant ! C'est très impressionnant ! Ses crocs énormes sont bigrement dissuasifs !
    Mon mari, qui connaît bien le berger, a gardé son calme... Nous nous sommes arrêtés et il a parlé doucement au chien : "bon chien, gentil chien, doucement, doucement, c'est bien, c'est bien...."
    Le berger, tout au loin, a rappelé le chien, mais je sais que nous l'avons échappé belle.... Si le chien avait été seul.....???? A 12 ans environ, j'ai vu ma cousine qui courait sur le chemin devant un troupeau de mouton, se faire attaquer et mordre vilainement la cuisse par un chien berger allemand.... Terrifiant !

    Ce chien des montagnes des Pyrénées est utilisé depuis très longtemps comme chien de protection du troupeau afin de défendre les bêtes des prédateurs, surtout du loup ! Dans cette forêt, justement, le loup rôde ! Je n'en ai jamais rencontré et, franchement, je n'y tiens pas !

    Le patou naît dans la bergerie avec les moutons. Les liens d'affection entre le chiot et l'éleveur qui représente pour lui le Chef de meute, sont limités afin qu'ils s'établissent en priorité avec les moutons.
    Dès 5 mois, le chiot peut commencer à sortir avec les moutons sur de petites parcelles.
    Ses puissants aboiements préviennent le berger et dissuadent l'intrus de pénétrer plus loin. Si ces avertissements ne sont pas pris au sérieux, il attaque !

    Gardez vos distances ! Contournez l'aire de pâturage... Evitez les au maximum !
    Face au chien, gardez votre calme et faites demi-tour immédiatement ... ou arrêtez vous de suite : le chien vous flairera, vous reconnaitra comme humain et vous accompagnera un moment pour s'assurer de vos bonnes intentions avant de retourner vers le troupeau.

     

     

    Le chemin longe la prairie et nous nous retrouvons dans l'ombre protectrice de la forêt. 

    Dernièrement, des discussions entre chercheurs ont dressé un parallèle entre l'émergence de la maladie du Covid 19 (et de bien d'autres maladies),  et de la destruction de la Nature, les pertes de biodiversité et la déforestation. 

    C'est la conclusion d'une équipe rassemblant l'INRAE, le Centre de coopération en recherche agronomique CIRAD, l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et 'Institut Pasteur de Guyane, après l'étude scientifique de 565 articles scientifiques 

    Une note de la Fondation Jean Janvier, publiée le 6 mai 2020, lance des pistes en vue d'une refondation forestière pionnière en France.
    Les chercheurs appellent au CONCEPT d'UNE SEULE et MËME SANTE humaine, animale et environnementale....

    Cette étude les conduit à mettre la forêt au 1er PLAN, face à l'onde de choc du Covid 19, précédée par d'autres crises comme la peste porcine africaine (non transmissible à l'homme)

    LA SANTE GLOBALE EST CELLE DES FORÊTS qui incite à instaurer une stratégie de BIOSECURITE

    https://www.forestopic.com/fr/foret/strategie/1090-crise-coronavirus-covid-19-voix-pour-repenser-foret

     

      

    Novembre argente le vert-gris de la broussaille échevelée des  genêts   .. Ce sont des genêts cendrés qui poussent en abondance dans l'arrière pays, sur les terrains secs exposés en pleine lumière.

    Ils abritent un cortège diversifié de petits mammifères, de lapins  ainsi que de petits insectes, et les serpents y déroulent leurs noeuds. Les araignées y exposent par endroits leurs dentelles aériennes....
    Des moucherons en ribambelles grouillent dans l'air et nous assaillent en nuées compactes... Je n'ose ouvrir ma bouche, de peur d'en avaler.... 
    Le genêt cendré est de la Famille des Fabiacées. Il est un fixateur d'azote atmosphérique au profit du chêne... Je pensais, vu leur prolifération, que les genêts concurrençaient les chênes, mais pas du tout !  Supprimer ces colons envahissants est une erreur.... IIls sont comme un pansement naturel des sols perturbés, en formant une couverture du sol limitant l'érosion par le vent et l'eau, et le décompactent par leur puissant système racinaire.

    Les végétaux sont apparus bien avant les animaux et les hommes... et leur survivront certainement ! Les animaux ont besoin des végétaux pour survivre mais les végétaux peuvent très bien se passer des animaux.... 

    Ces genêts cendrés feront place un jour aux chênes en couvrant le sol d'une épaisse couche de matière organique qui alimenteront les arbres... On dit qu'ils sont producteurs de biomasse !

    Dès le printemps, de mai à juin, la douce tristesse des genêts se transformera en une vive explosion de boules d'or au parfum énivrant, doux et suave évoquant l'odeur du miel... 

    Avec les arbres et les chênes, nos forêts varoises sont constituées le plus souvent de genévriers, de cades, de buis ou de genêts cendrés, sources de nourriture pour de nombreux oiseaux et de petits mammifères....

    L'Homme baigne dans l'indifférence envers ta magnifique et ingénieuse Création, Seigneur ! L'âme est faible et l'esprit insouciant.... Le prix de sa liberté coûte cher !
    Où ira-t-il étouffer le poids de ses soucis très bientôt ? 
    Ta radieuse  forêt et ses  splendides habitants se meurent...
    Cet insensé se vautrera bien vite dans l'esclavage
    De ses plaisirs et de ses imprévoyances.... à cause de son arrogance.... 

