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    "LA MAUVAISE HERBE"

     

    TENDRESSE PIETINEE

    "Mauvaise Herbe" : herbe souvent inconnue, rarement admise dans les Jardins des Humains, riche d'une longue vie d'errance au gré des vents, qui squatte le moindre bout de terrain...

    Plante rebelle qui résiste à toutes les avanies et nous suit fidèlement, infatigable, depuis la Nuit des Temps, même sur les pavés abimés, piétinés, lessivés de nos rues.... même au coeur de nos sécheresses - l'Homme a perdu la mémoire des potions, des philtres et des charmes d'antan !

     

     

    TENDRESSE A PIETINER

    Rencontre inopinée entre une "mauvaise herbe" et un Kleenex

     
    Après tout, on vit à l'époque du kleenex.
    On fait avec les gens comme avec les mouchoirs,
    on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette"
    Ray Bradbury

    TENDRESSE A PIETINER

     

    Les pas pressés foulent les marches,
    marchent, marchent,
    frôlent Petite Touffe dans la gare égarée,
    transparente, sans parents,
    seule, sur le sol
    en béton, les piétons
    aveugles s'affolent
    piétinent sa vie
    qui s'écoule, coule,
    pense, pleure.....
     
    Kleenex qu'on jette,
    proche, s'y accroche,
    ouvre une brèche, la sèche,
    l'écoute et souffre,
    la toise, l'apprivoise.
     
    La Belle se relève, s'élève,
    par cet amour portée, exaltée,
    avec ses cris, avec ses rages,
    se tortille, se vrille,
    s'arrache du sol et vole,
    à ses rêves fidèle,
    se jette au vent puissant
    et file dans l'infini.
     
    Il la suit, épris, aux prix de mille périls,
    et puis plus rien, elle est loin !
     
    Pauvre Kleenex ulcéré
    plein de morve...
    ça lui pendait au nez !
     
    Luciole
     
     
     
     

    TENDRESSE A PIETINER

     

    13 commentaires
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    VIVE 2017

     

    D'un regard détaché peut-on voir la fuite des ans,

    surtout si la vie en son sein compte quelques aurores charmantes ?

     

    VIVE 2017

     

    Ah, comme l'Homme est étrange qui demain toujours attend !

    Attendre quoi ? Le sait-il seulement ?

    Chaque année nouvelle comble de tourments celui qui ne sait profiter du moment !

    Et pourtant, voici qu'il s'enivre avec frénésie de plaisirs, de voeux  et de compliments...

    et de soupirer auprès de quelques chimères, concrétisation de tous ses rêves,

    souvent causes de ses misères...

    Tous les chemins ne mènent pas à Rome !

     

    VIVE 2017

     

    Courtiser la vie sans aucune retenue....

    pendant que tant d'autres personnes ont tout perdu,

    et attendent des mains tendues, un peu d'amour, de nourriture....

    ou rêvent de Paix, même éphémère, pour enfin pouvoir déposer le faix ?

    Ma plume est amère !

     

    VIVE 2017

     

    Cependant... cependant...

    si l'on doit s'émerveiller d'exister,

    ne doit-on rien désirer...

    ni se bercer de rêveries ?

     

    VIVE 2017

     

    Je pleure... et je ris !

    Oui, je ris au souvenir de cette curieuse citation d'Ingrid Berman :

    "le bonheur, c'est avoir une bonne santé et une.... mauvaise mémoire !"

     

    VIVE 2017

     

    Et puisque nos jours sont incertains,

    bannir l'égoïsme...

    tout en croquant la vie à belles dents

    en y ajoutant le grain de folie

    qui ranime la flamme, le courage, l'énergie ?

     

    VIVE 2017

     

    Que 2017 nous remplisse de délicieux petits moments quotidiens,

    de beaucoup d'amour, d'amitié et de partage,

    d'heureuses surprises et de franches rigolades

    Le tout si possible agrémenté d'une bonne santé....

