• TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

    DEFI n° 148 : OCEAN

    Avec Enriqueta (cliquez)

     

    On l'a rimé, on l'a chanté sur tous les rythmes et tous les tons, à toutes les époques...
    C'est l'océan, la mer, le grand bleu...

    Choisissez votre océan ou votre mer et rendez-lui hommage...
    Le Lundi 29 Juin

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     (Fiction) 

     

    Ma pulsion du voyage est d'ordre magnétique !
    L'Océan Atlantique m'attire comme un aimant...

    Grand sentiment de liberté,
    Grand moment de Grâce,

    Le rêve devient REALITE !

    J'entre en migration....

    Les mouettes, qui se rassemblaient au large, traversaient l'espace et leur vol m'enivrait... Elles m'appelaient :

    "Viens, ose !"

    Grand débat en soi ! Et puis, un jour, on part....

    Sur un Paquebot, le pied dérapant sur le parquet blanc d'un pont haut perché...
    J'ai le vertige !

    Migration sans retour ?

    Longue rêverie sous un ciel d'azur semé de petits nuages blancs, luttant contre l'angoisse d'une possible fin de cycle, et l'espoir d'un peut-être renouveau...

    Il faut ré-apprendre la marche des étoiles !

    Être là ! petite passagère parmi tant d'autres... Goutte d'eau dans ce vaste Océan au point d'en perdre conscience !

    Regarder, observer, écouter...
    N'être plus qu'un regard contemplant un nuage qui passe, comme un poème,
    comme une ritournelle qu'on chantonne tout bas...

    Pulsions de joie sauvage du corps qui glisse vers une longue plage de douceur...

    Une multitude de voix me parvient... martèlement de pas... milliers de passagers qui s'appellent, crient, se répondent...

    Mais je suis seule, en roue libre quelque part dans l'espace,
    avec une valise, un bloc et quelques stylos...

    Ma force vitale suspendue au léger glissement des moutons blancs dans l'immensité bleue, remerciant, remerciant...
    le corps palpitant au rythme de la respiration frémissante du vaste Océan...

    L'Homme veut transformer le monde, mais quelle sauvagerie en lui, même nourrie d'intelligence... Cet obsédé des frontières, rivé à son espace vital, allergique à toute autre race, culture, religion que la sienne... phobies remontant à la nuit des temps...

    La Vie se tenait là, au cœur de la Beauté...
    Beauté à protéger ....

    Retrouver le Centre de la vraie Vie,
     Aux confins de la Paix intérieure, de la Tendresse et du paisible Partage...
    Intelligence du cœur  désormais considérée comme tare, faiblesse...

    Comme il devenait difficile d'aimer !

    .............

    Des femmes trébuchent sur leurs hauts talons dans le doux balancement du Bateau ...
    Conversations policées, mondanités...
    Voix rauques de fatigue, d'alcool et de tabac...
    Des glaçons cliquètent dans les verres...

    Murée dans mon silence, je me retranche dans ma bulle... être invisible !

    .............

    Puis tout devient OR : le ciel, l'eau !

    La lumière tombe comme une chape de plomb, éclaboussant l'Océan de milliers d'éclats d'or, et me brûle les yeux malgré les lunettes de soleil, la capeline retenue par un cordon sous le menton et ma main en visière sur le front.

    Des phosphorescences dansent sur la mer frémissante d'écume...

    Les vagues frappent en cadence les flancs du Paquebot au rythme du roulis.

    .............

    La dureté du soleil nous cueille tous et les corps ruisselants deviennent lourds, lourds...

    La criaillerie retentissante des mouettes me fit lever les yeux. L'air vibre sous leurs appels lancinants...

    J'écoute battre le cœur de l'Océan.
    Murmures aigus du vent, comme un chœur de femmes ...

    Tout m'émerveille !

    Ciel et Mer ruissèlent l'un vers l'autre...

    Les jupes longues des femmes claquent comme des voiles. Les mains cramponnent les amples capelines.

    .............

    Le vent forcit !

    Les tourbillons d'écume me fascinent. Il flotte dans l'air surchauffé des odeurs rassurantes qui racontent l'iode, les algues, les poissons... les grands espaces marins, les mystères de l'insondable !

    Magnifique Océan qui abrite quelque part en son sein liquide quelques poussières d'îles luxuriantes....