    Qui subsistera ? 

    Tu es la Clé, Seigneur, de la vie en abondance... Avec Toi, nous pouvons triompher et vaincre... Il suffit de T'écouter !  

    "Voici l'Homme !" ironisa Pilate en le présentant à la foule haineuse

    Sans le savoir, il nous désignait notre Modèle de Vie qui permet d'accéder aux objectifs les plus élevés de la vie.... 

    "Regardez Dieu et vivre !"

       

     

    Au détour du sentier, nous débouchons sur une haie de genêts au bord de la prairie,  sur laquelle coule à flot la lumière.. Une rouge Beauté jaillit de leur massif avec une mâle assurance dans l'ivresse du ciel ... que la photo rend bien mal... Ce tout jeune arbre étincelle comme un joyau...

    Pourtant l'oeuvre de la sève s'achève ! L'arbre rouge  couleur de sang, dont la vitalité est offerte,  annonce le début du déclin, même si tout prend un air de fête !

    Les nuages déjà sèment l'horizon.... 

    Novembre est doux comme un printemps, mais les froides matinées et les soirées bien fraîches ramènent à la raison : Décembre est à nos portes et Noël sera bien triste, tous confinés à la maison... 

    Pourtant, qui pourrait croire les feuilles mortes dans l'allégresse de l'air ? 

     

      

    La vigne rousse, qui se prépare au calme de l'hiver, annonce le début du lotissement...

    La route goudronnée est au bout du chemin vert... Je traîne les pieds ! Mon âme en robe vermeille a des Grâces de nouveau-né... Le lumineux Novembre a ranimé la flamme... 

    Si la lassitude de la vie se fait trop sentir, que le Covid assombrit trop le chemin, nous reviendrons dans la forêt, même si les sentiers sont boueux : bain de Jouvence garantie ! 

     

     

    Voilà, nous avons traversé la route muette, elle d'ordinaire si fréquentée, et nous retrouvons la voiture, garée près du Rucher de mon mari, où les ruches sont en hivernage... 

    Un kilomètre de route bordée de vignes chamarrées et nous seront au début du lotissement... 

    La petite maison n'est pas loin... A l'horizon, les nuages virent au gris... La pluie est toute proche...

    Les rues sont désertes : pas même un chat ! 

    Luciole

     

    Où allons-nous ? 2

     

     

     

     

     11/11/2020 : 181 visiteurs et   700 pages lues

    14/11/2020 : 140 visiteurs et 1 108 pages lues

    20/11/2020 : 400 visiteurs et    850 pages lues

     

     

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    Où allons-nous ?

     

     

    OU ALLONS-NOUS ? 

    1ère partie

     

    Il pleut du temps, et j'ai le moral qui rame ! Combien de nuits sombres de l'âme encore ? La vie est parsemée de sentiers obscurs, la réalité est comme une marée qui tente de nous noyer... 

    Où allons-nous ?

    Les mots vibrent intensément ! Absence de lumière.... :  comment oeuvrer pour Demain quand le Présent plonge dans un gouffre sans fin ? L'incertitude est un piège, qui flanque l'Homme dans une solitude immense, amère.... 

    Où allons-nous ?

    Question qui rebondit dans les rues vides, sur les murs des boutiques fermées.... L'économie est en berne ! 

    Nous n'avons plus la parole, les bouches sont masquées... et les rues pavées de morts... 

    L'Homme établit un territoire autour de lui... Pulsion animale primitive, qui revient au galop : sauver sa peau ! Les regards fuient, les visages se ferment, les saluts ne sont plus de mise.... 

    Où allons-nous ?

    Vers une Société de Haute Technologie sans contact physique : "tous aux abris", cachés derrière nos écrans ? 

    Invisibilité des mots qui réduit au silence, à la solitude, à l'isolement... Distanciation sociale qui plonge l'Homme dans la paranoïa.... 

    Sentiment profond d'aspiration vers le néant... Savons nous que nous réagissons tous par les sens les uns envers les autres.... ? La conséquence la plus lourde de ce virus minuscule est la perte du contact humain.... Il n'y a pas de gagnants, mais que des perdants.... 

    Et la tendresse ?

    La coprésence corporale a une place vitale... Souffrance silencieuse de la disparition de la tendresse... Le Confinement est une violence inouïe au corps et à l'âme... qui bouleverse tout l'édifice culturel... Toute notre culture devra être réinventée, tous nos comportements de civilité.... aussi ! 

    Comment retrouver un beau ciel clair ?

    Soutenir l'entraide, la coopération, la confiance, le bien-être, la joie...  Sinon, nous allons tous tout droit vers la violence.... 

    Ne plus entretenir ce cycle autodestructeur : rechercher la fin de la souffrance est un leurre ! Prendre de la distance, se libérer du désir de vouloir une sécurité totale et permanente, accepter la réalité, retrouver la paix..... et la lumière.

    Se chercher une ouverture dans cette Absence d'horizon.... Refuser les musiques abrutissantes, les films imbéciles, les regrets stériles, la routine lénifiante.... et ne plus perdre notre si précieux temps qui reste.... Sommes nous des automates hébétés ?

    Tenter de rester vivants en pensant à un lieu ressourçant ???

    LA FORÊT ! 

    Elle est là qui nous attend, au bout du lotissement !  Elle invite au rêve, à l'évasion... Ma boussole intérieure discerne toute la poésie en suspension de cet endroit magique....  Ma Conscience, qui sait tout, s'émerveille... et s'ouvre à l'Infini....

