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    DEFI 24 ème Image

     

    Beethoven - Sonate au Clair de Lune

     

    FUGUE DE LA LUNE

    Récréanote de Adamante

     

    FUGUE DE LA LUNE

     

    Les oies ont traversé le Ciel
    Et la Lune mélancolique s'étire
    Ronde et morne, et s'immole
    Sur la feinte gaîté des Hommes.

     

    FUGUE DE LA LUNE

     

    Un frisson se lève, des ombres se dressent
    Et les âmes frémissent en fiévreuses pensées,
    Les loups rôdent et les chats miaulent d'une voix rauque,
    Sous sa lueur claire et froide...

     

    FUGUE DE LA LUNE

     

    De son Jardin d'Etoiles, elle lorgne
    Les désordres balisés des Hommes,
    Brasier rouge démesure, crépuscule des âmes.
    Les ombres fanfaronnent et l'espoir s'envole !

     

    FUGUE DE LA LUNE

     

    Et la Lune, amère, fait l'aubade à des masques ...

     

    FUGUE DE LA LUNE

     

    La lune esseulée souffre, vierge d'amour, et fuit,
    Exaltée de tristesse, les mains rouges des Hommes,
    En roulant sa rondeur sous l'Arche du Temps
    Vers un Invisible Ailleurs. Il pleut des ténèbres !

     

    FUGUE DE LA LUNE

     

    Sur chaque Pensée, que l'absence tenaille :
    Tourbillons de peurs ! l'Homme se lasse et grelotte,
    Emmailloté de noir... A la lisière du désespoir
    Se lève l'Aube fatiguée, qui rapièce l'ennui,
    Et l'insouciance se vautre sur l'horizon qui s'installe,

    Où se blottit l'espoir !

     

    Luciole

     

     

     

    Petite note humoristique sur "le masque" :

     << D’une façon générale, celui qui ne porte pas de masque, au milieu d’hommes qui presque tous en portent un (tous, dans la classe bourgeoise), c’est lui qui est voyant. Sa voix, parce qu’elle reste naturelle, sonne faux. Et, pour n’avoir pas de masque, c’est lui qui reçoit les coups en pleine figure. D’une façon générale, disons-nous ; mais particulièrement en France, où c’est l’artificiel qui est souverain, et cela dans tous les domaines… >>

    Montherlant (un voyageur solitaire est un diable 1961)

     

     


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  • (Attentat terroriste)

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    L'herbier 22ème proposition d'image

     

     

    Erik Satie - Gnossienne n°1

     

      

    ROUGES LARMES

    Un grand merci à Amela Subasic qui offre cette superbe  image à nos mots

     

     ROUGES LARMES

     

    ROUGES LARMES

     

    Havre douceur, Bulle bonheur,
    Havre d'amoureux, Café noir,
    Café noir-amer
    Rêves pulvérisés !

     

    ROUGES LARMES

     

    Sanctuaire des Trouvères,
    Transes et vocalises éteintes,
    Souffrances partout présentes
    Rampent sur le ventre...

     

     ROUGES LARMES

     

    Fauves assoiffés de larmes
    Proies trouvent et chassent
    Libertés fauchées !

     

    ROUGES LARMES 

     

    Dans Ciel Ténèbres, Ciel de Haine,
    Rouges Flammes, rouges Larmes,
    Fleurs Paroles,
    Cris des âmes !

     

    ROUGES LARMES

     

    Cris purs déchirent l'Obscur...
    Souffre le Ciel et s'ouvre
    S'engouffrent les cœurs rouges...

     

    ROUGES LARMES

     

    Soleil se lève
    Matin clair
    Semer les graines
    De la Paix ?

     

    Luciole

     

    ROUGES LARMES

     

     

     

     


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    Adamante-Images & Rêves

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    L'herbier de poésie - L'HERBIER DE POESIE : IMAGE 20

    ETRANGE CAUCHEMAR

    ETRANGE CAUCHEMAR

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

     

    Dans le silence des ombres traversées,
    le rêve l'expédia en sa trajectoire
    dans un Océan glacé,
    un Océan turbulent, nullement berceur,
    un Océan salé d'étrangeté,
    fourmillant d'insolites créatures
    exilées dans une nuit sans fond.

