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    KATICA ILLÉNYI - Le Vol du Bourdon

    Rimsky-Korsakov

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE Automne 2017

    DEFI N°87 avec ADAMANTE

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    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "les néonicotinoïdes"

     

     

    5è JOUR : "LES NEONICOTINOÏDES"

     

     

     Après-midi bourdonnant auprès du lierre, dans la chaleur poisseuse d’un ciel d’orage…

    J’ai l’âme en peine !

    J’aimerais louer tout ce petit monde aérien, tout ce qui pousse, tout ce qui vit au-dehors et au-dedans de la Terre… par tous les temps… et dans le Temps… avec une obstination millénaire !

    Aujourd’hui, l’avenir butte à demain ! Il est déjà presque trop tard !

    « Un nouveau pesticide néonicotinoïde, le sulfoxaflor, vient d’être autorisé en catimi en France, vidant leur interdiction de 2016 de sa substance ». Leur toxicité est pourtant en cause dans l’effondrement des populations d’insectes, et leurs effets nocifs sur la santé humaine inquiètent (Libértion.fr) »

    Oh bien sur, les sursauts coutumiers de la vie sont inévitables, mais là, je ne peux comprendre …

    A peine la lumière perce-t-elle que les ténèbres l’avalent .  Loi interdisant ces pesticides en 2016 bafouée en à peine un an.

    Et pourtant, les scientifiques affirment avec force et courage que ¾ des espèces d’insectes ont disparu en 30 ans (75% entre 1989 et 2017)…

    Les études, les mises en gardes des scientifiques démontrent que les intérêts financiers de quelques uns passent avant la santé des populations. Le monde industriel a perdu le sens !

    Les insectes rendent un immense service à l’Homme. Non seulement dans la pollinisation des fruits… mais également dans le nettoyage naturel… Comme dans mon Jardin, les « forêts vont se retrouver avec une litière de feuilles mortes en permanence sur le sol » (Jean Macé)…

    Savent-ils, ces assassins, que certains coléoptères se nourrissent de bouses de vache, débarrassant l’herbe des pâtures de ces excréments qui condamneraient certains espaces pour les troupeaux ?

    L’insecte est indispensable également à la nourriture des vertébrés insectivores comme les chauves-souris, les hirondelles et bien d’autres encore…

    La mort des abeilles, des bourdons, des papillons et de beaucoup d’insectes est-elle programmée ?

    Ces industriels cupides vont-il rayer 65 millions d’années d’évolution laborieuse de la Planète ?

    Tout en sachant que les effets de ces substances d’une très haute toxicité sur l’humain, notamment sur le développement du cerveau – surtout chez les enfants – inquiètent les spécialistes de la médecine… sans parler de leur impact sur les eaux !

    Les lobbys sont puissants….

    « Y a-t-il un pilote dans l’avion » ?

    Finalement, je suis heureuse que mon Jardin soit d’humeur folâtre ! Les pissenlits et même les chardons sont si beaux quand ils fleurissent !

    Il faudra qu’un jour je vous parle de mes 20 ans en symbiose avec les abeilles… avec mon mari apiculteur…. Abeilles qui portent la clé de l’Univers…

    L’Homme s’éloigne de jour en jour du paradis terrestre ; sa cupidité est sans limite !

    « Chargés comme l’abeille, les Hommes périront comme elle sans le butin doré qu’ils n’auront pu sauver » (Louise Ackermann – contes et poésies – 1869)

     

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "les néonicotinoïdes"

      Mon mari et ses ruches en été sur les lavandes

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "les néonicotinoïdes"


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  •  Antonio Vivaldi : "les quatre saisons : l'Automne"

     

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE Automne 2017

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    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "Métamorphoses"

     

     

    4ème JOUR : "METAMORPHOSES"

     

    La Vie est chose lente… et pourtant, pendant notre absence d’une dizaine de jours, mon Jardin s’est transformé !