    Soudain, dans un recoin déserté par les passagers, un mâle offre un petit poisson à une mouette... qui le pose sans le manger ?! Pudeur de la Belle ? Offrande nuptiale gratuite ? Instant rare d'une intimité volatile...

    .............

    Les voyageurs cherchent l'ombre, déambulent lentement, se rencontrent, papotent, s'observent sans hâte, puis repartent du même pas nonchalant... ou s'allongent sur de confortables transats....

    L'Ego, délivré du temps et des contraintes,
    peut-il ouvrir ainsi la porte à la spontanéité des échanges ?

    Mal à l'aise dans mon armure, consciente de m'être progressivement retranchée de la Société...
    je mesurais à quel point j'avais fini par éviter autant que possible tout investissement émotionnel...

    Bien que parcelle d'une Vie fractionnée,
    réalisant que chaque parcelle se complète mutuellement...

    Destin faussé par des choix irraisonnés ?

    J'ai dû me faire violence pour courber l'échine... J'aurais aimé exploser, me rebeller...
    Mais comment marcher nue au milieu des tempêtes ?

    Ah non ! étouffer fermement toutes colères qui ne cessent de rôder aux confins de la mémoire...
    Rusée mémoire qu'un rien déclenche !

    Les sautes d'humeur du vent soulignent la vulnérabilité des Êtres et des choses en épousant effrontément les mouvements de l'âme....

    Retrouver le merveilleux silence intérieur en écoutant la colère du vent,
    les criailleries des mouettes et le clapotis de la mer....

    Puis plus tard peut-être, accepter à nouveau la rencontre de l'Autre...
    Être capable de redessiner des cœurs entre Ciel et Terre, sur les pages de ma vie...

    L'Autre dont je transporte depuis l'Aube de la Terre, déposées au cœur de mon ADN, des parcelles éternelles...
    Comment comprendre qu'un seul Être contient l'Univers ?!

    Et pourtant, cet Autre qui savait si bien poser des pièges,
    cet Autre qu'il ne fallait pas retenir, qu'il fallait laisser partir...

    .............

    A présent, le vent gouvernait l'air, les vagues de la mer qui enserrent frénétiquement les flancs du Paquebot à grands coups d'écume... Il couvre les voix et gifle les passagers...

    Il m'assiège et tient les souvenirs à distance...
    Cramponnée au bastingage, je lui offris tout mon être,
    anesthésiée par les violents assauts, décapée, épurée...

    Des employés s'activent à ramasser les sièges, les petites tables et tout ce qui donne prise à sa malice...

    Certains passagers s'affolent, s'éparpillent en petits cris de dépit, privés de leur verre..

    Les Dames à talons hauts vacillent et, cramponnant bras des galants et capelines... s'enfuient à pas menus vers l'abri douillet du Grand Salon vitré.... Les ponts se vident !

    Exaltée, je n'éprouve aucune angoisse,
    en équilibre au bord du vide, au bord de l'aventure, le souffle coupé...
    et la fraîcheur humide des embruns m'enveloppait comme un châle...

    Les petits nuages blancs s'enflent, deviennent montgolfières... et puis montagnes, sans cesse en mouvements...

    Il y a en moi du hérisson sous les claques du vent...

    Vent qui commande la houle... La houle qui se creuse, se soulève, grossit, grandit puis éclate en gerbes d'écume.... Ecume qui bouillonne comme lave en furie, ivre du vent, ivre de vie...

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

    Ebranlé de coups terribles, le navire monte et descend les vagues avec aisance dans un tourbillon d'écume...

    Un marin me saisit le bras et, en hurlant quelque chose, me tire vers l'intérieur illuminé du Paquebot !

    A l'intérieur, des plaintes déchaînent les peurs et beaucoup sont malades. Des employés s'activent avec aspirateurs et serpillères...
    Je peste contre l'odeur... et prestement ressors avec un infini soulagement en me cramponnant à la barre mouillée qui court le long des vitres...

    Un Homme m'a suivie. Chevalier Servant ? St Bernard ?
    Il me colle et semble vouloir me protéger !
    Oublier l'armure et faire confiance !
    Sans un mot, car le vent emporte toute parole !

    Soudain l'Homme tend le bras et montre quelque chose, là-bas, à droite du Paquebot !