    L'instant présent devient soudain habité... 

     

    Chants d'oiseaux

     

     

     

    De verts chemins bordés de thyms odorants nous emmènent vers un horizon mordoré où mon âme se réfugie ... 

    "Nous ne sommes que brebis égarées, éloignés du troupeau, Jésus, protèges nous pendant la traversée...

    "Merci d'être venu nous dire que nous sommes aimés, et remplis nous  de Lumière, de confiance et de joie... 

    "Elargis nos coeurs pour Te livrer passage.... "  

     

      

     Les voix se taisent ! Rien ne trouble l'air et le silence vert, baignés d'un soleil chaleureux.. Je perçois seulement la chanson  de l'Automne qui frissonne dans les arbres.... Tout demeure en attente.... 

    "Toutes les religions ont, dans leur passé ou dans leur présent, oublié les Paroles Sacrées, les Paroles de Paix, les Paroles d'Amour.... 

    "Tu aimeras ton prochain comme toi-même

    "Tu ne tueras point... "

    La Parole, c'est l'Amour de la Vie ! Elle est Espérance.... Elle est Tolérance qui fait oublier les différences. et réclame un regard fraternel, un sourire bienveillant, une oreille attentive, de la compassion, de la commisération (Sentiment de pitié qui fait prendre part à la misère d'autrui.).... 

    Tous les Hommes sont égaux ! Pourquoi tuer son frère, sa soeur en humanité ? Au nom de qui ? Quelle fausse note, déguisée en note juste, dans la symphonie de l'Amour !

    Car Dieu est Amour et Vie ! Il pleure avec nous dans nos malheurs, et se réjouit de notre bonheur... 

    "Love" crie la Terre assoiffée, encore dans les douleurs de l'enfantement

    "Love, Love" lui claironne L'Amour du haut de son Ciel, ouvrant les bras à l'enfant prodigue  

    "Je rêve d'une grande Maison, partagée entre tous, où jamais n'entrent ni Faim, ni Misère, ni Froid , ni Haine...."

    Savons nous que  les enfants innocents porteront le fardeau des forfaits de leurs parents coupables ?  

    "Celui qui allume le feu de la guerre dévore la jeunesse !"

     

     

    Un arbre tout baigné de lumière s'illumine en feux d'artifice.... Il invite à dépasser les apparences... et offre à nos yeux éblouis tous les possibles contenus dans la somptueuse alchimie du rêve et de la réalité... 

    La vie continue et n'est plus accablée.... "La Beauté n'est que l'ombre annonçant la Lumière" (Alain Gagnon) 

    "Manifestation de la Gloire Divine qui irradie en permanence les Êtres et les Choses.... 

    "Présence Infinie qui transcende le réel... 

    Marcheront ils sans crainte vers Sa Lumière, un jour - bientôt ? - ces Hommes aux yeux voilés ?

    La vie est faite de moments précieux et uniques.

    Passerons nous à côté de notre existence par imprévoyance ? 

    Comme le furent les "femmes insouciantes" invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l'Epoux, sans prendre la précaution, par paresse, par négligence, d'emporter l'huile nécessaire afin que "leurs lampes ne s'éteignent pas"....  
    (Matthieur 25,1-13)

    [Il est possible de passer "à côté de sa vie" pour un problème de "timing"
    ( l’habileté de choisir un moment précis pour effectuer une action, en raison de son effet optimal)

    Ou de disponibilité ?

    La Vie en abondance est la capacité d'accueillir le Royaume de Dieu qui se présente à nous seconde après seconde dans la situation qui est la nôtre...

    Nous devons simplement être vigilants à ce qui se passe dans nos vies, dans nos relations aux autres...

    Chacun a fait des choix qui l'amènent à expérimenter la situation dans laquelle il se trouve..

    Le tout d'une vie peut se jouer en un instant.... et la porte se fermer brutalement sur le bonheur par  un choix mal-heureux !

    Nos décisions les plus quotidiennes, même les plus infimes, ont des répercussions fondamentales...

    La vigilance est une attention précieuse qui permet d'être présent à sa vie. Jésus en fait une porte pour entrer dans le Royaume.]
    (D'après "Prions en Eglise")

     

     

    L'air embaume le thym, écrasé sous nos pas... S'énivrer des senteurs de la Terre, s'y réfugier et s'en repaître avant que le mental bavard ne vienne tout étouffer.... L'esprit musarde et sourit, s'habille de mystères... 

    Novembre murmure dans les feuilles roussies... Les feuilles mortes craquent sous nos pas.... 

    Avant l'arrivée du froid, les arbres se mettent en veille pour mieux survivre. Ils n'envoient qu'une infime quantité de sève aux feuilles. Sans chlorophylle, les feuilles perdent peu à peu leurs teintes vertes pour une livrée plus chatoyante, qui peut aller du rouge intense vers le jaune vif... 

    L'or éclabousse les chênes pubescents qui vibrent et resplendissent comme soleil en secouant doucement leur crinière de fauve... 

    Fascinée, je les contemple en silence !......

    Luciole

    A SUIVRE 

    Où allons-nous ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    DEFI n° 233 Croqueurs de mots mené par Marie CHEVALIER

    pour Lundi 16-03-2020

    Vous êtes plongé dans un doux rêve et vous vous réveillez en sursaut.