     

    "non pas rajouter des années à sa vie,

    mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années"

    (Proverbe chinois)

     

    Luciole

     

    VIVE 2017

     

    Bisous


    34 commentaires
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    DEFI 45 ADAMANTE pour le Mardi 7 Juin 2016

    (Cliquez sur la phrase pour avoir le blog)

     

     

    NEIGE SUR LE RHIN

    Gouache de Alvaro de Taddeo
    Vue d'une berge du Rhin en hiver avec la cathédrale en arrière-plan

     

    NEIGE SUR LE RHIN

     

    La neige s'appropriait tout, et la vie refluait, glacée, rongée d'Ennui, sous un ciel de brume.

    Le froid et la bise avaient vidé les rues !

    Le Temps aux doigts blancs, pâle comme un soupir, confit sous l'hermine, sombrait dans des rêveries mornes...

    Tous les espoirs des Hommes gisaient, gelés, et se terraient autour de la flamme d'un foyer dont les lueurs rougeoyantes dansaient sur les vitres givrées...

    Et l'Ennui cognait aux fenêtres

    pendant que la télé braillait ses funèbres nouvelles,
    pendant que l'on meublait le Temps de romans, de câlins, de sommeil

    Fenêtres de maisons cossues échouées comme navires-forteresses

    Maisons au cœur d'une végétation touffue d'arbres noirs dressant leurs branches entrelacées,

    Branches sur lesquelles les flocons de neige s'étaient amassés, agglutinés, avant de glisser sur le sol dans un long chuintement, soufflés par le vent qui rôdait et cinglait,

    Ennui comme pour rappeler à l'Arbre ainsi qu'à l'Humain que toute étape de croissance est douloureuse, qu'importe les saisons...

    Une Force s'était déversée sur ces arbres qui les poussait à s'élever en étages vers le Haut de la montagne.

    Ils avaient pris de l'expansion et occupaient tout l'espace.

    Mer béatifique aux bras levés en adoration, que couronnait comme un pur calice une Cathédrale

    Cathédrale surmontée de la flèche dentelée de son clocher...

    Flèche dentelée, merveilleuse broderie spirituelle qui escamotait la nudité livide du ciel, comme happée par l'Infinie Beauté de l'Autre Rive, diffusant sur Humains et Arbres une luminosité sereine...

    Les nuages s'étaient refermés sur un pâle soleil qui tentait vainement de rivaliser avec cette clarté céleste, puis capitula et sombra dans le Rhin,

    Rhin roulant ses eaux noires le long de la Berge murée de pierres,

    Berge sur laquelle croulaient en folles loques échevelées des buissons épais écrasés sous des édredons ouatinés....

    Il y eut soudain dans l'air de mystérieux claquements secs .... comme ceux d'une mitraillette ?

    Suivis d'un long chuintement d'ailes ?

    Comme l'âme qui quitte le corps vers le Repos éternel, une cigogne traversait le ciel austère ....

    Vers quel horizon ?

    Spasme de vie dans ce monde lunaire !

     

    Luciole

     

     

     

     

     

     

    Tchaïkovski - casse noisette - VALSE DES FLOCONS DE NEIGE -

    (mettre grand écran, son à fond ! Magnifique !)

    (Pour revenir écran normal, tapez sur échap)

     

    NEIGE SUR LE RHIN

     


    39 commentaires
  • Vous avez dit PARODIE ?

    Cliquez sur l'image

    Ohé Matelôts !!!

    Pour le défi 167 c’est votre commandant Dômi qui s’y colle ! 

    (Cliquez sur la phrase pour avoir blog Dômi)

    Voici le thème : La parodie

    La parodie consiste à imiter un texte en le caricaturant,

    dans l’intention de s’en moquer et de faire rire.

    Je vous propose donc de parodier un texte, un poème, une chanson …

     

     

    musique douce piano

     

    VOUS AVEZ DIT PARODIE ?

     

    Pour ce faire, j'ai pris au hasard un livre dans ma bibliothèque, ouvert ce livre au hasard,
    et voici le texte trouvé :

     

    Lettres d'amour
    Jean Claude Carrière

    Henri IV avait promis à Henriette d'Entragues, par écrit, de l'épouser si elle lui donnait un enfant mâle. Toutefois le mariage italien politique avec Marie de Médicis ruine cette promesse. Henriette se fâche. Le roi, assez sèchement, signifie son congé à celle qu'il a faite Marquise de Verneuil :

    "Mademoiselle, l'amour, l'honneur et les bienfaits que vous avez reçus de moi eussent arrêté la plus légère âme du monde, si elle n'eût point été accompagnée de mauvais naturel comme le vôtre. Je ne vous serai davantage bien que je pusse et dusse faire, vous le savez ?