    Dans la lumière, tombant progressivement, virant au vert étrange, une flopée d'oiseaux virevoltent en battements d'ailes frénétiques au ras des vagues écumantes... pour brusquement  en crever le sommet, puis en ressurgir sans interrompre leur vol... "cueillant le Krill et le plancton végétal brassés par les rouleaux, me hurle mon Chevalier servant" !

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

    Et là, au-dessus de la mêlée, majestueux, magnifique,
    planant sans un battement d'ailes, emporté par le souffle du vent....
    spectacle grandiose d'un Albatros aux ailes immenses !

    Il monte, descend, esquive, glisse en se jouant des rafales et de la bouche écumante des vagues...

    La Beauté de la Nature implacable éveille en moi des désirs sauvages...
    Je m'égosille de bonheur et je pleure...

    Que c'est beau quand la sauvagerie de la Mer se marie à celle du Ciel
    et enfante ainsi de telle merveille !

    .............

    Le jour moribond tombe sous l'assaut des nuages noirs, et une menace nous enveloppe, comme une fatalité, dans une vague odeur de souffre....

    La colère finit toujours en tempête !

    Un sourd  instinct m'invite à chercher l'abri...

    L'Homme sensible m'entoure de son corps en cramponnant, de part et d'autre du mien, la barre... et me mène ainsi jusqu'à la porte du Salon et nous entrons dans la ... puanteur ! Le Salon est quasi-vide, hormis les employés  qui passent et repassent, en chaloupant, de lourdes  machines aspirant et lavant le vomi...

    On nous enjoint de regagner nos cabines...

    Mon Protecteur m'entraîne cahin-caha jusqu'à la mienne le long des interminables couloirs, en agrippant les barres qui courent le long des murs,  puis repart sans un mot, dans un grand sourire, en me saluant de la tête...

    .............

    Je vais passer la pire nuit de ma vie, lovée, chamboulée, sur mon étroite couchette, dans le noir sans fenêtre de la minuscule cabine...

    Un déferlement de mugissements, de grondements, de coups violents ébranle le Bateau, sous les roulements de tonnerre, pendant qu'une pluie diluvienne cingle le navire....

    J'essayais d'inventer l'Avenir... l'Avenir m'effrayait !
    Le rêve, apeuré par tant de tapage, se refusait !

    Prise de fringale, je me mis à grignoter quelques gâteaux d'un paquet posé sur une tablette vissée au mur au-dessus de la tête, pour calmer l'angoisse - malgré le roulis, puis bus quelques gorgées d'une eau tiède de la petite bouteille cherchée à tâtons, coincée dans son support métallique sur la tablette...

    Dans l'étouffoir d'un noir d'encre, cerné de bruits effrayants, le sommeil me cueillit au bord de l'épuisement d'une nuit cauchemardesque... sans doute au petit matin ?

    Encagés, impuissants, au cœur des ténèbres,  les Hommes sombrent dans la folie...
    dont le sommeil, enfin, les délivre ....

    .............

    Je me réveillais en plein après-midi, affamée, étrangère à tout... Dans le noir de la cabine, le ronron familier du Paquebot, la douce mélopée de la ventilation me rassurèrent... Je cherchais refuge dans la rêverie, mais la faim l'emporta... Je dus me lever, me doucher et sortir d'un pas assuré dans le ventre calme du Bateau chercher pitance...

    Tout était redevenu lointain, insaisissable en moi..
    On ne peut fuir longtemps la réalité...
    Réalité qui empêchait la légèreté de la certitude...

    Il fallait rebâtir !

    Soudain me revient le souvenir de l'Albatros, blanc et noir,
    qui planait au-dessus des eaux, sans hâte, sans effort,
    dont le vol n'était que courbes et ondulations...
    Il faisait face, impassible, à la folie des vagues et du vent...

    .............

    La fraîcheur avait jeté un châle sur les épaules des femmes. Je frissonne dans l'air humide ! Peu de monde !

    Les vagues se débattaient encore dans le jour gris. Le pâle soleil jetait des rubans d'étain sur la mer et les longues litanies criardes des mouettes emplissaient l'air...
    Le vent avait faibli, mais il faisait encore trembler l'écume blanche..

    Je pense à l'Albatros et mon cœur est plus léger !