    Décrivez ce que vous ressentez et surtout, parlez nous de ce rêve...

     

    DECORPORATION

     

     

    DECORPORATION

     

     

    Musique d'ambiance - violon

     

     

     Si l'homme est âme et corps, mais d'abord âme avant d'être corps, et toujours plus âme que corps, ne comprenez-vous pas que dans chacun des phénomènes de la vie physique elle-même il y aura lieu de tenir compte de l'âme, et de la consulter avant d'agir ? 
    Citation de Henri Perreyve ; La journée des malades (1864)

     

    Sensation de tomber... Chute sans fin dans une obscurité totale.....

    Aucune peur, juste de l'étonnement !

    J'entends comme une respiration profonde, qui ne semble pas provenir de moi, puis un bourdonnement qui s'intensifie....

    Spirales d'énergie, montée en puissance, vagues de vibrations et soudain, j'éclate.... et me sens propulsée vers le haut de la chambre.... 

    Fantastique sensation d'une délivrance... Pas eu le temps d'angoisser.... Je jouis d'une merveilleuse liberté sans limite... 

    Curieusement, cette liberté me paraît familière ... Tout est normalité....Je suis fascinée par l'apesanteur dans laquelle mon "nouveau moi" se déplace avec une mobilité consciente.... Tout est affaire de pensées...

    Mon "nouveau moi" ne pèse rien...  Il plane... je plane à hauteur du plafond de la chambre ? C'est hallucinant !  Une ivresse incompréhensible m'étreint... 

    Un corps repose, inerte, sous moi.... Je comprends soudain que c'est le mien, je le reconnais à peine, car je le perçois en trois dimensions... Ma chambre est différente de ce que ma mémoire me suggère... Mon regard a une acuité extraordinaire... 

    J'ai beaucoup de mal à saisir ce qui m'arrive, et pourtant, aucun affolement ! Sérénité totale, je suis si bien ....

    Ce "nouveau moi", est-ce mon âme ? Est-ce CE que je suis "vraiment" ! Je n'ose parler de réalité, tant celle-ci est parfaitement "ailleurs"... 

    C'est curieux, je suis en même temps actrice et spectatrice.... Quand je parle de temps, c'est relatif... Quel temps ? ... Une partie de moi est restée dans mon corps et m'observe... Une force invisible, mais efficace, me connecte à mon corps physique qui repose dans ce petit lit dont je reconnais le moindre détail....

    Une profonde confiance m'envahit... Je suis à la fois "chez moi" dans cette chambre et "chez moi" dans cet ailleurs familier... ??? 

    Mon "âme" rayonne... Il émane d'elle une lueur douce, rassurante... Tout est étrange, mais pourtant familière... oui, pas d'autre mot... familière dissociation... 

    Je peux me déplacer à la vitesse de la lumière... cette notion est en "moi"... Ma perception du monde peut varier selon ma volonté... belle découverte qui me transperce de joie... Perception extrasensorielle qui peut s'étirer de l'hier à l'aujourd'hui, de l'aujourd'hui à l'avenir.... 

    Mais mon âme est timide ! Elle refuse de s'aventurer dans des lieux inconnus, dans des "ailleurs" imprévisibles ??? Des dangers guettent... D'ailleurs, elle est extrêmement sensible aux bruits, à tout mouvement du monde physique... J'ai toujours été craintive... J'en ressens toute la frustration... 

    J'ai la certitude que mon corps dort, mais je peux distinguer très clairement les lieux, les objets de la chambre, malgré l'obscurité .... L'exaltation m'envahit.... Ondes de paix et de sérénité, vibrations d'Amour... Je perçois très nettement ces vibrations d'Amour....

    Ce "Cri" d'Amour me transperce, me baigne... Comme une Respiration chargée d'étoiles , de mondes tournoyants, qui prenait source "au-delà de mon âme", dans cet "ailleurs" indéfinissable, mais tellement présent... Comme un Ouragan de Lumière éblouissante de Savoir qui me porte, me transporte d'exaltation, comme un Chant intérieur, une Pulsation.... 

    Certitude que mon âme porte mon corps physique... Que mon corps sans mon âme ne serait qu'un cadavre, si cette force invisible, telle une corde me reliant à lui, se rompait..... 

    Voilà peut être pourquoi mon âme refuse tout déplacement ? .... Je m'ouvre enfin à cette ivresse grandiose, éblouie, qui m'emporte vers la Lumière ... Lumière qui se réfléchit dans mon âme et m'étourdit... Plénitude incluse dans l'Harmonie originelle.... 

    Mon corps physique observe et s'affole ... 

    Soudain, une stridence, un grondement impressionnant... J'entends des cloches tinter.... Mon âme est aspirée dans une spirale noire tourbillonnante... Réveil brutal dans l'obscurité de la chambre.... 

    Confusion totale ! Frustration inouïe.... Je hurle de dépit envers l'exigence de mon corps physique qui m'oblige à retourner en lui.... Incroyable conviction que ce n'est pas mon cerveau qui génère la conscience, mais bien la conscience qui utilise mon cerveau.... 

    C'est très surprenant ! Des bribes d'un Savoir inconnu, fugaces, s'envolent telles des papillons...  Me voici dans la lourdeur et l'épaisseur... La Lumière, un instant suspendue, s'est retirée de moi.... mais j'en garde à jamais la trace... Contingences du corps physique qui m'obligent à me lever... Je peste en gagnant rapidement les toilettes... 