    Dans ce matin limpide, la respiration s’est rafraîchie et le crissement des feuilles est immense. Le vent a fait des feuilles rousses des amas sombres qui exhalent des fraîcheurs de sous-bois.

    Que les choses sont belles quand la lumière les baigne !

    Tout s’illumine de gaîté sous ce fragile ciel bleu. L’indolence qui s’étire, ivre soudain d’un rêve allègre, s’agite et s’ouvre enfin à l’amoureuse pureté de l’air.

    Un oiseau invisible égrène inlassablement ses trilles.

    A ma grande surprise, dans la paille rase et jaunie des herbes brûlées folâtrent des pousses d’herbes vertes emperlées de rosée.

    Serais-ce enfin le baiser maternel de la pluie versée, qui serait entré dans la terre brisée par trop de flamboiements solaires ?

    Un souffle qui court par-delà tant de millénaires jette ses semences dans la terre à nouveau féconde.

    Cependant, l’air déjà regarde ailleurs… la lumière est changeante… et le soleil qui baignait éternellement dans l’or baille et s’évade dès 17 heures..

    Il faudra bientôt prendre goût aux pluies glaciales, au vent tourbillonnant des chemins froids.

    Le grillon a cessé sa chanson !

    Les insectes bourdonnent toujours dans le lierre, et l’araignée s’est cachée… Sa toile s’illumine de pierres précieuses…

    « Tais-toi, cesse de t’agiter » semblent aujourd’hui m’ordonner les Brins d’Herbe nichés au cœur du lierre.

    Mes Brins d’Herbe murmurent des choses étranges.

    Mes yeux aveugles essaient de les contempler. Je sais que je fais partie de tout ce qui vit, de tout ce que j’ignore… Se blottir dans leur  silence… Faire taire cet égo trop présent… Partir en rêveries sur les ailes du vent…

    Remercier la palpitation de la lumière qui donne la vie. Les animaux, dont je fais partie, savent-ils qu’ils naissent de l’air, des végétaux, des eaux et même des pierres ?

    Sans les végétaux, parure de la terre, celle-ci ne serait qu’un désert… Est-ce surprenant que leur apparition précède celle du règne animal ?

    Je suis si fragile et dépendante… Les Brins d’Herbe respirent le même air que moi, mais ils n’ont pas besoin de moi… Je tire mon énergie des végétaux et de la chair des animaux qui… se nourrissent des végétaux… Mes vêtements proviennent de la laine des bêtes et des espèces végétales…

    Tous mes futurs sont dans la graine, née du vent, de la lumière et des feuilles tombées, sous les gouttes qui tombent…

    La terre est vivante sous mon corps immobile ! Sa respiration est ma respiration… mais la terre peut très bien se passer de la mienne…

    « En faces des effroyables menaces que l’Homme fait peser sur lui-même, on doit se demander s’il pourra se sauver autrement qu’en se dépassant » (Jean Rostand)

    « Sans la relation avec la Nature, l’Homme meurt à sa relation au monde et aux autres »

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "Métamorphoses"

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "Métamorphoses"


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  •  Piotr Illich Tchaikovsky - "Octobre: Chant d'automne"

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE Automne 2017

    DEFI N°87 avec ADAMANTE

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    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "Le Brouillard"

     

    3ème Jour : "LE BROUILLARD"

     

    Durant la nuit, le ciel était tombé sur la terre.

    L’incertitude grise d’un brouillard épais nivelle toutes choses et les noie dans un silence lourd et pesant.

    La brume musèle le soleil… Seule une trace de jour tremblote dans la grisaille.

    La terre boit l’eau du ciel avec avidité.

    Perdue dans cet air matinal confiné, j’avance comme une étrangère dans mon Jardin, le corps revigoré par la soudaine fraîcheur.

    Comme le monde ne cesse de tisser autour des Humains ses réseaux, le lierre lance ses bras fantomatiques dans l’infini gazeux, au dehors et au-dedans de la Terre nourricière…

    Une araignée a tricoté le temps en une dentelle légère, comme une parure de diamants, entre les bras ligneux du lierre, sur le passage des insectes butineurs..