     

    TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

     

     TEMPÊTE SUR L'ATLANTIQUE

     

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  • Commentaires

    33
    Mardi 8 Septembre 2015 à 15:50

    Coucou Yves Marie

    Voilà, voilà.... après la fête familiale de 24 personnes pendant 21 jrs, pas le temps de souffler, à peine un battement d'une semaine pour lessives, repassages et récurage de la maison

    et nous voilà de nouveau au travail en remplissant le camping car pour la visite de l'estuaire de la Gironde (magnifique !) ...... dont nous rentrons seulement après 15 jrs de vadrouille ...
    (chaud - très chaud ! 38° dont 32° dans le Cécé pour dormir !!! oh

    ...puis soudain un orage qui détraque tout il y a 3 jrs .....
    et seulement 15° dont 7° le matin dans le Cécé pour se lever........résultat : j'ai un bon rhume ! cry)

    Donc un bon rhume : je tousssssse, je mouuuuche.... et je suis A PLAT !beurk

     mais avec des images merveilleuses plein la tête.... dont je vous ferais bénéficier dès que le chef opérateur photo voudra bien me les donner !

    Pour l'instant, je RECUPERE entre 2 salves d'éternuements et des quintes de toux ! BOUUUUH !

    Ptite Luciole est en veille !

    A quand je serai en forme

    Merci pour ta gentille visite pleine d'intérêt pour ma ptite personne et je t'embrasse très très fort ... de

    loin (je garde mes crobes)

     

    32
    Samedi 5 Septembre 2015 à 11:31

    Bonjour Luciole,

    Une Luciole qui semble s'être éteinte de la blogo depuis maintenant 2 mois !

    Des nouvelles seraient les bienvenues ! yes

    Bon weekend

    Bisous

    31
    Mardi 18 Août 2015 à 16:16

    Un grand merci à tous les Croqueurs qui ont participé

    au défi n° sur le thème de l’Océan. Actuellement nous

    en sommes à 32 participants et 109 participations. Le défi

    se termine le Mercredi 2 Septembre mais comme je pars

    en vacances et qu’ensuite c’est la rentrée je n’aurai que

    deux jours à vous consacrer pour faire le bilan (le 26 Août

    et le 2 Septembre). N’oubliez pas d’aller lire et commenter

    les participations. A bientôt !

     

    Merci beaucoup Luciole d’avoir participé à cette belle aventure.

     

     

    30
    Mardi 7 Juillet 2015 à 11:14

    Coucou Jeanne et merci d'être "revenue sans faute" lire ma prose.... et de tes mots qui me touchent une fois de plus...
    Je t'embrasse bien fort, planquée chez moi dans le noir (pffff !) d'une maison climatisée, volets fermés .... alors que le soleil est si beau ! mais la chaleur épouvantable...

     

    29
    Lundi 6 Juillet 2015 à 19:00

    voilà je suis revenue en douce pour relire le début et terminer ma lecture. Merci pour ce joli texte inspiré d'une tempête épuisante

    bises et belle semaine

    28
    Vendredi 3 Juillet 2015 à 23:12

    Coucou Eglantine

    Et moi j'ai bien aimé le tien sur la Méditerranée à 2 H de chez nous....

    Surtout prend une cabine avec fenêtre : des croisiéristes m'ont expliquée l'étouffement dans leur petite cabine aveugle !

    Ah oui, inspirée au point d'y avoir passé la nuit, car trop prise la journée en ce moment !

    Mais fortement secouée le lendemain, n'ayant plus la force de la jeunesse qui peut tout se permettre... pire que si j'avais passé ma nuit dans la tempête !!! he

    Merci Eglantine de ta gentillesse et à bientôt à me régaler avec tes écrits toujours bourrés d'humour

    27
    Vendredi 3 Juillet 2015 à 16:12
    Eglantine

    puis je réserver une cabine sur ce beau bateau ?


    bravo pour ton défi , l'imagination était avec toi ...

    26
    Jeudi 2 Juillet 2015 à 20:29

    @ Lenaig Boudig

    Coucou chère Hélène

    Comme je suis contente que tu aies apprécié mon roman ... un peu long, mais je ne sais pas faire court he

    Lorsque je suis amenée à être obligée de résumer, ça me bloque complètement.....

    Merci de tout cœur de ta participation aussi sympa et je vais essayer de trouver sur ton blog ton défi de suite...

    Plein de grosses bises et surtout fais attention à toi, car ici c'est terrible ! quelle chaleur !