    Tout de même, c'était tellement immense ... tellement beau ... tellement "autre" ! La douche attendra... Je retourne me coucher, espérant retrouver le rêve.... 

    Luciole

    DECORPORATION

     

     

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    LE PARC CLEMENCEAU

     

    DEFI n° 232 mené par les Cabardouche

    Les Croqueurs de mots

    LE PARC CLEMENCEAU

    Cliquez sur l'image

    Au pays de PADI PADO, on a supprimé les (i) et les (o) ! 

    Racontez une visite au Zoo dans PADI PADO sans (i) et sans (o) 

     

     

    LE PARC CLEMENCEAU

     

     "Quel âne, ce Père !" s'énervent les enfants.... "Paresseux !" hurle Maman, "Vas-tu descendre ! Les enfants t'attendent !" 

    Père est caché dans sa cabane mangée par les vers et refuse la balade... Il tarde tant que Maman s'agace avec fracas.... 

    Face à la cabane juchée dans l'arbre, les enfants scandent "Pa-pa, Pa-pa, Pa-pa !" 

    La cabane craque ! Papa, plus gras que grand, au caractère généreux, descend pesamment l'échelle, penaud ! Passe devant Maman sans la regarder ! Elle ne desserre pas les dents, tant elle est fâchée ! 

    Bref, Papa embarque la smala dans la Renault et, dans un bel élan, la tracte vers le Parc Clémenceau... 

    Extravagant chahut des enfants ! Papa, perplexe, endure ces frasques avec flegme. 

    "Arrêtez !" hurle Maman avec fureur...

    Prudence des enfants ! Chacun ferme son bec et se claquemure ... Dangereux de chambrer la Mère !

    Rentrée dans le Parc, la smala descend de la Renault. "Waaaaa ! ça pue !" s'exclament les chenapans. 

    Elle avance vers les cabanes de nanans..

    "Papa, veux une sucette ! Papa, veux une glace ! Papa, un gâteau !......"

    Papa regrette le calme de sa cabane dans l'arbre !

    Avec rudesse, Maman refuse ! "Ces enfants tellement mal élevés ! C'est de ta faute, le Père, tu les gâtes en permanence ! Il leur faut un chef, à ces garnements ! C'est ta charge : pas celle de la Mère !"

    Les enfants, apeurés, règlent leurs pas sur ceux de la Mère sans tarder.... 

     

    LE PARC CLEMENCEAU

     

    "Ah Maman, des perruches... là, là !"   s'enflamme un des plus jeunes ... "Regardez, elles percutent les barreaux de la cage !" "Elles répètent des phrases sans cesse !" "C'est étrange, ces farceurs pédalent sur de menues bécanes...!" "Ah les vedettes !" s'esclaffent les enfants

    "Leur plumage est superbe !" s'exclame Papa "Quelle belle palette de jaunes, de bleus, de verts et de blancs ... d'après leurs gènes légués par les parents ! Ce bec exagéré ! C'est bluffant !......."

     

     

     

    LE PARC CLEMENCEAU

     

    "Papa, Papa, un ubu !" s'exclame Paul, le cadet, le nez sur le panneau, heureux de sa récente culture en lecture "Un ubu à ...tête ... écarlate... et celle-là à tête jaune..."

    "C'est un rapace du Canada !" transmet Papa "D'une envergure de 1,80 m ... Scrutez le plumage brun, la tête frêle écarlate ou jaune sans plumes, le bec menu et blanc... Cet urubu cherche les vents ascendants dans l'azur de la Nature et plane... ce rapace, mangeant les carcasses des bêtes décédées,  campe dans des arbres creux ou dans des arbustes ... Regardez, cet ubu refluxe ses repas dans le bec de ses bébés... Il mange fréquemment dans les décharges...."

    "Cette bête à plumes est pataude !" se marre Maman..." Elle saute à la place de marcher !"

    Brusquement, la smala cherche Paul.... Elle erre dans le Parc en appelant... Paul n'es pas là ? Nan ! pas par là ? Nan !  Le Père s'élance, ventre à terre, dans le Parc... "Paul est  près des fauves !" gueule le Grand Peter... avec de grands gestes.... 

    En extase, béat, Paul reluque avec de grands yeux un quadrupède  extravagant.... 

    "Ah la classe ! Quelle Beauté ! une panthère des nèges !" clame Peter "C'est super, Pascal ! t'es un chef !"

    Papa, crevé, haletant, blâme Pascal de s'être échappé seul : le Parc est tellement vaste !"

    Maman, en larmes, blême, le claque brutalement : elle est lasse et prend de l'âge... Quel cauchemar ! Ces enfants la tuent ! 

     

    LE PARC CLEMENCEAU

     

    La panthère au pelage blanc tacheté est étendu sur l'herbe verte...

    "Elle est superbe, élégante, racée"  atteste Papa en caressant les cheveux du Cadet. L'enfant ne regrette pas la baffe de la Mère... L'allégresse perce le ventre du jeune.

    Paul se délecte devant la majesté de la bête ! Quel enchantement ! 

    La smala se rassemble près du jeune, muette de ferveur. La tête large de la panthère ressemble à celle d'un chat. 