    Je vous prie de me renvoyer la promesse que savez, et ne me donnez point la peine de la ravoir par autre voie.

    renvoyez aussi la bague que je vous remis l'autre jour. Voilà le sujet de cette lettre, de laquelle je veux avoir réponse annuit."

    Henry (du vendredi matin 231 avril 1601 à Fontainebleau)

    Ce qui déclenche bien entendu une longue série de  plaintes de la Marquise dans un long courrier en Juillet 1601....dont je vous ferai grâce !

     

    Vous avez dit PARODIE ?

     

    1ère parodie romantique :

    (façon renversement de situation par rapport à la lettre de Henri IV)

     

    Madame,

    Je n'ai été pour vous qu'un sujet d'amertume !

    A une âme endurcie vous avez confié, avec une douceur exquise, votre amour et votre avenir... et je vous ai cueillie comme une fleur dans ma nuit...

    Nuit si pleine d'éclairs et de tonnerres....

    Mon angélique amie, de vous pas un mot de reproche. Vous avez baisé la main qui tant vous a meurtrie...

    Plaignez votre pauvre ami affligé d'une si triste nature !

    Vos yeux n'auront plus de larmes. Je tiendrais mes promesses : vous serez ma femme  !

    Ma Bien-Aimée, votre tendre amour m'a pénétré l'âme et me voici pour vous plein d'extase...

    Je vous fait promesse d'être toujours flamme à votre fleur si désirable , et sous mes baisers, nos deux destinées à jamais unies en une seule dans l'éclat des jours et la volupté des nuits....

    Pour rendre plus charmant encore notre amour infini, souffrez qu'à vos pieds,  je vous offre, ma mie, mon cœur et  ma vie dans cette bague de promise, aujourd'hui ...

    Mon âme se blottit en votre âme et vous supplie de dire oui, car voyez-vous, j'ai tant besoin de vous pour me sentir exister...

    Ah que j'aime ton sourire, ton rire en ton frais visage... Vertige de douceur en mon cœur pardonné qui soudain refleuri...

    Ma Douce, votre oui danse pour moi comme flambeau au Paradis. Votre oui est clarté comme parure d'un Ange et votre voix musique divine...

    Je vous aime !

     

    2ème parodie : quoi, ma gueule ?

    (toujours pour cette lettre de Henri IV à Henriette d'Entragues, mais caricaturée façon mauvais garçon 1920)

     

     

    Vous avez dit PARODIE ?Vous avez dit PARODIE ?Vous avez dit PARODIE ?

     

    Ma gonzesse,

    Quoi ? qu'Est-ce qu'elle a, ma gueule ?

    Une gueule de limande ???

    Non mais, quel piaf elle a cette greluche !

    Dois-je t'affranchir sans cesse combien j't'ai à la bonne ? et qu't'a une chouette balle d'amour ?

    Tu vas pas m'écorner à perte de vue et m'faire tout un raffut parce que j't'ai déviergée..... j'te jure !

    Mais t'entraves que dalle !

    Ouvre tes esgourdes, l'esbrouffeuse, avant que j't'asticote : On n's'entiffe plus, toi et mézigue ! Capito ?

    J'vais pas godiller pour une bigote qui m'prend pour un cave...

    Pas de joberie avec moi ! Tu vas pas m'ligoter, sans blague... et rends-moi ma bague !

    Balance ta pogne, que j'te l'a r'tire ! Allez !!!

    Et arrête de chialer, t'es toute défrimousser !

    Tiens, tu m'tapes sur le coquillard.... prends la lourde et décanille, Marquise ! Sinon, j'te file mon arpion dans l'médaillon....

    Puis,  pas d'papelard entre nous ! Et pas de cheval de retour non plus, hein ! Sommes désentiffer, la Dévideuse... t'a pigée ?!

    Mon dard veut chahuter sans tartuff'rie !

    Suis pas un rupin titré et chamarré, mais suis point dépourvu d'entrailles ! Ta bagouse, elle s'ra pour une belle gosse, une vraie bombe ... qui sait allumer le feu ! Capito ?

    Allez, casse-toi !  