    25
    Jeudi 2 Juillet 2015 à 12:50

    Coucou chère Luciole, ça y est, j'ai passé un bon moment en lisant ta belle prose poétique, sur ce paquebot. Une riche vie intérieure ballotée par les éléments ! Sympa, le chevalier servant ... Merci beaucoup et bravo. Bises !

    Ma participation est sur OB mais je ne peux changer l'adresse ici, au cas où tu voudrais la lire.

    24
    Jeudi 2 Juillet 2015 à 09:56

    @ Laly

    Holàlà ma grande chérie, ce que tu écris bien !!! cool

    A chaque fois le choc ! yes

    Tu pourrais parfaitement et mieux que moi sans doute écrire un essai sur ces défis. Si le cœur t'en dit, je publierai le tien avec joie !!!  Maintenant que j'ai trouvé le truc du copier-coller !

    J'ai un peu pensé à toi pendant cette rédaction, pour la "ravageuse" !!! Par contre, je ne me souviens plus de tes récits sur les bateaux ? ça alors ! ma mémoire devient un vrai gruyère !

    Bientôt tu vais être obligée de remettre les voiles plein vent : ouch ! ce voyage me fait un peu peur.... Je vais vous attendre comme la femme du marin en cours... 12 H sur la route, c'est long !

    Quelle joie de vous accueillir !

    Gros bisous aux grands titis et un énorme pour toi en te remerciant de ta magnifique participation

     

     

    23
    Jeudi 2 Juillet 2015 à 09:40

    Coucou Capucyne

    Disons que mon héroïne essaie de retrouver la liberté... et que c'est bien difficile, car trop de contraintes sur le chemin...
    Tempête en elle, au même titre que la tempête extérieure des éléments....qui se mêlent et s'entremêlent ! Mais grand souffle de liberté sauvage des éléments extérieurs en furie qui lui permet d'expulser en elle une bonne partie de sa négativité !

    Merci ma Capucyne d'être venue et de ton intérêt pour mes essais. Merci bcp

    Gros bisous

    22
    Jeudi 2 Juillet 2015 à 09:33

    Ah merci Gazou...
    Souffle un peu ensuqué en ce moment par ces chaleurs qui dépassent les 40° !

    Un grand souffle de vent et de fraîcheur me conviendrait bien....

    Fais bien attention à toi et plein de gros bisous

    21
    Jeudi 2 Juillet 2015 à 09:30

    Coucou Jeanne

    Merci pour ton regard fort perspicace sur mon conte !
    et d'être venue malgré ton emploi du temps chargé ! J'ai le même prob en ce moment....

    Avec toute mon amitié reconnaissante, bcp de bisous

     

    20
    Laly
    Mercredi 1er Juillet 2015 à 15:44

    Coucou Mum !

    Voilà ! J'arrive au bout de ma dernière ligne droite ! Plus que 2 jours et je suis officiellement en vacances, qui s'annoncent bien ensoleillées !!

    Beau texte ! dans lequel on peut se retrouver, dans ces 2 parallèles... Moi aussi j'ai connu, à bien moindre intensité, l'aventure du Ferry et autre bateau avec un brusque changement de temps virant à la tempête... Bons souvenirs ! Mais j'ai aussi connu l'autre tempête, la ravageuse, qui secoue de l'intérieur... Toutefois, "après la tempête (bien après), le beau temps" ! Parfois, une bonne tempête peut faire un bon nettoyage, en profondeur ! Et finalement, de ce voyage au départ précipité et imposé, je ne voudrais pas de retour ! Parfois, je remonte les voiles pour aller plus loin, parfois je les baisse et me laisse bercer par les flots... comme en ce moment ! Cool ! Prochaine étape (prochain ptit coup de vent chaud sympa), je remets les voiles ; pour la Méditerranée que je n'ai pas revu depuis un ptit moment !!

    A très bientôt pour la prochaine escale !! happy

    Big biz

    19
    Mercredi 1er Juillet 2015 à 14:43

    Un beau voyage tout en liberté !

    18
    Mercredi 1er Juillet 2015 à 09:23

    Quel souffle ! Bravo !

    17
    Mardi 30 Juin 2015 à 08:28

    un bien beau dialogue intérieur sur l'océan de la conscience. Je n'ai pas tout lu pressée par un emploi du temps qui me contraint aujourd'hui. Mais je reviendrai sans faute

    bises et belle journée

    16
    Lundi 29 Juin 2015 à 18:20

    Ah merci MAÏTE, c'est vraiment trop gentil ! J'ai passé toute la nuit de Jeudi à Vendredi pour composer ce texte, tellement il me passionnait !