    "C'est une espèce vulnérable" murmure Papa à sa femme pour la délasser un peu.... "très rare actuellement ! Remarque sa grande queue très grasse : elle sert de vêtement chaud à la bête quand ça gèle... Quels beaux yeux verts ! Remarque ce nez très large : à cause du manque de gaz pur des hautes crêtes ...."

    "Allez, Maman est lasse ! La Mère, un thé chaud ? un café-crème ?" 

    "Papa, une sucette... une glace.... " s'acharnent ces enfants têtus...

    Papa argumente avec Maman ! "Chut !" s'énerve Maman "Pas de querelle ! Je veux un café crème et un gâteau !"

    "A chacun sa préférence, avec retenue !" s'exclame Papa, tellement heureux ....

    Grande ruée ventre à terre des enfants vers les cabanes de nanans ! 

    "Pffff ! quels délurés !" se vexe Maman à cause de leur sans gêne. "Les gens regardent et se daubent ! C'est embarrassant !"

    "Bah, bagatelle ! je m'en tape !" se gausse Papa... pressé de rentrer et de se vautrer dans sa cabane personnelle... 

    Luciole

     

    24/02/2020 : 220 visiteurs et 970 pages lues

     

     

     

     

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  • Le Relais subspatial

     

     

    DEFI n° 231, mené par ABC

    Pour Lundi 10 février 2020

    Le Relais subspatial

     

    (cliquez sur l'image)

     

    "Durant notre randonnée, nous sommes attirés par un message envoyé du sommet du plateau.

    Vous devez décrypter ce message et nous dire qui peut bien nous l'envoyer"

     

    LE RELAIS"SUBSPATIAL"

     

     

    L'air du froid de Purcell

     

    Les randonneurs, bien emmitouflés, raquettes aux pieds, s'aidant de leurs bâtons, attaquèrent le raidillon à flanc de montagne qui sinuait entre les sapins enneigés de la forêt. Ils dérapaient sans cesse dans la pierraille, la neige et parfois sur des plaques de glace. Une bise glaciale les courbait. 

    Au fur et à mesure qu'ils avançaient, les flocons de neige et le vent obscurcissaient leur vue, ralentissant encore davantage le rythme de la marche. 

    Ils étaient perdus ! Les GPS de leurs smartphones ne fonctionnaient plus correctement. Ted, en tête de la file des marcheurs, espérait  désespérément retrouver le refuge indiqué sur leur plan de parcours. Il ne comprenait rien au soudain dérangement de tous les GPS du groupe.... Jamais une chose pareille ne lui était arrivée ??? 

    Ce minuscule sentier, dans lequel les GPS les avaient lancés, n'étaient manifestement plus utilisés depuis bien longtemps ! Il regretta profondément les bonnes vieilles cartes d'avant ! Il prit pour la ènième fois sa paire de jumelles hautement perfectionnées et scruta le sentier et les environs.... 

     

    Le Relais subspatial

     

    Et tout à coup, son coeur bondit : une lumière verte, comme une auréole boréale, nimbait le haut du raidillon. Des exclamations de surprise fusèrent dans la file des marcheurs, confirmant sa vision peu ordinaire.... 

    Une curieuse sensation de picotements désagréables parcourut son corps. Des gémissements, des plaintes, des cris s'élevèrent dans le groupe exténué.... Interdit, il s'arrêta, repris ses jumelles et tenta de percer le rideau de brume verdâtre strié de flocons de neige devant lui.... Tous les membres du groupe, interloqués, firent de même... en fixant le curieux phénomène....

    Craignant une tempête de neige plus conséquente, Ted leur demanda de se munir de leur lampe frontale. Certes, il fallait les économiser, mais il se rassura : la grande majorité des lampes frontales d'aujourd'hui sont éclairées par des LED, peu énergivores ! 

    Les lampes trouèrent la brume aquatique laiteuse, qui enveloppait désormais toute la montagne, de leurs courts pinceaux lumineux dans lesquels tourbillonnaient les flocons de neige.

    Une lueur violente illumina soudain le ciel et le paysage neigeux. La montagne parut trembloter sous leurs pas. La file des randonneurs d'arrêta net !

    Etait-ce un mirage ? Une modification inexplicable mais bien palpable se produisit dans l'atmosphère... La montagne rayonnait d'une phosphorescence verte laiteuse crépitante,  balafrée d'éclairs fulgurants... C'était effrayant ! 

    Une déchirante clameur d'épouvante s'éleva du groupe. Ted n'y comprenait rien ! Jamais il n'avait assisté à pareil phénomène.

    Il tenta de les rassurer, leur expliqua que, parfois, une inversion de température pouvait se produire à une telle altitude dans les couches de l'atmosphère. 

    Puis de la phosphorescence jaillirent des flots de lumière d'une telle intensité que chacun se retrouva instinctivement accroupi,  recroquevillé sur lui-même, la tête dans les genoux et les bras sur la tête,  en se protégeant les yeux... 

    La montagne oscilla de nouveau, mais Ted n'entendit aucun grondement caractéristique d'un tremblement de terre.. ou précurseur d'une avalanche ???

    Les corps étaient secoués de picotements fort désagréables qui crépitaient.... comme s'ils se trouvaient sous des lignes à très haute tension.... 

    Soudain, un souffle inouï balaya l'air au-dessus de leurs corps recroquevillés.

    Ted s'épouvanta : une avalanche ! Il hurla : "A l'abri sous les arbres, vite !"