    Le brouillard transforme la toile en piège à eau. Eau et toile s’entremêlent !

    Dans un étrange clivage entre monde de soie et monde à soi, me revient brusquement la sage réflexion lue de Pierre Rabhi que j’apprécie beaucoup :

    « L’Homme se trouve actuellement dans une série d’incarcérations. De la maternité à l’université, on est enfermé. Du bureau, on passe au « bahut ». Tout le monde travaille dans des « petites » ou « grandes » boites. Pour aller s’amuser, on va « en boite » avec « sa caisse ». Et puis, vous avez la boite où l’on stocke les vieux…. En attendant la dernière boite…. Existe-t-il une vie AVANT la mort ? »

    « Nous ne quittons jamais le parc du bébé » suggère Idriss Aberkane. « Nous en créons d’autres, intellectuels, politiques… auxquels nous cédons notre volonté » (magnifique livre « le Cerveau »)

     "Ne pas trop se prendre la tête" traduiraient les jeunes. "Avoir une vie familiale bien remplie, agréable, un compte épargne et quelques loisirs si possible... et voilà tout !"

    Tant il est vrai que se « faire une place » dans le monde actuel est rude. Chacun s’accroche désespérément à celle qu’on a, quelque soit le prix ! Sommes-nous libres ou bien conformes au moule du monde ?

    On risque fort d'y perdre son identité !

    "Faire sa place", selon l'orientation désirée par les parents ? Celle conseillée, plus ou moins subie, du cursus scolaire ? l'opportunité d'un job alimentaire ?

    Le véritable défi des jeunes d'aujourd'hui n'est plus tant de "réussir sa vie" que de "gagner sa vie"... dans une perspective de vie professionnelle chaotique, de plus en plus flexible... où performance, compétition et comparaison peuvent vite se transformer en un véritable piège...

    Peut-on trouver "sa petite musique intérieure", celle qui permet de servir de boussole, dans de telles conditions ?

    Les sourires mensongers conduisent le monde aveugle....

    Le presque visible, l’apparente réalité diluée que révèle le brouillard s’ordonnent selon le regard et la rêverie angoissés d’une grand-mère qui crie dans le silence ouaté.

    Seuls les Brins d’Herbe, sous la magnifique rosace aérienne où se cristallisent l’eau en suspension de l’air, se redressent tout joyeux, ivres de la vie bue sur le fil fragile du temps….

     Dans l’absence du jour demeure une lueur ! 

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "Le Brouillard"

     

     

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "Le Brouillard"

     

    Le travail des Jeunes :

     Dans le monde :

    Le taux de chômage augmente dans le monde . L'Organisation Internationale du Travail, dans son rapport annuel sur les 15-24 ans, montre l'augmentation du nombre de jeunes en situation de pauvreté extrême, malgré le fait qu'ils travaillent. Dans les pays émergents essentiellement. Ils seraient 156 millions dans ce cas.

    http://www.emploiparlonsnet.pole-emploi.org/international/le-chomage-des-jeunes-augmente-dans-le-monde

     

    En France :

    Une étude très parlante du Journal "Le Monde" illustre mes propos . A lire car très instructive....

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/22/temps-de-travail-chomage-precarite-ce-qui-a-change-en-une-generation_5189897_4355770.html

    J'aime bcp son va et vient entre les générations 1980 et celles de 2016-17.

     

    La situation des Jeunes en France est très inquiétante sur le marché du Travail.

    • Avec un taux d'activité faible
    • Et un "sur-chômage" persistant

    L'insertion professionnelle est plus compliquée en France qu'ailleurs en Europe.

    Le taux de chômage des jeunes est de 24% en 2016 pour les moins de 25 ans, soit la 5è position sur 16 pays après la Grèce, l'Espagne, l'Italie et le Portugal... mais loin devant l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas.