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

    Un blême perroquet,
    martyrisé par un noir requin
    exaspéré par son caquetage de crécelle,
    roulait des yeux sombres tout ronds de colère,
    en hurlant des pensées amères.

    ETRANGE CAUCHEMAR

    Le facétieux petit squale à l'ironie féroce,
    muselait d'un lien serré
    l'énorme bec du bavard volatile,
    en riant de toutes ses dents effilées,
    la gueule grande ouverte
    sur les remous inconscients de l'onde,
    et de son candide fretin :
    victime éternelle,
    qui convulsait dans un halo phosphorescent.

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

    Terré derrière le requin,
    dans un lent balancement,
    flottait un sombre hippocampe à l'œil clair navré, frondeur,
    crachant sa colère
    sur une immense Oreille indiscrète et mystique,
    éperdue de Beauté,
    qui écoutait dévotement les sauvages cantiques de l'Océan.

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

    Les fantasques coulures du rêve roulaient sur la houle de la nuit,
    et parlaient à voix basses à l'Endormi....

    Mais le Cerveau en feu, furieux, hostile,
    envoya bouler l'intrus
    qui s'enfuit sur la rive du mélancolique réveil....

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

    Et l'Enfant médusé,
    sous le voile des paupières que le rêve n'atteignait plus,
    se rit soudain de son étrange cauchemar
    qu'effeuillaient déjà mille rais du soleil traversant les persiennes.

     

    Luciole

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

     

    ETRANGE CAUCHEMAR

     


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    "LES PETITS VIEUX"

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    A la barre des Croqueurs de Mots : DEFI N° 150
    Lundi 21 Septembre 2015

    C’est le moussaillon Jill Bill  (clic sur le nom) qui s’y colle,

    Faites parler ce vieux couple d’amoureux,

    En vers, en prose, à votre convenance

    (Je propose les deux jeudis/poésie du 17 et 24 en thème libre ou un air d’autrefois…)

    Au plaisir de vous lire chers amis Croqueurs

    Bien cordialement vôtre, moussaillon JB 

     

    Oyez, oyez les Croqueurs de mots....

     

    "LES PETITS VIEUX"

     

    C'était un vieux couple qui marchait doucement, tendrement enlacé...
    magnifique, émouvant... mais si fragile cependant....
    à quelques pas de leur appartement,

    Quand un souffle de vent, encore frais en ce début de printemps, traversa leurs corps fatigués.

    Moment d'émoi !

    "J'ai froid", souffla ce grand taiseux, les yeux remplis d'incertitude, pressé de retrouver son univers familier aux fragrances de violette.
    Le parfum de sa femme était comme une chose vivante autour de sa vie qui le protégeait...
    Et la rue sentait si mauvais !

    Sa voix se lézarda. Il chavirait déjà en plein hiver, et dans sa tête se heurtaient les pensées comme les nuages de ce ciel de printemps  bousculés par le vent.

    Elle sortit comme d'un rêve de ce bain de fraîcheur et le serra contre elle. Il se fondit en elle en claquant les pavés du bout de sa canne.

    Elle avait peine à marcher sur les pavés rugueux, lourde de son mari, lassée de tant de vie.

    Et dans un soupir, elle se donna et serra encore plus ce grand corps de noyé qui s'agrippait à elle comme à une branche.

    Comme elle se sentait laide et toute fripée, ses longs cheveux blancs ramassés en un vague chignon d'où sortaient des mèches rebelles ébouriffées par le vent !

    Dans la chaleur de sa femme, soudain, il eut des frissons de sève ! Des vagues, comme marées, qui montaient des profondeurs... comme une porte qui s'ouvre, comme un réveil.

    Son esprit confus s'étonna : Y avait-il encore derrière les chicanes et les bouderies, le grand âge et les petites habitudes... des petits bonheurs remplis de ...  fantaisie ?

    Il s'arrêta brusquement, comme frappé !

    Elle se tourna vers lui, surprise, et le regardant droit dans les yeux, elle comprit, le sourire plein de malice.

    Dans le visage espiègle de sa femme, où chaque ride racontait les peines et les misères, il se rappela la jolie et brillante jeune fille qu'il avait de suite aimée...

    Elle le touchait encore terriblement. Elle avait une tendresse infinie quand elle s'occupait de lui.