    Pour la description de la tempête, voir ma réponse à Elisabeth ! ça, je l'ai réellement vécue plusieurs fois sur des navettes, ferry etc

    Mais pour le reste, j'avais envie de faire un parallèle d'une personne en détresse avec les éléments en furie.... et l'espoir d'une solution grâce à l'Albatros ! Qui me paraît être le Prince absolu de l'Océan ! Déjà de part son vol planant et sa dextérité !

    Puis je me suis laissée porter par l'histoire... En gal, je commence ... puis les idées s'enchaînent et j'ai du mal à faire le tri ! Je les note au fur et à mesure sur des feuilles volantes, puis prends les meilleures et me laisse guider par l'inspiration....

    Ce qui fait que mon texte ne correspond jamais à mon idée de base ??? he oh

    Bisous Maïté et à bientôt. Il faut être patient avec moi en ce moment, car bcp d'imprévus en permanence ! donc très prise... Mais je ne vous oublie pas.... J'essaie d'aller sur les blogs quand je peux !

    Hier une magnifique journée parmi une foule impressionnante dans un immense et superbe Parc (La Castille) pour des ordinations de prêtres... Très émouvant ! mais couchée à plus de 2 H du matin ! Suis flapie....

    15
    Lundi 29 Juin 2015 à 18:02

    Coucou Elisabeth

    Jamais allée en croisière ! et n'aimerais pas...

    Par contre, pris plusieurs fois le bateau pour se rendre ailleurs !

    Et souvent par grande tempête... là, je n'ai pas eu besoin d'imaginer ! Juste à décrire...

    La 1ère fois, avons pris le bateau pour traverser le Lac Léman en Suisse pour visiter je ne sais plus quel endroit ? (album photos trop enfoui, pas le courage d'aller fouiller) Très bien pour l'aller, mais le temps s'est brusquement gâté (comme pour mon récit) et il nous a fallu courir le long des quais avec notre landau (Aîné de 3 mois) pour retrouver loin le  bateau long des quais, car pas possible pour lui d'amarrer à son quai habituel... J'avais 20 ans et bcp d'enthousiasme... Embarquement avec le landau compliqué : il a fallu 4 marins pour le monter à bord.... Le bébé riait aux éclats ! et il nous fallait d'urgence retrouver le camping et notre tente ! Pendant la traversée (longue), la tempête s'est levée avec vagues immenses plus hautes que la cabine... Bcp de malades, sauf.... nous, debout, cramponnant le landau tout en se cramponnant aux barres... secoués comme prunier ! puis donnant biberon chauffé par matelot à bébé affamé, pendant que bcp ... vomissait ! folklorique et véridique ! Misère l'odeur ! Avons eu un mal fou à ressortir landau sur terre ferme.. Avons trouvé notre ... seule tente debout parmi un champs de ruine (tentes toutes envolées : un bazar inouï !) grâce aux compétences jeune mari roi du bricolage et roi du camping.... Mais fort mauvaise nuit cramponnés à l'armature pour éviter l'arrachement de la tente ! Lendemain, bébé gazouillant en éclats de rire.... dans son landau trempé d'humidité ! inconscience de notre jeunesse, quand même !

    Je passe sur autres mésaventures moins graves, toujours sur bateaux de passage !
    Notamment la traversée îles de Lérins pour Nice où m'attendait mon mari, après une retraite dans le Monastère,  sur une petite navette qui volait sur la Méditerranée en furie.... La navette surfait sur les vagues à toute vapeur ! Mari très très inquiet ! amarrage folklorique et retour sur le quai cramponnés par les marins un par un.

    Puis Corsica Ferry pour aller en Corse... Départ sous ciel couvert... Puis d'un coup, énorme tempête !  en 2008 je crois ? On nous enferme vite fait dans la grande salle avec bar. Là, carnage des malades... les matelots passaient le temps à aspirer le vomi ... Une odeur pestilentielle, car énormément de gens ! Impossible de respirer ! Mari décoince la porte vitrée, et nous sortons en catimini, nous cramponnant à la barre courant le long des vitres jusqu'à un endroit non vitré, près des canots de sauvetage... Et là, spectacle grandiose ! Avons été trempés malgré nos KWAY, mais HEUREUX ! Quelle jouissance ! pas eu peur du tout ! Des creux énormes... Des vagues impressionnantes et un remous incroyable ensuite ! Puis marin nous a ramenés dans le cauchemar de la salle : beurk ! de quoi être malade par l'odeur !