    Le "sur-chômage" des jeunes est élevé au moment de leur entrée sur le marché du travail

    • qui persiste pdt plus d'une dizaine d'années après leur entrée sur le marché du travail
    • et 35% sont en contrat temporaire

     

    En France, la conjoncture du marché du travail est globalement dégradée.

    • cumuls des difficultés constituant de multiples barrières à l'entrée : compétences de base, mobilité, santé, logement, maîtrise du numérique... etc
    • (Agence France Presse Hélène Garnier directrice du Dpt Travail à France Stratège)

     

     


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  •  Antonio Vivaldi - Il gardellino,

    où le séduisant chant du chardonneret est omniprésent

     

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    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "les bruits du monde"

    Le Cri de Edvard MUNCH symbolisant l'Homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle

    (entre 1893 et 1917 : 5 versions du Cri)

     

    Munch écrivit dans son journal, le 22 janvier 1892 :

    « Je me promenais sur un sentier avec deux amis — le soleil se couchait — tout d'un coup le ciel devint rouge sang. Je m'arrêtai, fatigué, et m'appuyai sur une clôture — il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville — mes amis continuèrent, et j'y restai, tremblant d'anxiété — je sentais un cri infini qui passait à travers l'univers et qui déchirait la nature"

     

     

    2ème JOUR

    "LES BRUITS DU MONDE"

     

    Aujourd’hui, l’azur est si limpide que je pouvais presque percevoir l’Eternité à travers les espaces.

    Des espaces aux lentes métamorphoses en ce petit matin… Mon âme paresseuse porte mes pas vers le murmure feutré du lierre.

    Pas un souffle de vent ! Tout est figé dans l’immobilité. Quelques bruits d’ailes dans les arbres, bientôt suivis par le joyeux gazouillis des oiseaux, vaquant à leurs affaires.

    Les premiers rayons du soleil balaient déjà la Terre.

    Tout autour des frondaisons craquèlent les feuilles mortes sous mes pas… Je vais rendre visite à mes Brins d’Herbe.

    Témoins de la violence du monde et de la vie, ils se déploient avec ferveur dans la douceur de l’air, prêts à affronter tous les dangers sans se lasser.

    Leur obstination sereine m’interroge. Simplement être !

    Accueillir ce qui est. Accueillir l’éphémère de ce qui est, de l’instant qui passe et puis s’en va… même s’il me défait, même s’il me dérange. Accueillir la course du soleil sur un monde déclinant…

    Qu'apprennent-ils des Horizons, ces courageux Brins d'Herbe, passeurs du Monde de l'Infime vers Celui  de l'Infini ?

    Monde de Sagesse, riche d'un Savoir millénaire ?

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : "les bruits du monde"

     

    Images qui surgissent de l'inconscient....

    Dans ma bulle, monde et sacré se confondent. J'y ai trouvé ma place entre l'au-delà et l'au-dedans...

    Dans ma bulle, j'écoute le silence et laisse mon regard s'ouvrir sur la poésie qui me protège des bruits du monde.

    Bruits du monde qui diluent l'âme humaine !

    Indigence existentielle des Hommes, parfois sous des costumes d'apparat....

    Communion avec les Brins d'Herbe... Ils savent si bien résister !

    Dans leur silence se résorbent bruits et fureur...

    Luciole

     

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    LA RONDE DES BRINS D'HERBE Automne 2017

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    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : la Grenouille

     

    1ER JOUR

    « La Grenouille »

     

    L’Enfer tout entier s’est transféré dans mon Jardin. Ses élans incendiaires pavent de larges chemins de terre craquelée et d’herbe brûlée. Les arbres sales et roux se décharnent.

    L’audace indomptable d’une longue file de fourmis traverse la poussière sans peur des caprices du bouillonnant soleil, sans se détourner de sa voie…

    Une éternité caniculaire court sur les jours, et les nuits sont fébriles.. Les vents du Sud ont drainé tous les nuages sur leur passage….

    De sécheresses en inondations, de cyclones en tsunamis…. Le changement climatique nous talonne !

    Une utopie libertaire vaniteuse met au cœur des Hommes une hostilité farouche envers sa Terre nourricière, envers son frère….