    Souvent, elle venait enfouir son nez dans son cou pour l'embrasser...

    Leurs corps nouveaux bien peu leur obéissaient, mais comme ils aimaient s'enlacer avec des gaités toutes secouées de rire...

    Trésor sacré d'une vie obstinée souvent au bord du précipice !

    Parfois, des angoisses lui déchiraient le ventre et l'envie lui prenait de se laisser tomber...

    Alors tous ces élans d'amour qui lui venaient pour elle, c'était comme un soleil dans le ciel qui faisait tout briller...

    Elle se cala bien contre lui et se rappela ses sourires canailles, ses yeux lourds de promesses, les mots fébriles, les mots intimes, le beau mariage, les 5 enfants...

    Il était resté bel Homme si longtemps, alors qu'elle avait tant changé d'un coup ! Son corps alourdi par les grossesses avait été dans sa vie comme une tristesse grise de brouillard qui lui avait caché tout le reste...

    Souvent, on traversait le temps sans rien y comprendre !

    Elle savait qu'il redeviendrait bientôt comme un enfant. Chaque jour le défaisait, lui mangeait sa conscience... Il perdait le sens des réalités !

    Et c'était une peine lourde de pierre qui lui pesait sur le cœur !

    ils se hâtèrent vers leur havre de chaleur, ce petit univers de lumière du 3 pièces rez-de-chaussée dans un HLM pour boire un chocolat bien chaud...

    Dès l'entrée, profondément soulagé, il tourna vers elle un visage radieux et, soudain, lui chantonna à l'oreille en la ramenant vers lui d'une belle étreinte.
    Et ce fut pour elle comme un souffle d'air pur, une fenêtre qui s'ouvrait grand dans sa poitrine... avec toute sa faiblesse de femme qu'il connaissait si bien....

    Puis il s'affala dans son fauteuil, son refuge, sa manie - sourd aux bruits familiers de la rue - retrouvant ses rêves flous, ses rêves obscurs... entre le passé déjà si vieux et ce présent étrange, chaotique, anémique dans lequel son corps essoufflé naviguait à l'aveuglette...

    Il ne se lassait pas de se laisser glisser doucement.... et bientôt, comme de plus en plus souvent, il fut libre !

    Au beau milieu de prodigieuses lumières multicolores, il sortit de son corps et, dans une légèreté extrême, il se déploya dans l'espace. Merveilleuses sensations ! Et dans un tourbillon d'amour immense, il se mit à voyager...

    Comme il était pâle... Elle le regardait dormir profondément, avec, à chaque fois, la peur !

    Elle aspira un grand coup d'air... puis s'installa dans son fauteuil à côté de lui en buvant à petites gorgées son chocolat fumant. Heureusement, il y avait les livres : sa passion !

     

    "LES PETITS VIEUX" 

     

     

     


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  • Adamante-Images & Rêves (cliquez)

    L'HERBIER DE LA POESIE n°16 du 29 Juin 2015 
    PROPOSITION DE L'IMAGE ci-dessous

     

    DOUBLES VIES

    DOUBLES VIES

     

    Dans l'Atelier d'un Peintre,
    Un Poème choit, étonné,
    Devant une Toile...

    Désire
    En perpétuer l'image
    Et sort,
    A la recherche des lettres...

    Qui agonisent, gelées,
    Dans la chaleur, sur
    La mosaïque en béton
    D'une ville privée
    D'espérance immortelle...

    Lettres en déroute par
    Vérités, en noir et blanc,
    Sur papier multicolore...

    Vérités en embuscade, sur
    L'oreille musicale
    De l'Homme...
     

    Vérités comme une plaie où
    S'élèvent, doubles vies,
    Des ailes
    De l'encre qui devrait se taire...

    Explose la clarté
    Que l'on nomme,
    Que l'on crie
    Et la Paix s'est arrêtée
    Entre les lignes et
    Crève d'ennui...

    Poème, ouvre l'œil !
    Rassemble les mots
    Défait les nœuds
    Des sciences citadines
    POUR DIRE SANS TRAHIR !

    L'enfant écoute !

    Luciole

     

     

    DOUBLES VIES

    DOUBLES VIES

     

    DOUBLES VIES


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