    Alors tu vois, les éléments en furie, je connais !

    Merci Elisabeth de ton récit : impressionnant... J'aurais aimé faire partie de tes bagages.... Je raffole des voyages !

    A bientôt et bisous 

     

    14
    Lundi 29 Juin 2015 à 17:40

    Merci Luciole pour ce beau texte mais où vas tu chercher tout ça ? Bravo, je t'envie de savoir si bien écrire.

    Bonne semaine, bisous et à bientôt, reste bien au frais.

    13
    Lundi 29 Juin 2015 à 17:13

    Objectivement, moi non plus, ABC,

    Je n'aimerais pas être COINCEE dans une croisière dans un espace confiné (même si le bateau est immense) où tout le monde se marche quasi sur les pieds...

    J'ai vu des images sur Internet assez affolantes...

    Sauf si de nombreuses escales sont prévues, avec tout le temps  pour visiter ... Là, peut être ! Je raffole "voir du pays" !

    Mais si c'est pour se pavaner, s'exposer dans un relax pour bronzer, batifoler à la piscine, jouer au Casino et tralala dans les soirées : BEURK ! Je tournerai très vite en rond, en piaffant !

    J'aime bien "emporter sur la vagues de tes mots" !

    Merci ABC : les tiens me font très plaisir

    Bisous et à dès que possible

    12
    Lundi 29 Juin 2015 à 16:56

    Coucou Josette

    Il faudrait alors que j'y fasse une suite afin de le savoir :
    L'inspiration me suit pas à pas et souvent à contre courant du plan élaboré au départ ???
    C'est curieux, le résultat n'est jamais celui auquel je pensais...

    Mais il semble que la liberté et surtout le courage, la volonté de dominer la colère des éléments et les évènements de l'Albatros  lui posent question et la retournent dans le bon sens ! Il faut qqs fois savoir se poser, non pas pour fuir en s'enivrant de plaisirs, mais pour avoir le recul nécessaire pour s'examiner soi-même afin d'avoir la possibilité de changer de trajectoire....

    Mais le monde devient de plus en plus étrange ! Va savoir ce qu'il nous réserve ?

    Merci Josette de ta réflexion pertinente et bisous

    11
    Lundi 29 Juin 2015 à 16:36

    Merci Enriqueta
    C'est bien grâce à ta riche suggestion que tu m'as permis de composer cette "épopée" !
    N'ayant jamais voyagé au cœur d'un Paquebot me permet toutes imaginations...

    C'est vrai que passionnée au point d'y avoir passée la nuit, trop prise pour composer la journée... Mais j'ai remarqué que le cerveau soufflait grand et large la nuit... peut être est-il à son maximum ?

    Il paraît effectivement que la compréhension de notre vie se fait la nuit, pendant que le corps repose.... et laisse le cerveau libre...

    Grand merci Enriqueta et bisous sincères

    10
    Lundi 29 Juin 2015 à 16:02

    Dis donc, quelle histoire. Je ne crois pas que je vivrai la même chose, je ne veux pas faire de croisière.... Ton texte est plein de rebondissements. On ne doit pas en avoir beaucoup quand on voyage en mer. Je m'ennuierais dans un tel bateau. J'ai juste pris 2 ferry pour aller en Angleterre en 1995 depuis Calais et en revenir. J'ai pris un ferry il y a 13 mois pour aller de Cherbourg en Irlande. Puis d'Irlande aller en Angleterre et de là j'ai pris un 3ème ferry pour arriver à Calais. Je n'ai pas eu peur. J'ai même dormi de Cherbourg en Irlande car il y avait 11 h de trajet et ainsi on est arrivé le matin en Irlande. Je peux te dire que pour l'aller on a eu des "vomis", des collégiens français qui partaient en classe d'échange linguistique. J'ai quand même mangé, je n'ai pas eu mal au coeur, j'aurais pu être dégoûtée de l'odeur mais ça s'est bien passé. Bon après midi. 

    9
    Lundi 29 Juin 2015 à 15:51

    Un très beau texte dans lequel on se laisse emporter sur la vague de tes mots...