     

    Indispensable décodeur :

    - limande : Homme plat, sans cœur
    - piaf : orgueil, amour-propre
    - greluche : fille ou femme idiote
    - avoir à la bonne : aimer
    - une balle d'amour : joli visage
    - écorner : injurier
    - à perte de vue : éternellement
    - entraver que dalle : ne rien comprendre
    - esgourdes : oreilles
    - une esbrouffeuse : faiseuse d'embarras
    - asticoter : bousculer
    - s'entiffer : marier
    - mézigue : moi
    - godiller : priapisme
    - un cave : un dupé
    - joberie : niaiserie
    - ligoter : lier avec des cordes
    - une pogne : une main
    - défrimousser : défigurer, gâter la figure
    - la lourde : la porte
    - décanille : se sauver, ficher le camp
    - un arpion : le pied
    - le médaillon : le postérieur
    - un cheval de retour : celui qui est conduit au bagne pour la 2ème fois ! revenir
    - désentiffer : divorcer
    - la dévideuse : la causeuse... celle qui cause qui cause qui cause
    - mon dard : membre viril
    - chahuter : faire tapage, s'amuser énormément
    - tartufferie : comportement, maintien, paroles de tartuffe, d'hypocrite !
    - tartuffe : personnage qui, sous couvert de religion, affecte une dévotion et une vertu profondes,  dans le but de séduire son entourage et d'en tirer profit !
    - un rupin : un riche, un haut placé
    - casse-toi : fiche le camp !

     

    Ah que j'aime !

    Pour le fun.... à fond !

     

     

     

     

    Vous avez dit PARODIE ?

     

    Vous avez dit PARODIE ?

     


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    Une Souris à son balcon

     

     

     

    DEFI 163 par Jill Bill : tous à l'égout !!!

    Sur une photo de Cezary Wysynski (National Géographic)

    Racontez une p’tite histoire en prose ou autre… poésie, haïku, etc, à votre guise !

    Jeudi poésie du 7 avril 2016

    « Thème libre OU faites-nous deviner un animal de votre choix… »

     

     

     Une Souris à son balcon

     

    Une Souris à son balcon

     

    Une Souris, minaudant à son balcon,
    Montrait jolie binette 
    A un Raton, possible micheton,
    Qui lui contait fleurette
    Les poches pleines de biffetons.

     

     

    Une Souris à son balcon

     

     

    Mais la midinette, la finette,
    N'acceptait galipettes
    Que pour des pépettes !

     

     

    Une Souris à son balcon

     

     

    Le Raton radin, sans délicatesse,
    Cherchait de la bagatelle l'ivresse
    Pour des clopinettes... 

     

     

    Une Souris à son balcon

     

     

    "Mon Rat, mon grigou, mon milord",
    Se moqua la Coquette, sans remords,
    "Tu f'ras jamais rien d'ta souris
    Si tu lui files pas ton fric !"

     

     

    Une Souris à son balcon

     

     

     

    Et le Rat rusé de feindre l'indignation :
    "Touche pas au grisbi, au flouze, aux picaillons !
    Me faire plumer, sotte Muridé, comme un griveton ?
    Vais-je devoir aussi payer contravention pour ta rémunération ?
    Etre fiché, subir de la populace horrible affront
    En porter ad aeternam la marque sur mon front ?"

     

     

    Une Souris à son balcon

     

     

    "Miché de carton !"
    Soupira la belle Rongeuse sans façon
    "Au moindre grain les rats quittent le pont
    D'un navire en perdition...
    Retourne dans ta tanière
    Avec tes belles manières
    Et ta chandelle sans malice
    Pauvre novice !"

     

    Une Souris à son balcon

     

     

     

    Une Souris à son balcon

     

    MERCI DE VOTRE VISITE ET GROS BISOUS

     

     

     

    Un micheton : Homme facile à duper, client d'une prostituée

    Un griveton   : client habituel d'une prostituée

    Un miché      : Homme galant forcé d'acheter ce que les femmes galantes donnent pour rien à leurs amants de cœur

    Un miché de carton : Homme galant qui marchande l'amour aux femmes galantes

    Nouvelle Loi contre la prostitution en cours :

    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/prostitution-penalisation-racolage-ce-que-prevoit-la-nouvelle-loi-7782711307

     


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