    S'ensuivit une bousculade monstre... Il ne restait que peu de place entre la montagne et le raidillon... De l'autre côté, c'était une forêt qui dégringolait en pente raide ... Ils se tassèrent comme ils purent contre le flanc de la montagne, sous les sapins.... 

     

    Le Relais subspatial

     

     

    Une masse pulvérulente de blocs de pierres, de cailloux, de neige dévala le raidillon et les pentes de la montagne en face d'eux, balayée par un vent de tornade....

    Un énorme nuage de poussière et de neige noya la forêt et les êtres. Des quintes de toux, des râles, des cris s'élevèrent. Les silhouettes indistinctes des randonneurs courbés en deux, toussant et pleurant, les poumons et les yeux en feu, les oreilles encore bourdonnantes du grondement épouvantable qui s'atténuait progressivement, essayaient désespérément d'échapper à ce chaos pulvérulent qui les suffoquait ....

    Une panique atroce broya Ted ! Il appela d'une voix rauque chacun des marcheurs qui eurent la présence d'esprit de lui répondre de leur mieux en toussant ! 

    Chacun se précipita de dégager certains, emprisonnés d'une gangue de neige tombée des arbres. Pas de blessé ? Un vrai miracle ! La neige avait fait tampon et les avait protégés des cailloux.... Les blocs de pierre dévalaient encore les pentes avec des échos terribles ! 

    Ted scrutait avec attention les environs avec une appréhension grandissante et ne distinguait rien : un nuage pulvérulent masquait encore la clarté laiteuse du jour ! 

    Curieusement, la température de l'air continuait de s'élever et la neige fondait lentement en larges  rigoles glougloutantes...

    Dépassé par les événements, Ted cherchait désespérément à reprendre haleine et ses esprits ! Après une concertation animée, le groupe préféra grimper sur le sentier, encombré désormais par roches et cailloux, vers le sommet ... plutôt que de tout redescendre. On finira bien par tomber sur le refuge ! Sans parler que le raidillon en dessous d'eux devait être pas mal obstrué par toute cette avalanche.

    Leurs lampes frontales projetaient des lueurs diffuses dans la grisaille poussiéreuse. S'aidant les uns les autres en toussant éperdument, ils arrivèrent enfin, après beaucoup d'efforts, au sommet de la montagne.... L'atmosphère s'éclaircissait... La poussière retombait sur les choses et les êtres ! 

    Et là, ce fut le choc ! Ils stoppèrent net, abasourdis, les bras ballants, incapables de parler devant un spectacle totalement inattendu.... 

     

    Le Relais subspatial

    L'antenne de 70 m de diamètre, à Goldstone

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_Space_Network

     

    Une vaste plaine hérissée de gigantesques pylônes en métal gris argenté luisant, supportant des paraboles immenses s'offrait à leurs yeux hagards.

    A la base des installations, la neige fondait en nuage de vapeur. Plus loin, des flaques d'eau s'irisaient, ruisselant sur les pentes.... 

    A gauche des randonneurs, à l'orée de la forêt loin des pylônes, une longue installation au toit plat, rectangulaire, revêtue d'un matériau inconnu argenté parfaitement lisse, étincelait singulièrement... 

    Dominant les montagnes alentours, les paraboles crépitaient et lançaient à intervalles réguliers un rayonnement thermique d'une intensité extraordinaire qui éblouissait et engendrait des vibrations désagréables... 

    Tout autour de cette gigantesque forêt de paraboles, des cratères géants et profonds.... 

    Ils entendirent soudain une mélopée étrange, des sonorités bizarres, sorte de notes entrecoupées de gazouillis et de sifflements, qui semblait tourner en boucle. 

    Les hommes se regroupèrent autour de Ted, pendant que les femmes s'éclipsaient discrètement dans la forêt pour un arrêt-pipi bienvenu.... 

    Les questions fusaient de toutes parts :

    "Qu'est-ce que ce binz ???" 

    "Une station secrète cosmique ? C'est invraisemblable ! Pourquoi n'est-elle pas connue ?"

    "On dirait un relais subspatial.... "

    "Un quoi ?"

    "Humhumm.... Heu, il semblerait que ce soit des amplificateurs pour les communications subspatiales, qui peuvent permettre à un vaisseau ou à une station orbitale de communiquer directement avec la Terre..." s'interrogeait 'Yaka', le "scientifique amateur" du groupe de randonneurs, ainsi surnommé parce qu'il proposait toujours des solutions à tout problème... 

    "Non mais, tu rigoles, Yaka ! cela supposerait que nous sommes en face d'une installation extraterrestre ?"

    "Bahhh, c'est bien possible, en effet ?!"

    "Sans blaaaagueu ! Ce qui suppose donc des vaisseaux autour de la Terre ?" s'inquiéta vivement un marcheur  "un vaisseau d'chez-nous ou un vaisseau extraterrestre ?"

    "Là est la question  !" répondit évasivement Yaka, soudain méfiant, examinant attentivement les paraboles...

    Lesquelles pivotaient lentement dans leur direction... affolant leurs montres connectées et leurs smartphones brandis à bout de bras pour prendre en photo cette étrange installation... 

    "Yaka, explique, quoi !  comment ça marche, ces trucs là !" insista un jeune énervé par les silences de Yaka... D'habitude, il est plus disert ! 