    Mais objectivement un tel voyage sur un paquebot ne m'a jamais tenté, alors que j'aime la mer et ses flots.

    8
    Lundi 29 Juin 2015 à 15:31
    Josette

    un départ mouvementé  cette croisière permettra t elle à l'héroïne de se retrouver dans un monde qui lui semble étranger ou bien la liberté de l'oiseau l'apaisera t elle ...

    7
    Lundi 29 Juin 2015 à 15:09

    Un formidable récit passionné et passionnant! Bravo! Quelle épopée!

    6
    Lundi 29 Juin 2015 à 13:52

    Merci Martine de ton appréciation qui me touche bcp ! vraiment bcp !

    C'est vrai qu'à la lecture passionnée de ton récit, j'ai été très surprise moi aussi de notre inspiration commune bien que différemment exprimée... C'est incroyable, tout de même !

    J'ai voulu faire coïncider tempête psychologique dans la tête d'une femme en pleine possible séparation et tempête des éléments naturels de notre bonne vieille Terre qui n'en peut plus des humains qui devraient normalement la "gérer" avec amour et respect...

    Le tout dans un espace immense, mais finalement restreint pour tant de monde.... un paquebot !

    Et ton passage des petits oiseaux s'ébattant dans l'eau correspond vraiment incroyablement avec celui de l'Albatros de mon récit !

    Et il n'a pas été possible qu'on se lise mutuellement avant, je précise, car mon texte a été écrit dans la nuit de Jeudi et programmé Vendredi  (Euréka : j'ai trouvé le truc -facile d'ailleurs !) pour lundi 8 H.... car absente le WE...

    Alors ? transmission de pensées ? sarcastic

    Il s'en passe de drôles de choses sur le bateau des Croqueurs de mots ! he

    Bisous ébahis

    5
    Lundi 29 Juin 2015 à 10:41

    Coucou Jill Bill

    Non, "un long cours d'Océan" ... pas tranquille du tout ! Voir la réponse à Venuzia !

    Tiens, nous aussi, allons rendre visite à la Méditerranée (avant ou) dès le départ des touristes, sinon on ne peut l'approcher et il fait bien trop chaud ! Mais je trouve la Méditerranée bien trop calme, elle manque d'ampleur..; sauf en cas de crise de sa part, qu'on loupe à chaque fois car mauvais temps dangereux aussi chez nous, donc impossible de circuler comme on le voudrait ! snif !

    Déjà assisté plusieurs fois  à la colère de l'Atlantique : c'est quelque chose ! spectacle grandiose garanti ! mais pas au cours d'une croisière (jamais fait !)...

    Bises Jill et merci de ta visite

    A plus et bisous

    4
    Lundi 29 Juin 2015 à 10:28

    Bon matin Vénuzia
    Prends tout ton temps, Vénuzia...
    J'avais un thème en tête pour une Nouvelle que je n'ai pas voulu gâcher en le "raccourcissant" ...  Parallèle entre vie des hommes, vie d'une femme en phase de séparation donc tempête dans sa vie et la vie de l'Océan.. qui se fâche... Ce thème, écrit en pleine nuit par manque de temps jusqu'à 6 H du matin, m'a poursuivie et tellement tenue en haleine que je n'ai pas réussi à le lâcher....

    A la prochaine Vénuzia et merci de ton passage

    Bisous

    3
    Lundi 29 Juin 2015 à 09:54

    J'étais pressée et j'ai oublié le temps en te lisant tant ton texte est bien écrit et beau. J'aime la comparaison entre la vie des hommes à travers le ressenti de ton héroïne et l'océan. En fin de compte nos deux textes bien que très différents sont sur le même théme. BRAVO. Belle semaine

    2
    Lundi 29 Juin 2015 à 08:49

    Bonjour Luciole, un long fleuve pour le défi 148.... wink2 la mer je l'aime hors saison, tiens en hiver quand la place appartient aux courageux.... cheveux au vent, marchant sans but à son bord, je l'ai tjs préférée à la montagne que nous n'avons pas au plat pays d'ailleurs, merci pour le tout, belle journée, bises de JB

    1
    Lundi 29 Juin 2015 à 08:41
    vénuzia

    un bien grand texte que je reviendrais lire plus à fait un peu plus tard


    merci et bonne journée bises

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