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : la Grenouille

     

    « Un jour, une grenouille fut plongée dans l’eau froide d’une bassine que l’on porte à ébullition.

    La grenouille, fort surprise tout d’abord, s’habitua, s’adapta à la chaleur progressive et … finit ébouillantée ! » (conte philosophique de Olivier CLERC, écrivain et philosophe)

     

    L’Humanité est ainsi ! Elle sait « qu’elle est en train de cuire », mais elle persiste à rester « dans la marmite » au lieu de réagir.

     

     

    « Al Gore » utilise cette fable en 2006 dans le film « une vérité qui dérange » pour illustrer la manière dont l’Humanité court à sa perte, si elle ne cherche pas les solutions adéquates au lent réchauffement climatique de la Planète.

     

    "A force de tout voir, on finit par tout supporter,
    A force de tout supporter, on finit par tout tolérer,
    A force de tolérer, on finit par tout accepter,
    A force d'accepter, on finit par tout approuver"

    (St Augustin - Algérie = 430 ap JC)

     

    "Le gavage permanent d'infos de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses, et ne font que les préparer psychologiquement à accepter des conditions de vies décadentes, voire dramatiques" (Olivier Clerc - écrivain et philosophe)

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : la Grenouille

    le lierre - dessert des insectes butineurs

     

    Seul le lierre prospère ! Il déploie en tous sens sa profusion. En amant vorace, il dévore muret et arbres, se couvre d’insectes butineurs.

    Et là, au pied du mur, au cœur de cette exubérance, s’épanouit une tendre pousse d’herbes, verte encore, comme un printemps de vie.

    Le champ des possibles est immense !

    Luciole

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : la Grenouille

     

    LA RONDE DES BRINS D'HERBE : la Grenouille

    Petit complément à ma réflexion :

    Quand au "Petit âge glaciaire", (période Louis 14 et Louis 15), il correspondrait à une intense activité volcanique depuis la 1ère méga-explosion en Indonésie (Samalas 1257) puis successivement de 4 explosions "méga-colossales" tropicales riches en souffre explosif... (surtout Tambora, en  1815,  en Indonésie actuelle) avec projection grandiose dans le ciel diminuant l'efficacité solaire...

    Léger refroidissement climatique de 1°C environ... mais avec quand même plus ou moins 2 millions de français morts entre 1693 et 1694 !

    Période qui se termine milieu du 19ès !

    En fait, la Terre ne fait que sortir de ces 400 ans de "Petit âge glacière" !

    Selon l'étude pilotée par Chronis Tzadakis, chercheur à l'Universiy Collège London, l'orbite terrestre actuelle serait proche de celle observée il y a 800 000 ans. Dans cette condition, l'ensoleillement attendu à l'avenir devrait conduire à une glaciation dans environ 1500 ans.

    Mais c'est sans compter sur le CO2 : un début d'âge glaciaire nécessiterait des concentrations en dioxyne de carbone inférieures à celle du niveau préindustriel de 280 PPM (parties par millions ) Or, aujourd'hui, cette valeur est de 390 PPM.

    La terre n'est pas prête à retrouver cet âge glaciaire avant une très longue période, à cause d'une teneur en CO2 très élevée dans l'atmosphère !

    Et même si on stoppait ce niveau de CO2, celui-ci resterait encore de très longues années dans l'atmosphère, son absorption dans les océans prendrait des milliers d'années...

    Ce en quoi nous nous dirigeons, affirme Luke Skinner (Université de Cambridge) n'est pas le maintien de notre climat actuel, mais SON RECHAUFFEMENT.

    Ajouter du CO2 a un climat déjà chaud a des conséquences bien différentes qu'à partir d'un climat froid.

    Le rythme des changements liés au CO2 est SANS PRECEDENT, il y aura des CONSEQUENCES GIGANTESQUES si on ne fait rien !"

    Merci de votre attention

     

     

    Suite Jour 2 : "Les bruits du monde"

     


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