    "J'ai déjà lu des article à leur sujet, mais ça date ! Je pense que ces engins très perfectionnés créent une sorte de tunnel dans le subespace, dans lequel le temps et l'espace s'annulent afin de permettre aux ondes radios ... en quelque sorte.... de voyager à une vitesse absolue, instantanément... Enfin, je schématise... C'est compliqué ! Et puis, ça a du évoluer, depuis ! Cette installation est p't'être d'un autre genre ? Va savoir !...."

    Sur l'écran des montres connectées et des smarphones s'enregistraient d'étranges interférences, comme si quelqu'un ou quelque chose essayait d'intercepter leur longueur d'onde... Brusquement, des caractères incompréhensibles défilèrent à une vitesse folle sur ces écrans... Les marcheurs se réunirent pour comparer leurs écrans, qui présentaient les mêmes "messages" en boucle.... 

    Les femmes, revenues de la forêt, incrédules, apeurées, écoutaient les hommes, regardaient les écrans.... Un brouhaha excité, exaspéré de ne rien comprendre, s'ensuivit.... 

    "Je subodore que les ondes radio voyageraient donc à la vitesse absolue dans ce tunnel dont je vous parlais, d'une base cosmique orbitale quelconque vers ces antennes paraboliques .... pour finalement atterrir dans ... vos montres connectées sophistiquées et ... vos smartphones.... Sans doute un message ?... Sollicitons donc nos traducteurs ? voyons...."

    "Attendez, ça s'affiche !" hurla un randonneur....  "j'ai la traduction directe sur mon smartphone !"

    Tous se précipitèrent auprès de lui... Il énonça le message au fur et à mesure de son affichage....

    "Nous nous intéressons au salut de votre Terre. Vous semez la désolation, la destruction et la mort sur votre planète impunément. Nous conjurons nos efforts pour vous en empêcher. ....Attention, attention, un terrible danger vous menace... "Nous nous intéressons au salut...... Bon, ça tourne en boucle ! "

    "Dis donc, Ted, les paraboles sont tournées droit sur nous ! Pas bon ça !" s'affola Yaka..."Et si c'étaient elles qui auraient causé le désastre qui a failli nous coûter la vie ? Et si ces engins nous prenaient pour cibles depuis le début à cause de nos montres et nos smatphones ? Nous sommes peut être dangereux pour eux ? "

    "Merde, tu as raison !" s'épouvanta soudain Ted.... Dispersons nous dans la forêt, nous redescendons à marche forcée, les gars ! vite, vite !"

    "La menace, c'est pour nous, Yaka ?"

    "P't'être ben qu'oui..." cria Yaka en descendant vers le raidillon aussi vite que le permettait ses raquettes.... "Ces appareils lancent p't'être des ondes mortelles dans la gamme des hyperfréquences. Maintes accidents se sont déjà produits par des faisceaux ou radars tuant des techniciens trop proches de leur source émettrice... jadis.... Les gars, pas le moment de discutailler... Ejectons le plus loin possible ! On ne sait jamais ! Sommes p't'être des cibles ?!?....."

    Comme pour lui réponde, un sifflement suraigu déchira le silence.... et les tympans !

    "Au pas de course, les gars !" hurla Ted

    Ils retirèrent tous vivement leurs raquettes et dévalèrent la pente caillouteuse, les raquettes et bâtons dans les mains au risque de se rompre les os. Puis, enfonçant trop dans la neige souillée de poussière et de cailloux, ils durent remettre fissa leurs raquettes et repartirent à grande vitesse....

    La lumière verte crépitante était derrière eux, la montagne tremblota.... le sifflement s'accentua, fracassant les tympans... Des flashs foudroyèrent le ciel...

    Des marcheurs, épuisés, épouvantés, s'arrêtèrent... Ils furent poussés, tirés par les autres... Des paquets de neige tombaient des arbres.... Ils se débattirent, boostés par la terreur.... repartirent de plus belle... déblayant parfois le sentier des roches accumulées... contournant certains... et arrivèrent à bout de force à leur point de départ après des heures de marche forcée.... mais pas au bout de leur peine : les GPS ne fonctionnaient toujours pas ! Il n'y avait plus de réseaux ! Plus de réseaux ! Impossible d'alerter les autorités... Seul tournait en boucle l'étrange message... Certains demandaient à bivouaquer, d'autres exigèrent de continuer par où ils étaient venus...avant que la nuit ne tombe... Les traces de raquettes, à peine visibles sous la neige tombée, les guidèrent...

    Soudain, un marcheur cria en brandissant son smartphone : "ça marche ! ça marche !" Et l'on retrouva enfin le parcours menant au refuge... Ted téléphona de suite aux autorités locales du village pour leur signaler leur position et celle de "la station subspatiale", en leur racontant succinctement leur mésaventure.... 

    Alors qu'ils approchaient du refuge, ils entendirent un bruit de pales : les hélicos de l'armée survolaient les alentours de la montagne... Ils avaient reçu le message en boucle enregistré et envoyé par Ted aux autorités locales.... 

     

     

    Luciole

    Le Relais subspatial

    11/02/2020 : 250 visiteurs et 616 pages lues

    17/02/2020 : 150      "           600     "

    19102/2020 : 170    "            818     "

     

    LA NASA TRAVAILLE SUR L’HYPERESPACE ET VOICI SON VAISSEAU ! 

     

     

    Le Relais subspatial

      Voir l'article en cliquant lien ci-dessous :

    http://www.sciences-mag.fr/2014/06/nasa-travaille-hyperespace-vaisseau/

     

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